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15 nov. 10

Les actualité du 15 novembre 1910

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Le mariage de la princesse Clémentine de Belgique

Clementine_of_Belgium

Familles-royales

It

Moncalieri (Italie), 14 Novembre. Malgré la pluie et la neige, une foule nombreuse était massée, ce matin, devant le château, pour, assister à l'arrivée des personnages princiers, venus pour assister à la cérémonie du mariage du prince Victor-Napoléon et de la princesse Clémentine. La reine-mère, les princes et la famille royale s'y étaient rendus en automobile. La princesse Clémentine est arrivée au château en automobile à 10 h. 50 avec la la comtesse de Flandre. Elle portait une robe blanc-crème. Le prince Victor-Napoléon était en habit noir, avec ses décorations.

Le mariage civil a été célébré dans la salle jaune du château. Les témoins étaient le comte de Saleni, le marquis Ferrero di Cambriano, le comte Negri di-Lamporo et le comte de Sambuy. La cérémonie terminée, le maire a prononcé une allocution exprimant des souhaits, puis il a offert à la princesse Clémentine un bouquet d'orchidées et la plume d'or qui avait servi à la signature de l'acte de mariage. Ensuite, dans la chapelle Sainte-Anne, attenante au château, eut lieu la cérémonie religieuse.

Les témoins de la princesse étaient le prince Philippe de Cobourg, son beau-frère, et le prince Ernest de Ligne, représentant le roi des Belges ; le prince était assisté du prince Louis Napoléon, son frère, et du duc d'Aoste, représentant le roi d'Italie. La princesse a été conduite à l'autel par le prince de Ligne. Le prince Victor accompagnait la princesse Clotilde, sa mère. La messe a été dite par Mgr Masera, évêque de Biella, avec le calice historique offert à la princesse Clotilde, le jour de ses noces, par le roi de Westphalie. Le pape avait envoyé sa bénédiction aux époux.

En sortant de la chapelle, le prince Victor-Napoléon donnait le bras à la princesse Clémentine. Puis un lunch eut lieu en famille.Les cadeaux destinés à la princesse ont été disposés dans un salon. Ils sont évalués à 2.500.000 lire. On remarque, entre autres, un collier de diamants offert par l'impératrice Eugénie, et un diadème, cadeau du roi d'Italie.

Le Petit Journal – 15 novembre 1910


EN BREF

A Montmartre, une explosion fait deux victimes - Au numéro 54 de la rue du Mont-Cenis, dans un immeuble de construction récente, M. Paul, représentant de commerce, et sa femme, âgée de vingt-huit ans, occupaient un petit appartement au sixième étage. Hier soir, ils jouaient aux cartes dans leur cuisine, quand soudain un bidon d'essence placé tout près du feu fit explosion. M. Paul se sauva en criant, mais sa femme ne put se dégager à temps et, en un instant, ses cheveux puis ses vêtements s'enflammèrent. Elle s'évanouit. La panique gagna les habitants de l'immeuble, qui s'enfuirent. Seul, un sourd-muet,M. Bébé, locataire à l'étage inférieur, pensa à la malheureuse. Il se porta à son secours. A plusieurs reprises il tenta, mais en vain, de pénétrer dans l'appartement devenu une véritable fournaise. Brûlé lui-même atrocement aux mains et au visage, il dut renoncer à sa courageuse tentative. Enfin, deux agents cyclistes du dix-huitième arrondissement, les gardiens Fougeret et Degain arrivèrent et pénétrèrent dans le logement. Plus heureux que M. Bébé, ils revinrent portant dans leurs bras Mme Paul. La pauvre femme a été transportée à l'hôpital Lariboisière, ainsi d'ailleurs que M. Bébé. Leur état est des plus graves. Les pompiers de la caserne Carpeaux sont rendus maîtres du sinistre au bout d'une heure de travail. Le Petit Parisien – 15 novembre 1910

Aviation

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Un aviateur américain s'envole du pont d'un navire - Norfolk (Virginie), 14 novembre - Aujourd'hui, dans la baie de Chesapeake, l'aviateur Eugène Ely a pris son vol du pont du Birmingham, mais en effleurant l'eau, il a brisé une pale de l'hélice, ce qui l'a obligé à limiter son vol à deux milles et à atterrir sur la plage, à peu de distance du rivage. On avait disposé, sur le pont du Birmingham, un plan incliné de 5% et de 85 pieds de longueur de manière à lancer le biplan à 35 pieds au-dessus du niveau de la mer. Eugène Ely a logé son biplan sur la plage après l'avoir réparé, il compte compléter, demain, son vol jusqu'à l'arsenal naval de Norfolk. Une commission navale, présidée par le sous-secrétaire d'État à la Marine, assistait à l'expérience d'aujourd'hui. Le Petit Parisien – 15 novembre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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