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16 nov. 10

Les actualité du 16 novembre 1910

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Rennes: Un hôtelier écrasé par un fût de cidre de 1.300 kilos

Transport de futs

Rennes - Le propriétaire de l'hôtel de la Californie sis à l'angle de la rue Dupont-des-Loges et de la rue Joseph-Sauveur, rendez-vous des maquignons, qui y descendaient très nombreux, M. Louis Bourgeais. avait reçu hier matin un fût de cidre, d'une contenance de onze hectolitres, qui lui avait été amené par M. Constant Chevalier, cultivateur a la Pince-Guerrière, en Châteaugiron. M. Bourgeais avait l'habitude d'encaver lui-même son cidre, à l'aide d'un câble qu'il fixait à une forte poulie placée au-dessus de sa cave, dont la porte ouvre par la cour de l'hôtel.

Pour décharger le fût qui venait de lui arriver, il s'était fait aider par M. Chevalier, lequel était monté sur la charrette où reposait la tonne de cidre dont le poids atteignait environ 1.300 kilos. Pendant que le fermier poussait celle-ci pour la faire descendre, M. Bourgeais manœuvrait un cric placé sous le véhicule ; a cet effet, il était baissé. Au moment où on allait passer le fût dans le câble de la poulie, le cliquet du cric se brisa net. Il se produisit alors une secousse violente.

N'étant plus maintenue en équilibre, la charrette bascula brusquement, entraînée par le poids du fût, qui, glissant rapidement, vint se jeter contre le mur de la maison. Mais, horreur ! l'hôtelier n'avait pas eu le temps de se garer, et il avait eu la tête prise entre la tonne et le montant de l'encavage. Les témoins du terrible accident poussèrent un cri d'épouvante et se précipitèrent au secours du malheureux hôtelier. Quand on le dégagea, un spectacle affreux s'offrit aux regards.

Le malheureux, qui avait été tué sur le coup, glissa lourdement sur le sol, inondé de sang, lorsqu'on fut parvenu a déplacer le fût. Il avait la tête complètement écrasée ; une oreille était arrachée et, par les fractures multiples du crâne, des parcelles de cervelle s'étaient échappées. Un médecin-major, qui passait, s'approcha de l'infortuné ; il ne put que constater le décès, qui avait été instantané. Prévenu, le commissaire de police du premier arrondissement, se rendît rue Joseph-Sauveur pour se livrer sur place à une enquête. Les constatations médicales furent faites par M. le docteur Baderot. M Louis Bourgeais était âgé de 55 ans. Il était originaire de Martigné-Ferchaud et marié en secondes noces.

L'Ouest-Eclair – 16 novembre 1910


EN BREF

Marine-militaireEscadre américaine en France - On sait qu'une escadre américaine, composée de 16 grosses unités, a quitté Boston, le 2 courant, pour visiter les principaux ports d'Europe. La 4e division de cette force navale est arrivée ce matin à Brest. Elle a salué la terre des coups de canon réglementaires. Les batteries de la côte et les navires de la 2e escadre ont rendu le salut coup pour coup. Cette division, formée des cuirassés Georgia, Nebraska, Rhode-lsland et Virginia, séjournera à Brest jusqu'au 7 décembre. Une autre division, également composée de quatre cuirassés, est attendue à Cherbourg. Le ministère des Affaires étrangères a décidé de recevoir à Paris la plupart des officiers et marins des cuirassés américains.. Ceux-ci partiront de Brest et de Cherbourg pour la capitale en différentes bordées. La durée du séjour à Paris de chaque bordée a été fixée à quatre jours. Les municipalités brestoise et cherbourgeoise s'apprêtent à organiser de grandes fêtes en l'honneur des équipages des vaisseaux des Etats-Unis. Le séjour de l'escadre américaine dans les eaux européennes sera de deux mois. Primitivement, cette force navale devait se rendre dans la Méditerranée, mais, par suite de la présence du choléra en quelques ports d'Orient, !a visite des ports italiens, grecs et égyptiens n'aura pas lieu. La Croix - 16 novembre 1910

rugby

us-1908

Rugby - Un accident mortel en Amérique - Un accident mortel a marqué le match joué samedi dernier à Wheeling entre les universités de Bethany et de Virginia. Charles Munk, capitaine de l'équipe de Virginia, a été tué dans un corps à corps avec Thomas Mac Coy, équipier de Bethany. Charles Munk courait à côté d'un camarade porteur du ballon, Mac Coy, qui suivait, saisit Munk à ce moment par la tête, le jeta à terre et se précipita sur lui pour l'immobiliser. Mac Coy se releva; Munk ne le put; trois heures après ce joueur expirait sans avoir repris connaissance. Thomas Mac Coy a été arrêté sur la déposition de l'arbitre M. Young. Mac Coy est un étudiant du collège de Bethany, de très bonne famille et excellent élève il est noté comme un garçon pacifique. Les journaux qui ne connaissent rien aux sports braves en honneur aujourd'hui dans la jeunesse française vont s'emparer de cet accident déplorable pour faire campagne contre le rugby. Outre qu'un pareil accident ne signifie rien, il n'est pas inutile d'ajouter que le rugby américain est tout à fait différent du rugby pratiqué en Angleterre et en France il est beaucoup plus violent, et rappelle considérablement la terrible soûle des Normands d'autrefois, et la ''melle'' des Bretons de jadis. Le Figaro – 16 novembre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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