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22 nov. 10

Les actualité du 22 novembre 1910

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Le chasseur de vipères

Chasseur de viperes

Un sentiment de répulsion s'attache aux reptiles quels qu'il soient. Que de fois des promeneurs, errant à travers bois, n'ont pas dérangé de sa sieste sous les feuilles, le reptile qui, presque toujours fuyait avec un léger sifflement. La vipère n'attaque l'homme que si elle se croit menacée. Sa morsure peut devenir mortelle et longtemps, on a ignoré quels remèdes immédiats pouvaient sauver la victime. Qui était mordu était mort. Et une réputation sinistre, exagérée par la hideur de la bête, avec sa tête plate et triangulaire, a fait de la vipère la bête odieuse et presque fantastique.

La crainte de la vipère empêche souvent de jouir d'un beau paysage d'été, car on a peur, en s'allongeant sur les herbes chaudes, de se faire mordre par le reptile surpris ; c'est peut-être le commencement de la sagesse, mais les promeneurs sont satisfaits de savoir que la vipère est chassée avec un acharnement sans pareil par des hommes habiles et courageux.

Le Petit Journal qui, à maintes reprises, a relaté les exploits de chasseurs de vipères, ne pouvait manquer de donner une place d'honneur, parmi ces braves, à un cantonnier de Maine-et-Loire, M. Jean Martin. En six mois, de mai à octobre de cette année, M. Martin a détruit 12,032 vipères, et cet extraordinaire bilan, qui pourrait bien être un record, se décompose ainsi : mai, 1,270 vipères tuées ; juin, 1,415 ; juillet, 1,974 ; août, 3,131 ; septembre, 3,873 ; octobre, 369. Ces chiffres nous ont été confirmés par le vicomte de Toulgoët, l'aimable maire de la commune de Saint-Laurent-de-la-Plaine, sur le territoire de laquelle toutes les prises ont été effectuées et dûment constatées.

La prime étant de 20 centimes par vipère détruite, on voit que le brave cantonnier a eu une année, fructueuse. On doit néanmoins applaudir sans réserve à son sang-froid. Ajoutons que M. Martin se sert d'un appât pour attirer en grand nombre les reptiles. Il garde d'ailleurs jalousement le secret de cet appât grâce auquel il arrive à des résultats qui font de lui, sans aucun doute, le plus heureux des chasseurs de vipères.

Le Petit Journal – 22 novembre 1910


EN BREF

Pêche miraculeuse à Fort-Mardyck - Dunkerque, 21 novembre - Chassée par la tempête, une baleine, blessée d'un coup de harpon à la tète, s'est échouée sur la plage de Fort-Mardyck, près Dunkerque. Elle mesure dix-neuf mètres de longueur et trois mètres de haut, avec une queue large de quatre mètres ; elle pèse quarante tonnes. Ce cétacé sera mis en vente par l'administration de la marine. Le Gaulois – 22 novembre 1910

Noyé sur la route ! A la suite d'un pari stupide qu'ils avaient engagé, deux jeunes charretiers au service de M. Brébant, cultivateur à Varresses, se rendirent au village voisin de Germigny l'Evéque, en suivant à pied la route actuellement recouverte par les eaux de la Marne qui atteignent une hauteur de 65 centimètres. Les deux jeunes gens arrivèrent sans encombre à Germigny et s'attablèrent un instant dans un débit de vins, puis ils repartirent. Mais à leur retour un d'eux se sentit défaillir. Son camarade, qui le soutenait, le hissa sur un tas de pierres émergeant de l'eau, puis revint sur ses pas afin de ramener une voiture. Seul, sur son Ilot de cailloux, l'imprudent charretier voulut malheureusement rejoindre son ami et, frappé de congestion, disparut sous la nappe d'eau. Son cadavre n'a pas été retrouvé. C'est un jeune homme de dix-neuf ans, nommé Lasalle. Le Petit Parisien – 22 novembre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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