CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

29 nov. 10

Les actualité du 29 novembre 1910

octobre 1910 28 novembre 1910   novembre 1910   30 novembre 1910 décembre 1910

La comédienne Rosa Bruck victime d'un vol audacieux

Rosa Bruck

théatreAu cours d'une récente tournée en Belgique, une charmante artiste, Mme Rosa Bruck, la comédienne bien connue, prenait à son service une jeune soubrette, Berthe Baron, qui lui avait présenté des certificats des plus élogieux, dont plusieurs venaient d'Angleterre. Mme Rosa Bruck qui au préalable, s'était renseignée par correspondance auprès des signataires de ces certificats, avait reçu en retour de nombreux témoignages de satisfaction en faveur de la jeune fille.

Cependant, de retour ces jours-ci, à Paris, avec sa nouvelle domestique, Mme Bruck s'étonna que cette dernière ne fût pas encore en possession de sa malle et portât les mêmes vêtements qu'elle avait le jour de son entrée en service. Berthe Baron objecta aussitôt que sa malle avait du être retenue en douane et qu'elle ne tarderait pas à arriver. Elle affirma, du reste, en être très ennuyée. Mme Bruck, confiante dans sa bonne foi, n'insista pas.

Hier matin, prétextant avoir besoin d'un objet de toilette, Berthe Baron demanda à sa maitresse la permission de s'absenter un instant pour aller l'acheter. Mais, au lieu de cet objet, elle fit l'acquisition d'un solide ciseau à froid chez un quincaillier du quartier, et le dissimula dans son corsage. L'après-midi venu, Mme Bruck, ayant à s'absenter, confia la garde de son appartement à sa bonne, les autres domestiques se trouvant en congé.

Berthe Baron, qui n'attendait que cette occasion, se mit aussitôt en devoir d'explorer tous les meubles. Comme certains tiroirs résistaient à ses efforts, elle eut recours au ciseau à froid. Mais, dans sa hâte, l'indélicate soubrette ayant brisé l'outil, en fracturant un secrétaire, se servit alors de deux tisonniers pour terminer sa besogne, au cours de laquelle elle s'empara de deux colliers, estimés à 20,000 francs, d'une parure ancienne, d'une étole de fourrure de 17,000 francs, d'une garniture de toilette de grande valeur, ainsi que de nombreux bijoux, notamment des bagues et des sautoirs.

En possession de ces objets, représentant environ 60,000 francs, Berthe Baron les empaqueta soigneusement et prit la fuite, oubliant, tant sa précipitation était grande, un portefeuille bourré de valeurs et un porte-monnaie contenant une somme importante — qu'elle avait découverts au cours de ses investigations. Mme Rosa Bruck, en rentrant, constata le vol et prévint la Sûreté. On suppose que Berthe Baron fait partie d'une association de voleurs internationaux, dont le siège serait à Londres.

Le Petit Journal – 29 novembre 1910


EN BREF

allemagne

Explosion de benzine - Berlin, 28 novembre - A trois heures et demie, quatre réservoirs de benzine situés à Rummelsbourg, près de Berlin, ont fait explosion. Ils contenaient deux millions de kilos de benzine, et brûleront pendant plusieurs jours. Les dégâts s'élèvent à plusieurs millions. La colonne de flammes est haute de 60 mètres, et le spectacle est impressionnant. Les pompiers se bornent à protéger les réservoirs encore intacts au nombre de quinze. Le Figaro – 29 novembre 1910

CrimeCrime mystérieux – Angers - Hier soir, on découvrait, au pont Dumnacus des Ponts-de-Cé, le cadavre entièrement nu d'un homme que d'horribles mutilations rendaient méconnaissable. Au cours de l'enquête à laquelle la gendarmerie procéda sur-le-champ, deux cavaliers du 25e dragons désignèrent un individu qu'ils avaient aperçu tenant une brouette près de l'endroit où l'on avait trouvé le cadavre. On voulut l'appréhender; mais l'individu s'enfuit dans la direction de Brissac, non sans avoir blessé d'un coup de revolver l'une des personnes qui s'étaient lancées sa poursuite. On croit cependant que l'assassin est un nommé Delhumeau, à qui un charron d'Angers avait prêté la brouette aperçue et retrouvée depuis. Ce Delhumeau avait donné .comme adresse le 156, rue de Paris, à Angers. A cette adresse, une dame Faillaud a déclaré que Delhumeau était son amant et qu'elle avait eu avec lui une forte discussion la veille; il avait disparu depuis. Le Figaro – 29 novembre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires

Poster un commentaire