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08 déc. 10

Les actualité du 8 décembre 1910

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La mission Charcot fêtée à la Sorbonne

Jean Charcot

C'est hier soir qu'a eu lieu à la Sorbonne, sous la présidence de M. Maurice Faure, ministre de l'Instruction publique, la réception solennelle de la mission Charcot, sous le patronage du gouvernement de la République, de l'Académie des Sciences et du bureau des longitudes. On sait, en effet, que le docteur Charcot, parti en 1908 à bord du Pourquoi-Pas? pour une expédition scientifique dans les régions antarctiques, est revenu en février 1910, rapportant une ample moisson de documents et de résultats, qu'une commission désignée tout exprès a déclaré, après examen, constituer un apport des plus précieux pour la science.

Bien avant l'heure, une foule énorme se pressait le long de la vaste façade et un grand nombre de personnes n'ont pu trouver de place dans la grande salle archi comble. Sur l'estrade ont pris place, aux côtés du ministre, le docteur Charcot, MM. Antonin Dubost, président du Sénat, Henri Brisson, président de la Chambre des députés, l'amiral Boue de Lapeyrère, ministre de la Marine, le prince Roland Bonaparte, les ministres des nombreux pays traversés par la mission et enfin de nombreux membres de l'Institut et hauts fonctionnaires de l'enseignement.

Après des allocutions de M. Emile Picard, président de l'Académie des sciences ; Henri Poincaré et Edmond Perrier, au nom de la commission des savants dont nous avons parlé plus haut,qui tous ont rendu un bel hommage à la persévérance, au courage et au savoir du chef de la mission et de ses membres, le docteur Charcot, a fait une relation de son voyage. Cette conférence, du plus haut intérêt était accompagné d'instructives et curieuses protections lumineuses. On a pu suivre ainsi pas à pas les péripéties parfois angoissantes du voyage de la mission Charcot dans la région du pôle Sud. De nombreux applaudissements ont salué au passage le récit du Dr Charcot.

M. Maurice Faure a ensuite prononcé un discours élogieux dont voici un extrait : Vous avez bien mérité de la patrie, et c'est au nom de la France, dont vous êtes l'un des plus intrépides et des plus utiles serviteurs, que M. le Président de la République a bien voulu, sur ma proposition, vous élever au grade d'officier de la Légion d'honneur et, sur celle de M. le ministre de la Marine, accorder la croix de chevalier au lieutenant de vaisseau Bougrain. Le gouvernement de la République adresse à M. Charcot et à tous ses collaborateurs le témoignage de la reconnaissance nationale.

M. Maurice Faure ajoute que, désirant récompenser tous les dévouements, même les plus modestes, il a nommé officiers de l'instruction publique : MM. Cholet, Poste et Jabet, inscrits maritimes ; et officiers d'Académie : MM. Boland, élève officier de marine, Godefroy, enseigne de vaisseau, Nozal, officier de la marine marchande, Ranch, enseigne de vaisseau, et Bosselin, chef Mécanicien.

Le Petit Journal – 8 décembre 1910


EN BREF

Une chaudière se renverse sur trois ouvriers - M. Emmanuel Evangélisti, constructeur de matériel d'usine, rue de la Tombe-Issoire, envoyait hier deux ouvriers et un contremaitre pour prendre livraison de quatre chaudières à la Compagnie générale de constructions, à Saint-Denis. Pour charger les lourdes machines, il fallut les placer sur des madriers et les mouvoir à l'aide de crics. Au cours de ces manœuvres, le terrain s'affaissa et l'une des chaudières se renversa sur les trois ouvriers. L'un d'eux, M. Victor Léger, eut le haut du corps pris sous l'énorme masse. Quand on parvint à le dégager, sa tête et sa poitrine, complètement broyées, ne formaient plus que des débris informes. Ses deux compagnons avaient été assez grièvement blessés. L'un, M. Joseph Lafargue, avait les jambes fracturées et portait de nombreuses contusions. L'autre, le contremaitre François Delsangle, avait eu la poitrine déchirée. Le Temps – 8 décembre 1910

CrimeLe Directeur des docks d'Orléans assassiné - Un drame s'est déroulé hier après-midi dans l'établissement des docks d'Orléans. M. Jean Bicheron, fils de l'ancien directeur de l'entrepôt, pénétrait dans le cabinet de M. Jules Schoenlaub, trente-huit ans, directeur actuel, et lui cherchait querelle. Celui-ci, qui se savait l'objet de la haine de Bicheron pour avoir obtenu la place qu'il convoitait, se contenta de passer dans le bureau des employés, où il se mit au travail sans se préoccuper des menaces de M. Bicheron, qui l'y avait rejoint. Ce dernier passa alors un revolver à travers le guichet et tira à bout portant sur M. Schoenlaub. La mort fut instantanée. Le meurtrier, qui avait réussi à s'enfuir, a été arrêté aujourd'hui. Il a déjà donné des signes de dérangement cérébral. Le Temps – 8 décembre 1910

Affreux suicide - On nous télégraphie de Brest qu'un cultivateur de Nizon, Joseph Remot, soixante-sept ans, s'est dans une crise d'alcoolisme ouvert le ventre avec un rasoir. Un médecin sutura, mais Remot défit le pansement sortit ses intestins et s'en entoura le corps. Le malheureux expira quelques heures après. Le Temps – 8 décembre 1910


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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