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27 décembre 2010

Les actualité du 27 décembre 1910

Six personnes broyées par un express

train contre automobile

Catastrophe-ferroviaireUn terrible accident s'est produit hier à deux kilomètres de Châteaudun, au passage à niveau n° 22, sur la ligne de l'Etat. Une voiture contenant neuf personnes a été broyée par l'express de 11 h. 20; six des voyageurs ont été tués. Voici comment s'est produit cet accident.

Une famille - le père, M. Barthélémy, âgé de soixante-quatre ans, sa femme, âgée de soixante ans; sa fille et son gendre M. Pardessus; les trois enfants de ceux-ci, Julienne six ans, Roger quatre ans, Maurice huit mois, et un nourrisson, Jeanne Marcoz, âgée d'un an, dont les parents habitent 7, rue Béranger, à Paris quittait hier Ozouer-le-Marché pour se rendre à Donnemain, où avait lieu le baptême d'un enfant de M. Lesserre, le second gendre de M. Barthélemy. La famille partit dans une voiture conduite par un ami, M. Léon Bellanger.

Arrivé au passage à niveau, le conducteur, voyant la barrière ouverte, s'engagea sur la voie. Au même instant, l'express 246, qui va d'Orléans au Mans, survint à toute vitesse, culbuta la voiture et la traîna sur deux cents mètres. Quand le train stoppa, on releva six morts, M. et Mme Barthélémy, M. et Mme Pardessus, Julienne et Maurice Pardessus. Le conducteur de la voiture, M. Bellanger, avait la jambe fracturée le jeune Roger Pardessus et la petite Jeanne Marcoz étaient grièvement blessés à la tête.

Les neuf victimes ont été transportées à l'hôpital de Châteaudun. Une information a été immédiatement ouverte par M. Ponteau, juge d'instruction, afin d'établir les responsabilités la garde-barrière. Mme Barbot, entendue par le magistrat, a déclaré que l'express ne lui avait pas été annoncé, de sorte qu'elle n'avait pu songer à fermer la barrière. M. Marcoz, prévenu par dépêche, a quitté hier Paris pour se rendre au chevet de sa fillette.

Le Temps – 27 décembre 1910


EN BREF

Un typhon au Tonkin - Marseille, 26 décembre - Le journal le Courrier Saïgonnais, arrivé ce matin à Marseille, vid anglaise, annonce que le rétablissement des communications a permis de recueillir des renseignements sur les dégâts causés par le typhon dans la province de Binh-Dinh : La région Nord a été particulièrement éprouvée ; dans le Phu de Bong-Son, 1,766 maisons indigènes ont été renversées, 45 jonques coulées, 115 bestiaux noyés et 8 personnes ont été tuées. Dans le Huyen de Hoalan, 60 maisons ont été abattues. Le même journal ajoute que la récolte, qui n'était pas terminée, a été partout compromise : 3,000 cocotiers ont été abattus dans la région de Tam-Quan, où l'on signale également de nombreux dégâts aux bâtiments de la douane. Enfin, les routes, les ponts et les postes de la garde indigène ont également souffert. Le Gaulois – 27 décembre 1910

us-1908

Le recensement américain - New-York, 26 décembre - On connaît aujourd'hui les résultats du dernier recensement. En 1910, les Etats-Unis comptent 91,972,266 habitants. En y ajoutant l'Alaska, les iles Hawaï, Porto-Rico, les Philippines et les autres annexes coloniales, on arrive à un total d'un peu plus de cent millions. Sur ce point, les Etats-Unis sont aujourd'hui au troisième rang, après la Chine et l'Empire britannique, avant la France, qui compte, colonies comprises, 92 millions d'habitants. Les villes les plus peuplées sont : New-York, 4,766,800 ; Chicago, 2,185,200 ; Philadelphie, 1,549,000 ; Saint-Louis, 687,000 ; Boston, 687,000 ; Cleveland, 670,500 ; Baltimore, 558,400 ; Pittsburg, 553,000. Il y a, en outre, 117 villes ayant plus de 100,000 habitants. Les Etats-Unis sont extrêmement loin d'être surpeuplés, et ce n'est pas cette crainte qui inspire les mesures restrictives de l'immigration annoncées par le président Taft. En réalité, les immigrants actuels sont de plus en plus des individus non désirables. Le peuple américain n'offre pas une résistance vigoureuse a ce flot montant de l'immigration et on redoute que le mélange de blancs et de gens de couleur ne fasse des progrès. On se préoccupe aussi de la question nègre : les nègres arrivent maintenant au chiffre de onze millions, soit un huitième de la population totale. Le Gaulois – 27 décembre 1910

Découverte de Monnaies romaines – M. Banet, propriétaire à Bonpas, commune située à quatre kilomètres de Perpignan, vient, en creusant des trous pour compléter une plantation de vigne aux abords du village, de mettre à jour, d'un coup de pioche, un pot en terre ancien contenant dans une bourse plus de 600 petites piécettes de formes tout à fait irrégulières. Elles pèsent ensemble 1 kilog. 500, et sauf quelques-unes plus grandes et plus belles, toutes paraissent être d'un alliage d'argent et de cuivre: Cette monnaie date de plus de 2,000 ans. Sur le nombre, treize deniers ou demi-deniers de l'époque romaine paraissent en argent pur et sont très bien conservés. La frappe en est parfaite. A remarquer les effigies L. Rutil,. C. Narbanus, C. Vibius Pausa, Auguste XXVIII, Titus Sabin Fia Imperator. Ces pièces datent donc de la plus sûre antiquité. En effet, Lupus Rutilius, général et jurisconsulte romain, vivait environ cent vingt ans avant J.-C,. Cueius Narbanus, partisan de Marius, cent huit ans avant J.-C., Caïus Vibius Pansa, consul romain, était un lieutenant de César à l'époque de la Gaule. La pièce Auguste, empereur romain, a été frappée an 28 avant J.-C. Ce n'est qu'à partir de Jules César que les monnaies portèrent l'effigie de l'Imperator. Les deux pièces portant cette inscription sont donc postérieures à Jules César et' datent du commencement de notre ère. Inutile d'ajouter que la bourse est réduite en poussière. Quant au pot, il a été brisé complètement. Le Temps – 27 décembre 1910


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