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07 janv. 11

Les actualités du 7 janvier 1911

Le secrétaire d'État à la Marine victime d'un déraillement

Deraillement Un déraillement s'est produit sur la ligne de l'Ouest-Etat, entre les stations du Perray et des Essarts-le-Roi, près de Rambouillet, hier matin, à dix heures et demie. Le train express 1.505, de Paris à Angers, dans lequel se trouvait M. Guist'hau, sous-secrétaire d'Etat à la Marine, passait au kilomètre 45-360 quand il a déraillé.

Ce train, après s'être arrêté à Versailles, comme l'indique son horaire, avait repris sa marche sur Chartres, première station, et filait à une vitesse de 80 kilomètres à l'heure, lorsque, arrivé à environ 2 kilomètres 400 de Rambouillet, une des bogies avant de la locomotive sortit des rails, cassant les coussinets, les coins et les émisses. Par la vitesse acquise, la locomotive, et le tender sortirent des rails, s'engageant sur la voie montante. Le mécanicien bloqua ses freins, mais l'attelage s'étant rompu, la locomotive continua sa route, laissant derrière elle le reste du train.

Celui-ci, qui comprenait un wagon-restaurant, deux wagons de 1ere classe et un wagon de seconde classe, s'arrêta au bout de 200 mètres environ. Les wagons se télescopèrent et se renversèrent sur le coté gauche, après avoir arraché une centaine de mètres de rails et détérioré environ 350 mètres voies. Des morceaux de rail ont été projetés dans le fossé et le ballast est fortement creusé.

Le personnel du train, mécanicien, chauffeur et conducteur, se porta aussitôt au secours des voyageurs. Pendant ce temps, un train de secours partait de Rambouillet avec tout un matériel de sauvetage. Par bonheur il n'y avait pas d'accidents graves de personnes. Trois voyageurs ont été légèrement contusionnés : MM. Richet, 8, rue du Marché-Popincourt, et Lebreton, 19, rue des Halles, à Paris ; Veillantel, 29, avenue de la Gare à Houilles. Le cuisinier du wagon-restaurant, M. Song, et M. Gordet, son aide, ont été également légèrement blessés. Après visite du docteur Humbert, à la gare de Rambouillet, ils ont pu continuer leur voyage par un train spécial formé aussitôt après l'accident, ou regagner Paris, à leur gré.

L'interruption des voies a duré toute la journée. Le préfet de Seine-et-Oise, M. Autrand, s'est rendu aussitôt en automobile sur les lieux et a procédé à une première enquête avec MM. Théaux, sous-préfet de Rambouillet, et Prinet, juge d'instruction.

Le Petit journal – 7 janvier 1911


EN BREF

Le mauvais temps - De diverses régions d'abondantes chutes de neige sont signalées. A Carcassonne, les courriers sont arrêtés. A Béziers, une marchande de primeurs, Mme veuve Domergue, est morte subitement d'une congestion causée par le froid. De Clermont-Ferrand on mande que toute la région est ensevelie sous une épaisse couche de neige; dans les rues de la ville, la circulation est difficile. En Algérie, des indigènes ont déclare au commissaire de police de Blida qu'ils avaient recueilli un jeune homme européen qui s'était perdu dans la montagne et qui avait les pieds gelés. Le signalement du jeune homme a été lancé dans toute la région. En Italie, les journaux oublient de nombreux télégrammes signalant l'arrêt des trains causé par la neige. L'interruption a duré deux jours entre Plaisance, Parme et Milan; 150 voyageurs sont restés en pleine campagne pendant vingt heures dans des wagons non chauffés. Le Temps – 7 janvier 1911

Collision entre contrebandiers et douaniers - On mande de Béziers qu'à la suite de la capture d'un chargement d'alcool passé en fraude, une collision a eu lieu entre contrebandiers et deux agents du fisc, Mercier et Boyer. Ces derniers furent assaillis par une force triple et l'attelage leur fut enlevé. Des coups de revolver furent tirés suivis de coups de pierre et de coups de matraque. M. Boyer fut grièvement blessé; M. Mercier moins grièvement. La police a opéré trois arrestations. Le Temps – 7 janvier 1911

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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