<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>CPA Scans</title><link>http://cpascans.canalblog.com/</link><description>Collection de cartes postales anciennes num&#xe9;ris&#xe9;es en haute d&#xe9;finition. Actualit&#xe9;s d&apos;&#xe9;poque. Histoires insolites.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Wed, 19 Jun 2013 04:07:27 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Les actualit&#xe9;s du 14 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/14/20558566.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/14/20558566.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20558566/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/14/20558566.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le reliquaire de Soudeilles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/98/41/545230/62489319.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: inline; margin: 5px 5px 5px 0px; border: 0px;&quot; title=&quot;L&apos;&#xe9;glise de Soudeilles&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/98/00/545230/62489320.jpg&quot; alt=&quot;L&apos;&#xe9;glise de Soudeilles&quot; width=&quot;246&quot; height=&quot;150&quot; align=&quot;left&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Un reliquaire d&apos;une valeur artistique indiscutable et d&apos;une authenticit&#xe9; certaine a disparu &#xe0; Soudeilles, petite commune de la Corr&#xe8;ze. Bien qu&apos;il f&#xfb;t class&#xe9; comme objet historique et ne p&#xfb;t &#xea;tre, &#xe0; ce titre, ali&#xe9;n&#xe9; sans l&apos;autorisation du ministre des beaux-arts, la municipalit&#xe9; l&apos;a-t-elle vendu &#xe0; un antiquaire, ou ce reliquaire ayant &#xe9;t&#xe9; vol&#xe9;, n&apos;a-t-elle vendu qu&apos;une copie qui lui aurait artificieusement &#xe9;t&#xe9; substitu&#xe9;e on ne sait par qui, comme elle le pr&#xe9;tend? Ou bien encore, cette substitution suivie d&apos;une vente fictive n&apos;aurait-elle eu pour but que de masquer la vraie vente ? Autant de points qu&apos;un juge d&apos;instruction a &#xe9;t&#xe9; charg&#xe9; d&apos;&#xe9;claircir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout cas, un fait reste acquis c&apos;est que l&apos;ali&#xe9;nation, sous quelque forme qu&apos;elle se soit produite, n&apos;a pas eu l&apos;assentiment du minist&#xe8;re des beaux-arts. La loi de 1887 a donc &#xe9;t&#xe9; viol&#xe9;e. Cette loi pr&#xe9;voit des sanctions, en dehors de celles qui sont d&apos;ordre purement administratif, et permet d&apos;atteindre la municipalit&#xe9; responsable. Est-ce illusoire d&apos;esp&#xe9;rer qu&apos;elles seront appliqu&#xe9;es ? Nous verrons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, il est impossible de ne pas remarquer le peu de s&#xe9;curit&#xe9; qu&apos;offre la garde par les municipalit&#xe9;s rurales surtout des tr&#xe9;sors artistiques qui donnent &#xe0; tant d&apos;&#xe9;glises, m&#xea;me des plus humbles villages, un si puissant attrait. Non seulement ces tr&#xe9;sors sont l&#xe0; moins que partout ailleurs &#xe0; l&apos;abri des voleurs, mais la cupidit&#xe9; barbare des gardiens eux-m&#xea;mes peut &#xea;tre tent&#xe9;e d&apos;en tirer parti, au m&#xe9;pris des int&#xe9;r&#xea;ts les plus &#xe9;vidents de l&apos;art que la loi de 1887 a entendu sauvegarder.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment parer &#xe0; ce double danger ? Le transport de ces objets pr&#xe9;cieux dans les mus&#xe9;es d&#xe9;partementaux ou nationaux pr&#xea;te &#xe0; des objections qui ne sont pas n&#xe9;gligeables. Ces œuvres d&apos;art sont le plus souvent en m&#xea;me temps entour&#xe9;es, pour des raisons de sentiment purement religieux, de la v&#xe9;n&#xe9;ration des fid&#xe8;les. Ceux-ci consid&#xe9;reraient comme une sorte d&apos;entreprise sacril&#xe8;ge leur &apos;&apos;la&#xef;cisation&apos;&apos;. D&apos;autre part, la pr&#xe9;sence de ces objets dans des &#xe9;difices du culte qui sont eux-m&#xea;mes presque toujours d&apos;admirables monuments d&apos;architecture ancienne double la valeur de ces &#xe9;difices aux yeux des touristes &#xe0; la recherche d&apos;&#xe9;motions artistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transporter ailleurs ces joyaux, ce serait, en quelque sorte, les enlever &#xe0; leur cadre naturel et r&#xe9;duire, au d&#xe9;triment des populations profanes elles-m&#xea;mes, l&apos;int&#xe9;r&#xea;t des excursions dont leur petit village peut &#xea;tre le but. La question ne se pr&#xe9;sente donc pas sous un aspect tr&#xe8;s simple, et une solution pleinement satisfaisante n&apos;est pas facile &#xe0; trouver. Il faut tenter pourtant de r&#xe9;soudre le probl&#xe8;me du mieux possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Renforcer les textes prohibitifs concernant l&apos;ali&#xe9;nation des objets historiques faire peser sur les gardiens une responsabilit&#xe9; non seulement administrative et civile, mais p&#xe9;nale, qui les mettent en garde contre la n&#xe9;gligence ou les tentations mauvaises, organiser un contr&#xf4;le s&#xe9;v&#xe8;re et fr&#xe9;quent, de nature &#xe0; inspirer de salutaires appr&#xe9;hensions, tels sont les moyens de pr&#xe9;servation auxquels il semble qu&apos;on puisse, pour l&apos;instant, le plus utilement recourir. Un projet portant modification de la loi de 1887 sur divers points a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;pos&#xe9;. Qu&apos;on ne tarde pas trop &#xe0; le discuter, apr&#xe8;s l&apos;avoir compl&#xe9;t&#xe9; en ce sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Temps – 14 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un cuisinier lac&#xe8;re la &quot;Ronde de Nuit&apos;&apos;&lt;/strong&gt; - Amsterdam, 13 janvier - Aujourd&apos;hui, un ancien cuisinier, nomm&#xe9; Sigrist, &#xe2;g&#xe9; de vingt-huit ans, a donn&#xe9; un coup de couteau dans le c&#xe9;l&#xe8;bre tableau de Rembrandt la &lt;em&gt;Ronde de Nuit&lt;/em&gt;, qui se trouve au mus&#xe9;e de l&apos;&#xc9;tat. Il a &#xe9;t&#xe9; aussit&#xf4;t arr&#xea;t&#xe9;. La d&#xe9;t&#xe9;rioration du tableau consiste en une coupure assez profonde dans les genoux de la premi&#xe8;re figure principale du tableau et une large &#xe9;gratignure &#xe0; la poitrine de la premi&#xe8;re et de la seconde figure principales. Sigrist a d&#xe9;clar&#xe9; avoir agi par vengeance contre l&apos;Etat. Ancien cuisinier &#xe0; bord d&apos;un navire de guerre, il n&apos;avait pas &#xe9;t&#xe9; r&#xe9;engag&#xe9;, apr&#xe8;s examen m&#xe9;dical.&lt;em&gt; Le Petit Parisien – 14 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Bataille mortelle entre romanichels&lt;/strong&gt; - Deux roulottes de romanichels stationnaient avant-hier &#xe0; Saint-Geours-de-Maremne (Landes). Elles &#xe9;taient occup&#xe9;es par les familles Alexandre Soumaker et Jules Stay, acrobates ambulants. Soumaker avait &#xe9;pous&#xe9; la sœur de Stay, qui l&apos;a abandonn&#xe9;, il y a plusieurs ann&#xe9;es et cette circonstance fut l&apos;occasion d&apos;une dispute entre les deux hommes. Stay, exasp&#xe9;r&#xe9;, tira &#xe0; bout portant sur son beau-fr&#xe8;re un coup de revolver. Atteint &#xe0; la gorge, Soumaker tomba, frapp&#xe9; &#xe0; mort. Ce fut le signal d&apos;une bataille g&#xe9;n&#xe9;rale &#xe0; laquelle les habitants de la localit&#xe9; n&apos;os&#xe8;rent pas s&apos;opposer; et lorsque les gendarmes de Saint-Vincent-de-Tyrosse accoururent, il ne restait plus sur la place du village que des traces sanglantes. Les romanichels s&apos;&#xe9;taient enfuis vers Dax, emportant le cadavre de Soumaker; Les nomades, arriv&#xe9;s &#xe0; Dax &#xe0; quatre heures du matin, all&#xe8;rent frapper &#xe0; la porte de la gendarmerie et implorer du secours. La sœur de Soumaker, Claudine, &#xe2;g&#xe9;e de seize ans, &#xe9;tait mourante d&apos;une balle de revolver dans la t&#xea;te; son cousin Gustave avait re&#xe7;u cinq coups de couteau, et Victorine Zepp, cinquante- huit ans, &#xe9;tait z&#xe9;br&#xe9;e de coups de sabre. Des mandats d&apos;arr&#xea;t furent lanc&#xe9;s contre Stay et ses associ&#xe9;s, mais les retrouvera-t-on ? &lt;em&gt;- Le Temps – 14 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 14 Jan 2011 13:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 13 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/13/20556615.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/13/20556615.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20556615/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/13/20556615.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&apos;&apos;&lt;em&gt;Le vieil homme&lt;/em&gt;&apos;&apos; triomphe au th&#xe9;&#xe2;tre de la Renaissance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/41/88/545230/62481098.jpg&quot;&gt;&lt;img style=&quot;display: inline; margin: 5px 5px 5px 0px; border: 0px;&quot; title=&quot;Repetition du vieil homme au theatre de la Renaissance&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/02/56/545230/62481101.jpg&quot; alt=&quot;Repetition du vieil homme au theatre de la Renaissance&quot; width=&quot;246&quot; height=&quot;186&quot; align=&quot;left&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Ce coin du boulevard est d&#xe9;cid&#xe9;ment vou&#xe9; aux r&#xe9;p&#xe9;titions g&#xe9;n&#xe9;rales sensationnelles. L&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re c&apos;&#xe9;tait &#xe0; la Porte-Saint-Martin, la double haie de public, le terre-plein d&apos;en face envahi par la foule, et l&apos;arriv&#xe9;e des invit&#xe9;s de MM. Hertz et Coquelin se pr&#xe9;cipitant &#xe0; l&apos;audition de &lt;em&gt;Chantecler&lt;/em&gt; apr&#xe8;s un septennat d&apos;impatience et de curiosit&#xe9;. Avant-hier, une autre double haie de badauds regardaient entrer au th&#xe9;&#xe2;tre de la Renaissance les invit&#xe9;s de M. Tarride, convi&#xe9;s &#xe0; l&apos;audition du &lt;em&gt;Vieil homme&lt;/em&gt;, la com&#xe9;die de M. Georges de Porto-Riche attendue, elle aussi, depuis pas mal d&apos;ann&#xe9;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rarement on vit salle de th&#xe9;&#xe2;tre plus remplie. Il est hors de doute que les gens qui avaient des loges o&#xf9; des baignoires avaient dit &#xe0; tous leurs amis et connaissances le fameux &apos;&apos;Venez, on s&apos;arrangera toujours&apos;&apos;, car des petites cases, &#xe9;troites que vous savez surgissait un nombre de t&#xea;tes tout &#xe0; fait disproportionn&#xe9; avec le carr&#xe9; et le cube m&#xe9;trique de l&apos;espace disponible. Chaque possesseur d&apos;un fauteuil avait d&#xfb; inviter un occupant suppl&#xe9;mentaire - car un tas de suppl&#xe9;ants &#xe9;ventuels assistaient au spectacle debout devant toutes les portes, dans l&apos;expectative, semblait-il, de l&apos;&#xe9;vanouissement d&apos;un titulaire. Mais les titulaires se cramponnaient &#xe0; leur si&#xe8;ge, et ne pens&#xe8;rent s&apos;&#xe9;vanouir que d&apos;&#xe9;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le ban et l&apos;arri&#xe8;re ban des amateurs habituels des r&#xe9;p&#xe9;titions g&#xe9;n&#xe9;rale &#xe9;tait pr&#xe9;sent. Il y avait m&#xea;me tous les intermittents, tel, par exemple, M. de Montesquiou, et quelques extras, tel M. Gabriel d&apos;Annunzio. Il y avait quelques &apos;&apos;tenues&apos;&apos; sensationnelles: Mlle C&#xe9;cile Sorel apparaissait dans une avant-sc&#xe8;ne enti&#xe8;rement v&#xea;tue et turban&#xe9;e de noir, comme il sied pour entendre des pens&#xe9;es fortes et &#xe9;prouver des &#xe9;motions profondes. Mlle Ventura, au contraire, car il y a deux &#xe9;coles, arborait une toilette rouge &#xe0; mettre en fureur toute la Camargue, comme il convient pour savourer de la psychologie, si j&apos;ose dire, saignante. Quant &#xe0; Mlle Spinelly - car d&#xe9;cid&#xe9;ment il doit y avoir trois &#xe9;coles - elle r&#xe9;agissait en gaiet&#xe9;, exhibant une petite robe de garden-party printanier en liberty japono-vermicul&#xe9; d&apos;une fantaisie tout &#xe0; fait inattendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#xe2;ce aux menaces d&apos;excommunication prof&#xe9;r&#xe9;es par les communiqu&#xe9;s du th&#xe9;&#xe2;tre, les spectateurs furent &#xe0; peu pr&#xe8;s exacts et le rideau se leva majestueusement &#xe0; une heure vingt au milieu d&apos;un tel recueillement que l&apos;on e&#xfb;t certainement entendu voler une mouche, si c&apos;e&#xfb;t &#xe9;t&#xe9; la saison des mouches. La forte, litt&#xe9;raire, d&#xe9;licate, spirituelle et tr&#xe8;s &#xe9;mouvante com&#xe9;die de M. de Porto-Riche se d&#xe9;roule dans un unique d&#xe9;cor que &lt;em&gt;pinxit&lt;/em&gt; Jusseaume. Ce d&#xe9;cor repr&#xe9;sente. une vaste pi&#xe8;ce, qui est &#xe0; la fois un salon, une salle commune, une biblioth&#xe8;que, un cabinet de travail et un bureau d&apos;administration. C&apos;est la pi&#xe8;ce &#xe0; tout faire du directeur d&apos;une grande imprimerie, &#xe0; c&#xf4;t&#xe9; de Grenoble. Ce voisinage dauphinesque est r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9; non seulement par les allusions du texte, mais aussi par une cha&#xee;ne lointaine de cimes neigeuses, aper&#xe7;ue &#xe0; travers la grande baie du fond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;est dans cet unique d&#xe9;cor que pendant cinq heures d&apos;horloge, trois tout petits entr&apos;actes &#xe9;tant d&#xe9;falqu&#xe9;s, M. de Porto-Riche nous tint sous le charme de son esprit, de son observation aigu&#xeb;, de son style frapp&#xe9; au bon coin des classiques. Mais c&apos;est au cinqui&#xe8;me acte, sans contestation possible, que fut tir&#xe9; le bouquet du feu d&apos;artifice psychologique. La sc&#xe8;ne finale de cet acte, la sc&#xe8;ne o&#xf9; la m&#xe8;re, menac&#xe9;e de perdre son enfant par la faute de l&apos;&#xe9;go&#xef;sme et de la l&#xe9;g&#xe8;ret&#xe9; du p&#xe8;re, oublie instantan&#xe9;ment quinze ans de passion, de jalousie et de souffrance, et hurle sa terreur, sa douleur et sa haine, est certainement une des sc&#xe8;nes les plus poignantes que l&apos;on ait entendues au th&#xe9;&#xe2;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n&apos;y avait d&apos;ailleurs qu&apos;&#xe0; regarder la salle boulevers&#xe9;e et conquise, applaudissant d&apos;enthousiasme. avec des mouchoirs C&#xe9;dant aux instances de ses interpr&#xe8;tes; M. de Porto-Riche consentit &#xe0; se montrer sur la sc&#xe8;ne. On l&apos;aper&#xe7;ut, troubl&#xe9;, v&#xea;tu de son traditionnel complet, chiffonnant sous l&apos;empire de l&apos;&#xe9;motion son traditionnel feutre mou, et, pour r&#xe9;pondre aux bravos qui redoublaient, s&apos;inclinant dans sa traditionnelle cravate Lavalli&#xe8;re. M. Tarride embrassa M. de Porto-Riche, qu&apos;entouraient tous les artistes: Mme Simone, Mlle Lantelme habill&#xe9;e par Paquin de fa&#xe7;on &#xe0; r&#xe9;volutionner le Boulevard, &#xe0; plus forte raison le Dauphin&#xe9; Mlle Margel, Mlle Liceney, M. Dubosc, et &#xe0; la fois sur la sc&#xe8;ne et dans la salle ce fut - je te passe mon corbillon, qu&apos;y met-on ? la jubilation, l&apos;admiration, l&apos;effusion, la congratulation, l&apos;acclamation, l&apos;ovation, en attendant, in&#xe9;vitablement, la location&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Figaro – 13 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Guillaume II et le Kronprinz collaborent a une op&#xe9;rette &lt;/strong&gt;- Berlin, 12 janvier — Les &lt;em&gt;Munchener Neueste Nachtrichten&lt;/em&gt; maintiennent, malgr&#xe9; les d&#xe9;mentis dont elle pourrait &#xea;tre frapp&#xe9;e, une information sensationnelle d&apos;apr&#xe8;s laquelle il serait jou&#xe9; cet hiver une op&#xe9;rette intitul&#xe9;e R&#xea;ve d&apos;amour, dont le compositeur ne serait autre que le kronprinz, et le librettiste l&apos;empereur Guillaume II. Cette fantaisie imp&#xe9;riale co&#xfb;terait un million cent vingt-cinq mille francs, donn&#xe9;s par les cercles financiers La mise en sc&#xe8;ne serait en effet plus belle encore que celle de &lt;em&gt;Sardanapale &lt;/em&gt;et c&apos;est d&apos;abord devant un public restreint et choisi que R&#xea;ve d&apos;amour d&#xe9;buterait a l&apos;Op&#xe9;ra royal. &lt;em&gt;Le Matin – 13 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un ouragan &#xe9;pouvantable s&apos;abat sur Cherbourg &lt;/strong&gt;– Cherbourg, l2 janvier - Un &#xe9;pouvantable ouragan de nord-est s&#xe9;vit sur la ville. Le vent est tellement violent que des arbres ont &#xe9;t&#xe9; arrach&#xe9;s, des toitures effondr&#xe9;es et que la remise des d&#xe9;corations d&#xe9;cern&#xe9;es &#xe0; l&apos;occasion du 1er janvier, qui devait avoir lieu aujourd&apos;hui, a &#xe9;t&#xe9; ajourn&#xe9;e. La ville a &#xe9;prouv&#xe9; de nombreux dommages et la navigation a &#xe9;t&#xe9; entrav&#xe9;e. Le dundee &lt;em&gt;Hirondelle&lt;/em&gt;, chassant sur ses ancres, a &#xe9;t&#xe9; heureusement secouru par un remorqueur des mouvements du port. De nombreux navires sont oblig&#xe9;s de rel&#xe2;cher. A Osmonville, le dundee &lt;em&gt;Voyageur&lt;/em&gt;, capitaine Le Th&#xe9;r&#xe9;zien, de Tr&#xe9;guier, a &#xe9;t&#xe9; jet&#xe9; contre des rochers; le canot de sauvetage a r&#xe9;ussi &#xe0; sauver l&apos;&#xe9;quipage, qui se trouvait dans une situation tr&#xe8;s critique. Le navire est compl&#xe8;tement perdu. On craint d&apos;autres sinistres. Le contre-torpilleur &lt;em&gt;Rapi&#xe8;re&lt;/em&gt;, appareillait pour aller remplacer le &lt;em&gt;Yatagan&lt;/em&gt;, au Havre. An cours d&apos;une manœuvre, il a heurt&#xe9; le quai. Le m&#xe2;t s&apos;est bris&#xe9; et est tomb&#xe9; sur le pont, heureusement sans blesser aucun marin. &lt;em&gt;L&apos;Ouest-Eclair – 13 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 13 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 12 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/12/20384205.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/12/20384205.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20384205/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/12/20384205.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Favier &#xe0; expi&#xe9; son crime ce matin &#xe0; Lille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/20/49/545230/61829666.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;153&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/97/545230/61829671.jpg&quot; alt=&quot;Lille palais de Justice et prisons&quot; title=&quot;Lille palais de Justice et prisons&quot; style=&quot;border: 0px none; display: inline; margin: 5px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fut un temps, qui n&apos;est pas tr&#xe8;s lointain, o&#xf9;, devant tout un peuple assembl&#xe9; sur la place laplus vaste de la ville, le condamn&#xe9; &#xe9;tait conduit au supplice lentement, presque c&#xe9;r&#xe9;monieusement; les yeux pouvaient lire dans les siens, &#xe9;prouver le sentiment d&apos;&#xe9;pouvante qu&apos;ils refl&#xe9;taient. C&apos;&#xe9;tait une vision inutile, immorale et malsaine. Depuis longtemps, il n&apos;en est plus ainsi. La guillotine se dresse toujours, mais on la cache, on la dissimule dans les coins, &#xe0; l&apos;ombre des murs, comme si on &#xe9;tait honteux de la besogne qu&apos;elle fait. Devant la prison, pavillon agr&#xe9;ment&#xe9; de motifs en briques rouges formant angle avec la fa&#xe7;ade du Palais de justice, est un cercle noir, que prot&#xe8;ge un double rang de ba&#xef;onnettes. Au milieu, des hommes se silhouettent dans les rayons de lumi&#xe8;re jaun&#xe2;tre que jettent des falots: c&apos;est l&#xe0; que s&apos;accomplira la lugubre besogne. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme elles sont longues ces minutes derni&#xe8;res qui s&apos;&#xe9;gr&#xe8;nent aux horloges des ge&#xf4;les. Cette mise en sc&#xe8;ne de gens arm&#xe9;s, de personnages graves, aux visages compos&#xe9;s, qui soulignent leurs paroles basses de gestes nerveux, de peuple avide de voir, dont le grondement de col&#xe8;re emplit la ville d&apos;un grand frisson, ajoute &#xe0; l&apos;appr&#xe9;hension de l&apos;attente. Quelque endurci soit-on, on est pris, malgr&#xe9; tout, de compassion d&#xe9;daigneuse pour l&apos;&#xea;tre mis&#xe9;rable que ses semblables ont rejet&#xe9; de leur sein, et qui, d&#xe9;j&#xe0;, appartient au bourreau. Et, d&apos;ailleurs, quand la grande ombre du n&#xe9;ant est d&#xe9;j&#xe0; sur ses yeux, si pr&#xe8;s de l&apos;expiation qu&apos;il a d&#xe9;j&#xe0; expi&#xe9; son crime, ne lui est-il pas pardonn&#xe9; ? &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ma&#xee;tre Dubron, qui, &#xe0; son talent justement appr&#xe9;ci&#xe9; d&apos;avocat, joint de rares qualit&#xe9;s de cœur, disait dans sa plaidoirie devant la cour d&apos;assises: Favier est un &#xea;tre &#xe9;trange, profond&#xe9;ment troublant, inqui&#xe9;tant m&#xea;me. Il semble qu&apos;il y ait en lui une sorte de d&#xe9;doublement de la personnalit&#xe9;. C&apos;est un homme qui est le t&#xe9;moin d un autre, qui en &#xe9;coute la voix, qui regarde faire ses gestes, qui ob&#xe9;it &#xe0; l&apos;impulsion et &#xe0; la volont&#xe9; qu&apos;il lui sugg&#xe8;re.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&apos;attitude de Favier, &#xe0; la minute affolante du r&#xe9;veil, cette sorte d&apos;inconscience qui semblait &#xea;tre en lui, cette acceptation tacite de la mort brusquement entrevue et accept&#xe9;e avec indiff&#xe9;rence, semblerait donner raison &#xe0; la th&#xe8;se soutenue par Me Dubron. Pas un geste de r&#xe9;volte, pas une parole de regret, pas un mot d&apos;amertume, pas une plainte, pas une larme, rien. Pendant une heure, cet homme a cr&#xe9;&#xe9; autour de lui une atmosph&#xe8;re de g&#xea;ne et de malaise ind&#xe9;finissable. Il a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;concertant de simplicit&#xe9;, de douceur et de r&#xe9;signation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis deux jours cependant, une inqui&#xe9;tude &#xe9;tait en lui. Apr&#xe8;s une nuit agit&#xe9;e, vers trois heures du matin, il s&apos;&#xe9;tait assoupi. Il &#xe9;tait six heures vingt quand p&#xe9;n&#xe9;trait dans sa cellule M. Chouzy, procureur de la R&#xe9;publique. Les yeux mi-clos, les mains jointes derri&#xe8;re la t&#xea;te, Favier &#xe9;tait &#xe9;tendu sur sa couchette. Le procureur de la R&#xe9;publique l&apos;ayant l&#xe9;g&#xe8;rement touch&#xe9; a l&apos;&#xe9;paule, pronon&#xe7;a la&lt;/p&gt; &lt;p&gt;phrase rituelle et attendit. Comme Favier le regardait et ne r&#xe9;pondait pas, il demanda: Avez-vous entendu ? M&apos;avez-vous compris ? Et, de m&#xea;me qu&apos;un &#xe9;cho, le condamn&#xe9; r&#xe9;p&#xe9;ta: Je vous ai entendu, je vous ai compris. R&#xe9;solument, Favier se leva, se v&#xea;tit, puis, s&apos;adressant au gardien Legentil, qui l&apos;avait veill&#xe9;, il dit sur un ton o&#xf9; per&#xe7;ait une pointe de raillerie grondeuse : J&apos;avais le pressentiment de ce qui arrive, mais vous, vous saviez que c&apos;&#xe9;tait pour aujourd&apos;hui et vous me l&apos;avez cach&#xe9;. Il s&apos;avan&#xe7;a vers Me Dubron, lui prit les mains, le remercia en des paroles affectueuses et sinc&#xe8;res, lui remit un paquet de lettres, o&#xf9; tout l&apos;amour qu&apos;il avait eu autrefois pour sa femme &#xe9;tait exprim&#xe9;. Il lui confia &#xe9;galement quelques objets destin&#xe9;s &#xe0; sa famille. Il exprima sa gratitude &#xe0; M. Soland, le secr&#xe9;taire de Me Dubron, qui maintes fois l&apos;avait assist&#xe9;, et dit &#xe0; M. Delal&#xe9;, juge d&apos;instruction, combien il lui &#xe9;tait reconnaissant de l&apos;esprit d&apos;humanit&#xe9; dont il avait toujours fait montre &#xe0; son &#xe9;gard. Tout cela fut fait naturellement, sans effort apparent, sans tremblement, sans contrainte. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le coin le plus sombre de la cellule, l&apos;aum&#xf4;nier l&apos;attendait. Il s&apos;agenouilla &#xe0; ses pieds et, pendant quelques minutes, les voix du pr&#xea;tre et du condamn&#xe9; se m&#xea;l&#xe8;rent dans le silence glacial des couloirs d&#xe9;serts. l&apos;aum&#xf4;nier l&apos;attendait. Il s&apos;agenouilla &#xe0; ses pieds et, pendant quelques minutes, les voix du pr&#xea;tre et du condamn&#xe9; se m&#xea;l&#xe8;rent dans le silence glacial des couloirs d&#xe9;serts. La messe entendue au parloir des familles et prolong&#xe9;e le plus longtemps possible, Favier ne fut pas conduit tout de suite &#xe0; la salle du greffe o&#xf9; l&apos;attendaient M. Deibler et ses aides. L&apos;aube tardait &#xe0; na&#xee;tre. Entre son avocat et l&apos;aum&#xf4;nier, &#xe9;coutant les exhortations de l&apos;un, les paroles de consolation et d&apos;espoir de l&apos;autre, il attendit, et cette attente, v&#xe9;ritable agonie morale, dura vingt minutes. Me Dubron sentait de grosses gouttes de sueur perler &#xe0; son front, l&apos;aum&#xf4;nier balbutiait, sentait sa force l&apos;abandonner.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin le jour vint, clair, bleut&#xe9; d&apos;une belle matin&#xe9;e d&apos;hiver. Alors, comme ai l&apos;on avait h&#xe2;te de rattraper le temps perdu, on pr&#xe9;cipita les &#xe9;tapes de la p&#xe9;nible c&#xe9;r&#xe9;monie. Dans l&apos;encadrement de la porte de la prison ouverte, Favier apparut la t&#xea;te haute, trop haute, presque d&#xe9;fiante, sur le torse mis &#xe0; nu. Pos&#xe9;ment, il promena ses regards sur la foule et se dirigea de lui-m&#xea;me &#xe0; peine soutenu vers la guillotine. Vit-on dans cette attitude une provocation ? On applaudit, on applaudit longuement bruyamment, et des maisons ayant vue sur la place une clameur assourdissante salua la chute du couperet. Un jet de sang jaillit jusqu&apos;au trottoir. Favier avait expi&#xe9; son crime, l&apos;avait expi&#xe9; en pr&#xe9;sence du p&#xe8;re et du fr&#xe8;re de sa victime; qui avaient sollicit&#xe9; et obtenu l&apos;autorisation de le voir mourir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quelques instants plus tara, le fourgon de Deibler, encadr&#xe9; par des gendarmes &#xe0; cheval, emportait vers le cimeti&#xe8;re les restes du supplici&#xe9;. Le corps de Favier ne sera pas autopsi&#xe9; et la famille s&apos;est refus&#xe9;e &#xe0; abandonner la t&#xea;te au professeur Debierre, qui voulait &#xe9;tudier le cerveau. Dans quelque temps, le cadavre sera exhum&#xe9;, mis dans un cercueil plus convenable que les quatre planches de sapin o&#xf9; il a &#xe9;t&#xe9; plac&#xe9;, et port&#xe9; dans une concession qui sera achet&#xe9;e prochainement par Me Dubron dans un autre coin de terre. L&#xe0; seulement l&apos;oubli et le silence se feront sur le nom de l&apos;assassin du gar&#xe7;on de recette Cornil Thain &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Petit Parisien – 12 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un drame au village&lt;/strong&gt; - Dans la soir&#xe9;e de lundi, M. Maurice Asse, &#xe2;g&#xe9; de quarante-quatre ans, charron &#xe0; Lieurey, arrondissement de Pont-Audemer, re&#xe7;ut d&apos;un de ses ouvriers nomm&#xe9; Victor Conard, vingt-sept ans, une demande de r&#xe8;glement de comptes. Comme Conard &#xe9;tait pris de Boisson, M. Asse refusa d&apos;acc&#xe9;der &#xe0; cette requ&#xea;te en lui disant de revenir le lendemain. Furieux de ce refus, Conard monta dans sa chambre, prit son fusil revint chez M. Asse, et &#xe0; bout portant, lui broya le cr&#xe2;ne. Apr&#xe8;s quoi il prit la fuite. L&apos;enqu&#xea;te semble d&#xe9;montrer que ce crime aurait &#xe9;t&#xe9; commis &#xe0; l&apos;instigation d&apos;une femme dont Conard &#xe9;tait l&apos;amant et qui voulait se d&#xe9;barrasser de M. Asse. Le signalement de l&apos;assassin a &#xe9;t&#xe9; donn&#xe9; &#xe0; toutes les brigades de gendarmerie des environs&lt;em&gt;. Le Temps – 12 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un cadavre dans la cave&lt;/strong&gt; - Un incident macabre fait en ce moment beaucoup de bruit dans le quartier Gaillon. Dimanche dernier, une dame Pauline Scholtz, femme de m&#xe9;nage, &#xe2;g&#xe9;e de cinquante ans, &#xe0; qui le propri&#xe9;taire avait donn&#xe9; cong&#xe9;, il y a quelques jours, se suicidait, mais la pauvre femme, voulant d&apos;abord se venger de sa concierge, tenta, auparavant de mettre le feu &#xe0; la loge. Ceci fait, elle remontra chez elle, grimpa sur la barre d&apos;appui de sa fen&#xea;tre et se tira trois balles de revolver dans la t&#xea;te. Son corps tournoya dans le vide et vint s&apos;&#xe9;craser sur le pav&#xe9; de la cour. Jusque-l&#xe0;, ce n&apos;&#xe9;tait qu&apos;un fait-drivers assez banal, mais o&#xf9; l&apos;affaire devient particuli&#xe8;rement bizarre, c&apos;est qu&apos;au lieu de remonter le cadavre dans la chambre de la d&#xe9;funte, sous pr&#xe9;texte que l&apos;escalier &#xe9;tait trop &#xe9;troit, on le descendit dans la cave, on l&apos;&#xe9;tendit sur une &#xe9;chelle et on le laissa dans un coin du sous-sol. Hier soir, seulement quatre croque-morts vinrent proc&#xe9;der &#xe0; la mise en bi&#xe8;re, gr&#xe2;ce, il faut le dire aux d&#xe9;marches r&#xe9;p&#xe9;t&#xe9;es de plusieurs locataires de la maison, tr&#xe8;s contrari&#xe9;s de ce voisinage macabre. Mais le cercueil resta dans la cave une nuit de plus. Le corps a &#xe9;t&#xe9; enlev&#xe9; sans bruit ce matin &#xe0; neuf, heures et transport&#xe9; au cimeti&#xe8;re de Pantin o&#xf9; a eu lieu l&apos;inhumation.&lt;em&gt; La Presse – 12 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 12 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 11 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/11/20378384.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/11/20378384.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20378384/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/11/20378384.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#xe9;pid&#xe9;mie d&#xe9;cime nos moutons&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/42/48/545230/61805294.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;157&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; title=&quot;Moutons&quot; alt=&quot;Moutons&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/30/04/545230/61805298.jpg&quot; style=&quot;border: 0px none; display: inline; margin: 5px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Bourges, 9 janvier — L&apos;ann&#xe9;e qui vient de finir a &#xe9;t&#xe9; terrible pour l&apos;agriculture. Les pluies continuelles ont non seulement d&#xe9;truit, les r&#xe9;coltes et pourri la terre qui ne peut m&#xea;me pas recevoir, les semences nouvelles, mais elles ont d&#xe9;velopp&#xe9; les parasites des plantes et du b&#xe9;tail. L&apos;invasion du mildew qui a d&#xe9;vast&#xe9; le vignoble fran&#xe7;ais &#xe9;tait caus&#xe9;e par les brouillards ti&#xe8;des de l&apos;&#xe9;t&#xe9;; l&apos;&#xe9;pid&#xe9;mie de cachexie aqueuse qui vide depuis deux ou trois mois toutes les bergeries du Centre, est due aux pluies printani&#xe8;res et estivales qui ont transform&#xe9; les p&#xe2;turages en marais et fait pulluler un certain petit ver plat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce parasite est appel&#xe9; douve du foie par les campagnards, et dist&#xf4;me h&#xe9;patique par les v&#xe9;t&#xe9;rinaires. Il se loge exclusivement dans le foie des animaux, surtout des moutons. Quand il y est en nombre, il arr&#xea;te la fonction de cet organe, et l&apos;animal meurt au bout de deux ou trois mois, selon sa r&#xe9;sistance, apr&#xe8;s avoir pass&#xe9; par toutes les phases de l&apos;an&#xe9;mie et du d&#xe9;p&#xe9;rissement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tel est le fl&#xe9;au qui s&apos;est abattu sur les sols argileux et argilo-calcaires du Berry, du Nivernais. de la Sologne, qui nourrissent pr&#xe8;s de quinze cent mille b&#xea;tes a laine. Nous venons de parcourir ces pays et nous n&apos;avons trouv&#xe9; que d&#xe9;solation sous les chaumes couverts de neige. Le d&#xe9;partement de l&apos;Indre a &#xe9;t&#xe9; le plus &#xe9;prouv&#xe9;, sauf la r&#xe9;gion de Champagne, qui est &#xe0; fond de calcaire. Le reste a &#xe9;t&#xe9; infect&#xe9;. Tout l&apos;arrondissement de la Ch&#xe2;tre, une grande partie de celui du Blanc et la partie sud de Chateauroux accusent des pertes qui vont jusqu&apos;&#xe0; 95 %. Sur un troupeau de 500,000 t&#xea;tes, 200,000 ont disparu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans le Cher, o&#xf9; la race a &#xe9;t&#xe9; plus fortement crois&#xe9;e de m&#xe9;rinos, l&apos;h&#xe9;catombe est moins effrayante. Sur 350.000 moutons, on ne compte gu&#xe8;re qu&apos;un d&#xe9;chet d&apos;une cinquantaine de milliers. La maladie s&apos;est montr&#xe9;e surtout aux environs de Saint-Amand. Le troupeau solognot, tr&#xe8;s r&#xe9;sistant, poss&#xe8;de la douve du foie &#xe0; l&apos;&#xe9;tat end&#xe9;mique. Il n&apos;en a pas moins &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;cim&#xe9;. Du c&#xf4;te de Nevers, on n&apos;estime atteints que 10.000 moutons, sur 136.000. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais le v&#xe9;t&#xe9;rinaire d&#xe9;partemental Martin nous a signal&#xe9; un autre danger. La douve s&apos;attaque maintenant aux bovins, qui sont, on le sait, la richesse du Nivernais. Il ne se passe pas de jour sans qu&apos;on conduise &#xe0; l&apos;&#xe9;quarrissage un ou plusieurs veaux, car le parasite frappe rarement les adultes. M. Martin en a compt&#xe9; cinq cents depuis deux mois, et il s&apos;attend &#xe0; en d&#xe9;couvrir un millier encore d&apos;ici au printemps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme il n&apos;existe aucun rem&#xe8;de contre la cachexie aqueuse, on juge du d&#xe9;sespoir des &#xe9;leveurs. Leur seule ressource est de vendre les animaux d&#xe8;s les premiers sympt&#xf4;mes les animaux d&#xe8;s les premiers sympt&#xf4;mes. La viande est en effet parfaitement saine pour la boucherie. C&apos;est ce qui explique l&apos;affluence des moutons au march&#xe9; de la Villette depuis trois mois. Quelquefois, une bonne alimentation arr&#xea;te la maladie, quand le foie n&apos;est pas trop gorg&#xe9; de vers. Les professeurs d&apos;agriculture conseillent, &#xe0; titre pr&#xe9;ventif, de garder les animaux &#xe0; l&apos;&#xe9;table et d&apos;&#xe9;loigner tout de suite ceux qui pr&#xe9;sentent des signes funestes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce d&#xe9;peuplement des bergeries va tarir la production pendant deux ou trois mois, car on en cite o&#xf9; il ne reste plus une seule brebis. Cependant il ne faut pas croire que les dix-sept millions de sujets de l&apos;esp&#xe8;ce ovine fran&#xe7;aise sont menac&#xe9;s. La distomatose n&apos;est pas une maladie contagieuse proprement dite, et les gens comp&#xe9;tents pensent qu&apos;elle n&apos;aurait pas pris cette gravit&#xe9; si les bergers avaient &#xe9;t&#xe9; moins n&#xe9;gligents. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Gaulois – 10 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;N BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un tamponnement a Dreux &lt;/strong&gt;- Dreux, 9 janvier — Samedi soir, a. 10 h. 1/2, un train de marchandises, extraordinaire, &#xe9;tait rest&#xe9; en d&#xe9;tresse &#xe0; 1.500 m&#xe8;tres de Dreux, lorsqu&apos;il lut t&#xe9;lescop&#xe9; par un autre train qui le suivait. Cinq wagons furent r&#xe9;duits en miettes. Le choc fut si violent qu&apos;un wagon contenant une citerne d&apos;alcool rentra dans le wagon qui le pr&#xe9;c&#xe9;dait. Par suite de ce tamponnement, le service des trains a &#xe9;t&#xe9; fait sur voie unique entre Dreux et Marchezais. Les trains ont subi un retard consid&#xe9;rable par suite de l&apos;encombrement de la gare de Dreux. Il n&apos;y a pas eu d&apos;accident de personnes. &lt;em&gt;Le Si&#xe8;cle – 11 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un tamponnement pr&#xe8;s d&apos;Agen&lt;/strong&gt; - Agen, 9 janvier. — Ce matin, vers 5 heures 45, le train rapide 122, de Cette &#xe0; Bordeaux, a tamponn&#xe9; une rame de wagons d&#xe9;raill&#xe9;s entre le passage &#xe0; niveau de l&apos;abattoir et celui de la route du gaz, &#xe0; 300 m&#xe8;tres environ de la gare d&apos;Agen. Le m&#xe9;canicien du train de marchandises en manœuvre, sachant que le rapide allait arriver, avait pris la pr&#xe9;caution de faire fonctionner le disque et de poser des p&#xe9;tards sur la voie en se portant au-devant du 122, mais le rapide &#xe9;tait proche et en pleine vitesse. Aussi, la collision ne put-elle pas &#xea;tre &#xe9;vit&#xe9;e, mais le choc fut n&#xe9;anmoins relativement peu violent, le m&#xe9;canicien P&#xe8;re, du train 122 ayant renvers&#xe9; la vapeur et bloqu&#xe9; les freins. Les voyageurs du rapide ont ressenti une forte secousse, mais aucun d&apos;eux n&apos;a &#xe9;t&#xe9; bless&#xe9;. Quant au train tamponn&#xe9;, il a eu deux ou trois wagons &#xe9;ventr&#xe9;s, et un bœuf a &#xe9;t&#xe9; tu&#xe9;. &lt;em&gt;Le Si&#xe8;cle – 11 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 11 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 10 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/10/20375270.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/10/20375270.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20375270/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/10/20375270.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Deschanel contre Brisson, qui pr&#xe9;sidera la chambre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/25/96/545230/61793951.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;168&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;246&quot; title=&quot;Assembl&#xe9;e Nationale&quot; alt=&quot;Assembl&#xe9;e Nationale&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/88/545230/61793952.jpg&quot; style=&quot;border: 0px none; display: inline; margin: 5px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;A voir le peu d&apos;animation qui r&#xe8;gne au Palais-Bourbon, on ne se douterait gu&#xe8;re que c&apos;est demain, conform&#xe9;ment &#xe0; la Constitution, que la Chambre reprend ses travaux. Peu de d&#xe9;put&#xe9;s sont venus, cet apr&#xe8;s-midi. Aucune convocation de groupe n&apos;a eu lieu. C&apos;est M. Louis Passy, doyen d&apos;&#xe2;ge, d&#xe9;put&#xe9; lib&#xe9;ral de l&apos;Eure, qui pr&#xe9;sidera cette premi&#xe8;re s&#xe9;ance, assist&#xe9; de MM. Chaulin-Servini&#xe8;re, Even, Python, Ma&#xee;tre, Charles Dumas et Poitou-Duplessy, les six plus jeunes membres de l&apos;assembl&#xe9;e, comme secr&#xe9;taires.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#xe8;s le discours du pr&#xe9;sident provisoire, la Chambre aura &#xe0; &#xe9;lire son bureau d&#xe9;finitif et le scrutin sera ouvert pour l&apos;&#xe9;lection du pr&#xe9;sident. Deux candidats sont en pr&#xe9;sence M. Henri Brisson, pr&#xe9;sidant sortant, et M. Paul Deschanel, ancien pr&#xe9;sident de la Chambre, qui brigue &#xe0; nouveau le fauteuil pr&#xe9;sidentiel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il va sans dire que La candidature de M. Paul Deschanel a mis en grand &#xe9;moi les radicaux. Les journaux du parti, tant &#xe0; Paris qu&apos;en province, donnent le signal d&apos;alarme. Le bulletin officiel du parti d&#xe9;nonce la conspiration r&#xe9;actionnaire et convoque &#xe0; grands cris pour la bataille de demain le ban et l&apos;arri&#xe8;re-ban des troupes. Les troupes marcheront-elles ? Jusqu&apos;&#xe0; pr&#xe9;sent, elles ne mettent aucune empressement &#xe0; r&#xe9;pondre &#xe0; ces appels passionn&#xe9;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans formuler positivement des griefs contre l&apos;ancien pr&#xe9;sident, certains &#xe9;l&#xe8;vent des objections, lui reprochent la partialit&#xe9; dont il fit montre contre le cabinet en maintes circonstances; ils ont l&apos;air de trouver qu&apos;il a fait son temps, que ses forces baissent et aussi son autorit&#xe9; sur l&apos;assembl&#xe9;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&apos;attitude des socialistes est curieuse. Selon toute apparente, les 75 se diviseront sur la question pr&#xe9;sidentielle. A part quelques fervents du c&#xe9;nacle de la rue Cadet, qui redoutent l&apos;excommunication majeure, la groupe unifi&#xe9; se montre favorable &#xe0; la candidature Deschanel. On ne pardonne pas &#xe0; M. Brisson d&apos;avoir, lors de la gr&#xe8;ve des chemins de fer, impitoyablement consign&#xe9; la porte du Palais-Bourbon aux d&#xe9;l&#xe9;gations des cheminots et on lui tient rigueur de divers rappels &#xe0; l&apos;ordre qui tomb&#xe8;rent sur certains incorrigibles interrupteurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une autre inconnue, qui n&apos;est pas encore d&#xe9;gag&#xe9;e, r&#xe9;side dans l&apos;attitude des nouveaux. Que feront ces nouveaux ? Il semble qu&apos;ils tiennent en leurs mains le sort de la bataille. Il va sans dire qu&apos;ils seront assi&#xe9;g&#xe9;s de sollicitations contraires et beaucoup d&apos;entre eux vont se trouver fort perplexes. Pour &#xe9;viter des d&#xe9;fections possibles et forcer la main aux ind&#xe9;cis, les combistes avaient song&#xe9; &#xe0; demander le scrutin public &#xe0; la tribune et &#xe0; bulletins ouverts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais cette proc&#xe9;dure, qui supposerait une modification pr&#xe9;alable du r&#xe8;glement, ne para&#xee;t pas possible &#xe0; l&apos;heure actuelle. Il faudra inventer un autre moyen d&apos;intimidation, et l&apos;on sait que les combistes, en cette mati&#xe8;re, ne manquent ni d&apos;audace ni d&apos;imagination. Quoi qu&apos;il en soit, la lutte sera vive et l&apos;&#xe9;cart de voix assez faible entre les deux comp&#xe9;titeurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Gaulois – 10 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le premier voyage d&apos;un nouveau-n&#xe9; &lt;/strong&gt;- La femme d&apos;un modeste ouvrier du Bourget, Mme Alice Cognacq, se sentant prise, avant-hier soir, des douleurs de l&apos;enfantement, demanda &#xe0; son mari de la conduire aussit&#xf4;t &#xe0; l&apos;h&#xf4;pital Lariboisi&#xe8;re. La gare &#xe9;tait ferm&#xe9;e. Apr&#xe8;s avoir inutilement appel&#xe9; un employ&#xe9;, M. Cognacq r&#xe9;ussit &#xe0; trouver une porte qui n&apos;&#xe9;tait pas verrouill&#xe9;e. Il &#xe9;tait temps Mme Cognacq &#xe9;tait &#xe0; bout de forces. Elle eut &#xe0; peine le temps de s&apos;asseoir dans la salle d&apos;attente quelques secondes plus tard, elle mettait au monde un gros gar&#xe7;on. Que faire ? M. Cognacq n&apos;h&#xe9;sita pas. Puisqu&apos;on &#xe9;tait &#xe0; la gare, autant attendre le premier train pour Paris. Deux infirmi&#xe8;res d&apos;un h&#xf4;pital parisien arriv&#xe8;rent &#xe0; propos. Apr&#xe8;s avoir donn&#xe9; les soins essentiels &#xe0; la jeune maman et &#xe0; son b&#xe9;b&#xe9;, elles les accompagn&#xe8;rent dans leur voyage. A sept heures et demie du matin, Mme Cognacq arrivait &#xe0; la gare du Nord et, quelques minutes apr&#xe8;s, elle trouvait &#xe0; l&apos;h&#xf4;pital le bon lit qu&apos;elle avait bien gagn&#xe9;. &lt;em&gt;Le Petit Parisien – 10 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;La t&#xe9;l&#xe9;graphie sans fil et la tour Eiffel&lt;/strong&gt; - La tour Eiffel joue, de plus en plus, avec, une extr&#xea;me utilit&#xe9;, le r&#xf4;le de poste central de t&#xe9;l&#xe9;graphie sans fil. Afin de r&#xe9;gulariser ses communications une circulaire minist&#xe9;rielle du 15 octobre dernier a prescrit une s&#xe9;rie d&apos;exp&#xe9;riences destin&#xe9;es &#xe0; fixer les longueurs d&apos;onde n&#xe9;cessaires et suffisantes pour les communications maritimes, avec la tour. Il en r&#xe9;sulte que les meilleures communications entre les postes de T. S. F. et la tour Eiffel se font avec une onde hertzienne de 450 m&#xe8;tres et une &#xe9;tincelle de 22 millim&#xe8;tres. Entre les stations c&#xf4;ti&#xe8;res &#xe0; moyenne port&#xe9;e et la tour, l&apos;onde est de 300 m&#xe8;tres et l&apos;&#xe9;tincelle de 12 millim&#xe8;tres. Les radiot&#xe9;l&#xe9;grammes de la grande station de Toulon sont per&#xe7;us, pendant le jour, &#xe0; Paris, avec une onde de 1,350 m&#xe8;tres et des &#xe9;tincelles de 8 millim&#xe8;tres seulement. Ces ondes qui s&apos;entrecroisent dans l&apos;espace ne sont-elles pas pour quelque chose dans les pluies obstin&#xe9;es dont nous sommes afflig&#xe9;s ? Les m&#xe9;t&#xe9;orologistes ne le pensent pas en g&#xe9;n&#xe9;ral, et les exp&#xe9;riences de v&#xe9;rification sont &#xe9;videmment difficiles &#xe0; faire, puisque de tous c&#xf4;t&#xe9;s, et non pas rien qu&apos;en France, on fait de la t&#xe9;l&#xe9;graphie sans fil. En tout &#xe9;tat de cause, ce que pourraient faire les ondes, ce serait de condenser les nuages sous forme de pluie; mais elles ne peuvent produire logiquement les nuages. On ne voit donc pas bien a priori quelle peut &#xea;tre leur influence sur le r&#xe9;gime exag&#xe9;r&#xe9;ment pluvieux. &lt;em&gt;Le Temps&lt;/em&gt; – 10 janvier 1911&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 10 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 9 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/09/20369801.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/09/20369801.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20369801/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/09/20369801.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fanfare Lorraine d&#xe9;fie l&apos;occupant allemand&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/38/24/545230/61774111.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;160&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/75/87/545230/61774126.jpg&quot; alt=&quot;Lorraine sportive 8 janvier 1909&quot; title=&quot;Lorraine sportive 8 janvier 1909&quot; style=&quot;border: 0px none; display: inline; margin: 5px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Metz – 8 janvier - Les autorit&#xe9;s allemandes d&apos;Alsace-Lorraine, qui, depuis quelque temps, multiplient, semble-t-il, les vexations qu&apos;elles infligent aux populations alsaciennes et lorraines, ont provoqu&#xe9;, ce soir, par leurs maladresses, un incident extraordinaire &#xe0; Metz, qui a produit une profonde &#xe9;motion dans la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce soir, en effet, la soci&#xe9;t&#xe9; La Lorraine Sportive offrait, dans un h&#xf4;tel de la ville, devant une salle archicomble, un concert &#xe0; ses membres honoraires. L&apos;assistance &#xe9;tait exclusivement compos&#xe9;e d&apos;indig&#xe8;nes, de vieux Messins. Avant l&apos;ouverture, d&#xe9;j&#xe0;, de nombreux agents de police entouraient l&apos;h&#xf4;tel. La soir&#xe9;e avait commenc&#xe9; et M. Samain, pr&#xe9;sident, venait de prendre la parole en fran&#xe7;ais, pour souhaiter la bienvenue &#xe0; l&apos;assembl&#xe9;e, quand l&apos;inspecteur de police Schantge, agissant en vertu d&apos;ordres arriv&#xe9;s du minist&#xe8;re de Strasbourg, fit irruption sur la sc&#xe8;ne, d&#xe9;clarant que le concert n&apos;aurait pas lieu. Il invita l&apos;assembl&#xe9;e &#xe0; se disperser, en ajoutant que la r&#xe9;union &#xe9;tait publique et en contravention avec la loi allemande sur les r&#xe9;unions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les paroles de l&apos;inspecteur furent couvertes de hu&#xe9;es par le public. Le pr&#xe9;sident consulta l&apos;assembl&#xe9;e sur la question de savoir si la r&#xe9;union &#xe9;tait publique ou priv&#xe9;e. La question fut couverte par de formidables applaudissements et par les cris de : Vive la Lorraine ! Continuez la s&#xe9;ance !&amp;nbsp; La fanfare de la Lorraine Sportive joua alors la Marche de Sambre-et-Meuse, au milieu des applaudissements fr&#xe9;n&#xe9;tiques de l&apos;auditoire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce moment, l&apos;inspecteur de police quitta la sc&#xe8;ne et revint bient&#xf4;t, accompagn&#xe9; de huit agents. Ceux-ci s&apos;empar&#xe8;rent du pr&#xe9;sident et du chef d&apos;orchestre, qu&apos;ils conduisirent au dehors. L&apos;orchestre continua quand m&#xea;me le concert, toujours acclam&#xe9; par le public. La police occupa la sc&#xe8;ne, le public resta cependant dans la salle. Finalement, les musiciens entonn&#xe8;rent la Marseillaise, puis ils partirent aux sons de sonneries fran&#xe7;aises de clairon. Ces incidents ont caus&#xe9; une &#xe9;motion extraordinaire parmi le public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Gaulois – 9 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une auto dans l&apos;oc&#xe9;an: M. Maillard, s&#xe9;nateur tombe &#xe0; la mer &lt;/strong&gt;- Nantes, 8 janvier - Hier soir, &#xe0; sept heures, l&apos;automobile du s&#xe9;nateur Maillard, conduite par son chauffeur, s&apos;est jet&#xe9;e &#xe0; la mer &#xe0; l&apos;emplacement dit la Chambre des Vases pr&#xe8;s du Croisic, une heure avant la pleine mer. Fort heureusement, le sloop &lt;em&gt;Risque-Tout&lt;/em&gt;, patron Olivier, se trouvait &#xe0; deux ou trois m&#xe8;tres du quai. L&apos;avant de l&apos;automobile se brisa sur les bords du sloop qui s&apos;&#xe9;loigna lentement sous la pouss&#xe9;e de d&apos;auto, donnant &#xe0; M. Maillard, qui occupait le v&#xe9;hicule, et &#xe0; son chauffeur, le temps de se d&#xe9;gager. L&apos;automobile disparut aussit&#xf4;t dans les flots. Les personnes qui se trouvaient &#xe0; proximit&#xe9; appel&#xe8;rent au secours. Le patron Fernand, qui se trouvait non loin de l&#xe0;, arriva &#xe0; force de rames et, aid&#xe9; d&apos;un matelot, fut assez heureux pour sauver les deux naufrag&#xe9;s. On esp&#xe8;re que, malgr&#xe9; son grand &#xe2;ge, M. Maillard en sera quitte pour l&apos;&#xe9;motion. &lt;em&gt;Le Petit Parisien – 9 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un tr&#xe9;sor d&#xe9;couvert sous une-toiture &lt;/strong&gt;&lt;em&gt;- &lt;/em&gt;Saint-L&#xf4;, 8 janvier - Le 1er f&#xe9;vrier 1910 M. Albert Fontaine, ouvrier menuisier, travaillant pour le compte de M. Auguste Lerouxel, charpentier &#xe0; H&#xe9;b&#xe9;crevon, d&#xe9;couvrait la maison de ce dernier, afin de r&#xe9;parer la toiture, lorsqu&apos;il mit au jour, dans la sabli&#xe8;re, une boite en ch&#xea;ne d&apos;une longueur de 30 centim&#xe8;tres et d&apos;une hauteur de 15 centim&#xe8;tres. L&apos;ouvrier appela son patron et lui dit: Voil&#xe0; un tr&#xe9;sor, mais je ne veux pas y toucher, car c&apos;est peut-&#xea;tre ma mort. Une l&#xe9;gende normande pr&#xe9;dit, en effet, la mort dans le courant de l&apos;ann&#xe9;e de toute personne qui d&#xe9;couvre un tr&#xe9;sor. Moins superstitieux que son ouvrier, M. Lerouxel prit le coffret et le descendit chez lui. L&#xe0;, devant sa femme et M. Fontaine, il ouvrit la botte et d&#xe9;couvrit 1.400 francs en pi&#xe8;ces de cinq francs peu usag&#xe9;es, pour la plupart &#xe0; l&apos;effigie de Charles X puis une pochette contenant des pi&#xe8;ces d&apos;or, dont un louis de 50 francs, le tout repr&#xe9;sentant une somme de 14.800 francs. M. Lerouxel recommanda &#xe0; son ouvrier le plus grand silence sur cette affaire, et lui donna une somme de 120 francs. Malheureusement, la trouvaille s&apos;&#xe9;bruita et la sœur de l&apos;ancienne propri&#xe9;taire de la maison, une dame Jos&#xe9;phine Allix, veuve Yonnet, &#xe2;g&#xe9;e de soixante-sept ans, propri&#xe9;taire &#xe0; Heb&#xe9;crevon, porta plainte pour vol, entre les mains du procureur de la R&#xe9;publique de Saint-L&#xf4;. Elle faisait valoir en ces termes ses droits sur la somme d&apos;argent trouv&#xe9;e Ma feue sœur, C&#xe9;leste Fleuret, d&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;e depuis dix-sept ans, poss&#xe9;dait la maison de Lerouxel. A sa mort, les h&#xe9;ritiers ne trouv&#xe8;rent que peu d&apos;argent et une boite dans laquelle elle enfermait ses &#xe9;conomies ne fut jamais retrouv&#xe9;e. Ce ne peut &#xea;tre que celle qui a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;couverte par le charpentier. L&apos;affaire, vint, les 22 et 29 octobre devant le tribunal correctionnel de Saint-L&#xf4;. Les &#xe9;poux Lerouxel, inculp&#xe9;s de vol et complicit&#xe9; de vol. furent condamn&#xe9;s chacun &#xe0; six mois de prison, car le tribunal, que les trois conditions pr&#xe9;vues par l&apos;article 716 du code civil pour que les 14.800 francs fussent consid&#xe9;r&#xe9;s comme un &#xab; tr&#xe9;sor &#xbb; n&apos;&#xe9;taient pas remplies. Sur appel, l&apos;affaire est venue devant la cour d appel de Caen, qui a rendu son arr&#xea;t. La cour annule le jugement du tribunal, car elle estime que les circonstances de la cause ne permettent pas de d&#xe9;cider que la veuve Yonnet est fond&#xe9;e dans sa r&#xe9;clamation de propri&#xe9;t&#xe9;. Elle d&#xe9;cide que la somme trouv&#xe9;e est bien un tr&#xe9;sor et que le d&#xe9;lit de vol ne peut &#xea;tre relev&#xe9;. L&apos;ouvrier Fontaine, qui a trouv&#xe9; la botte, a droit &#xe0; la moiti&#xe9; de la somme. &lt;em&gt;Le Petit Parisien – 9 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 09 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 8 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/08/20368946.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/08/20368946.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20368946/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/08/20368946.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le &lt;em&gt;Danton&lt;/em&gt; s&apos;&#xe9;choue dans le port de Brest &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/40/19/545230/61771508.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;157&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;246&quot; title=&quot;Cuirass&#xe9; Danton&quot; alt=&quot;Cuirass&#xe9; Danton&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/29/545230/61771509.jpg&quot; style=&quot;border: 0px none; display: inline; margin: 5px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brest, 7 janvier (4 heures). Un grave accident est survenu ce matin au &lt;em&gt;Danton&lt;/em&gt;, &#xe0; l&apos;heure o&#xf9; il commen&#xe7;ait les essais de ses machines &#xe0; point fixe, c&apos;est-&#xe0;-dire &#xe0; l&apos;endroit o&#xf9; les amarres maintiennent solidement les b&#xe2;timents pour les essais pr&#xe9;liminaires des machines. Les amarres qui le retenaient par l&apos;arri&#xe8;re se sont bris&#xe9;es presque simultan&#xe9;ment, et notre Dreadnought s&apos;est &#xe9;chou&#xe9; par l&apos;avant sur une longueur de 50 m&#xe8;tres environ, sur un fond de vase et de rochers. Ce qui aggrave la situation. c&apos;est que l&apos;&#xe9;chouage a eu lieu au moment de l&apos;&#xe9;tale de pleine mer et que le b&#xe2;timent s&apos;est d&#xe9;jaug&#xe9; au fur et &#xe0; mesure que la mer baissait. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce moment, la situation est tr&#xe8;s critique: l&apos;arri&#xe8;re a continu&#xe9; &#xe0; descendre avec la mar&#xe9;e, tandis que l&apos;avant restait hors ne l&apos;eau. D&apos;autre part, le b&#xe2;timent s&apos;est &#xe9;chou&#xe9; sur le c&#xf4;t&#xe9; gauche du chenal, dont le talus est en pente et qui est inclin&#xe9; sur la droite d&apos;un angle de 10&#xb0; environ. Il est craindre que cette situation anormale cause des avaries mat&#xe9;rielles graves, notamment dans les tourelles et les machines.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les autorit&#xe9;s de l&apos;arsenal prennent toutes les dispositions pour d&#xe9;s&#xe9;chouer le navire &#xe0; la prochaine pleine mer, vers 9 heures ce soir. Notons en passant que la mer a baiss&#xe9; de 4 m&#xe8;tres depuis le moment de l&apos;&#xe9;chouage, et qu&apos;&#xe0; mar&#xe9;e basse l&apos;avant du navire n&apos;&#xe9;tait immerg&#xe9; que de 3 m&#xe8;tres environ. On avait craint &#xe0; un moment donn&#xe9; la possibilit&#xe9; d&apos;un chavirement. Il ne semble pas que cette redoutable &#xe9;ventualit&#xe9; eut pu se produire, &#xe9;tant donn&#xe9;es la largeur du b&#xe2;timent dans les ponts et la disposition de sa quille. Cependant s&apos;il &#xe9;tait rest&#xe9; dans sa position primitive sur le c&#xf4;t&#xe9; gauche du chenal, son inclinaison &#xe0; mar&#xe9;e basse aurait &#xe9;t&#xe9; des plus dangereuses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le capitaine de vaisseau Hebert, qui commande le &lt;em&gt;Danton&lt;/em&gt; a pris l&apos;heureuse initiative de faire haler l&apos;arri&#xe8;re, plac&#xe9; vers le milieu du chenal d&#xe8;s le d&#xe9;but de l&apos;&#xe9;chouage, pendant que le b&#xe2;timent flottait encore sur une grande longueur. Cette manœuvre prudente a peut-&#xea;tre emp&#xea;ch&#xe9;, sinon une catastrophe, du moins des avaries graves.. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Souhaitons que notre &lt;em&gt;Danton&lt;/em&gt; sorte indemne de celle situation critique. Ce nouvel accident a jet&#xe9; la consternation dans l&apos;arsenal de Brest, o&#xf9; tous, ouvriers, ing&#xe9;nieurs ci officiers, suivaient avec un int&#xe9;r&#xea;t tout particulier l&apos;armement de cette belle unit&#xe9; qui devait faire des essais en mer libre la semaine prochaine. Le Danton semble faire l&apos;objet d&apos;une guigne obstin&#xe9;e. On se souvient, en effet, qu&apos;il ne put &#xea;tre lanc&#xe9;, le 4 juillet 1909, qu&apos;&#xe0; la deuxi&#xe8;me tentative de lancement. Le 22 mai, un premier essai avait &#xe9;chou&#xe9;. Le navire glissa d&apos;une longueur de 44 m&#xe8;tres, puis s&apos;arr&#xea;ta net au tiers de sa cale, 3 m. 50 de sa quille portant a faux. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;L&apos;Ouest-Eclair – 8 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;L&apos;honneur des cadets de Montauban &lt;/strong&gt;- Ils &#xe9;taient jeunes, dix-sept ans &#xe0; peine. Empanach&#xe9;s de bravoure, ils aimaient la controverse et tenaient t&#xea;te aux contradicteurs jusqu&apos;&#xe0; la diatribe. Ils avaient de la r&#xe9;putation. Sous les couverts de la place Nationale, on les voyait promener avec solennit&#xe9; leur jeune comp&#xe9;tence. Un soir, ils en vinrent aux mains; l&apos;&#xe9;tudiant administra deux gifles au fils du ma&#xee;tre d&apos;armes. C&apos;&#xe9;tait grave, c&apos;&#xe9;tait une injure, une affaire d&apos;honneur. Et nos cadets de constituer t&#xe9;moins selon les r&#xe8;gles. R&#xe9;tractation ou r&#xe9;paration ! demand&#xe8;rent les t&#xe9;moins du fils du ma&#xee;tre d&apos;armes. R&#xe9;tractation, jamais ! r&#xe9;pliqu&#xe8;rent les t&#xe9;moins de l&apos;&#xe9;tudiant. Ce fut la r&#xe9;paration, non par les armes – aucun d&apos;eux ne savait tenir le moindre fleuret, ou presser la g&#xe2;chette - mais par le b&#xe2;ton, et la direction du combat fut confi&#xe9;e au. ma&#xee;tre d&apos;armes, p&#xe8;re de l&apos;un des combattants. L&apos;impartialit&#xe9; du directeur de la rencontre fut absolue. On d&#xe9;signa le lieu et le moment la route des Albar&#xe8;des a une heure de l&apos;apr&#xe8;s-midi. Adversaires, t&#xe9;moins et arbitre arriv&#xe8;rent en voiture. Les deux jeunes gens se d&#xe9;v&#xea;tirent alors, ne gardant que le pantalon et la chemise, et apr&#xe8;s les recommandations d&apos;usage, le combat commen&#xe7;a, passionn&#xe9;. D&#xe8;s que l&apos;un des adversaires fut d&#xe9;clar&#xe9; en &#xe9;tat d&apos;inf&#xe9;riorit&#xe9; notoire et dut quitter le combat; ses t&#xe9;moins eurent pour mission de le venger, comme &#xe0; l&apos;&#xe9;poque des gardes du cardinal et des mousquetaires de M. de Tr&#xe9;ville, et un nouveau duel au b&#xe2;ton recommen&#xe7;a entre t&#xe9;moins. La rencontre dura une heure. Hom&#xe9;riquement. Enfin, apr&#xe8;s que dix-huit b&#xe2;tons eurent &#xe9;t&#xe9; bris&#xe9;s sur la t&#xea;te, les oreilles ou les &#xe9;paules des combattants, le combat cessa et l&apos;honneur fut d&#xe9;clar&#xe9; satisfait. &lt;em&gt;Le Temps – 8 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une seule passag&#xe8;re pour tout un transatlantique&lt;/strong&gt; - New-York, 28 d&#xe9;cembre - Il s&apos;est produit aujourd&apos;hui un fait, sans pr&#xe9;c&#xe9;dent dans les annales, maritimes de New-York. Ce matin, un des plus grands transatlantiques de la Red star Line, le &lt;em&gt;Vaterland&lt;/em&gt;, a quitt&#xe9; le port de New-York avec un seul passager &#xe0; bord. Cet unique passager est Mme Harry Pollock, femme d&apos;un sportsman fort connu &#xe0; New-York. Pas une autre &#xe2;me vivante — comme passager — ne se trouvera avec elle en premi&#xe8;re classe sur le gigantesque navire. Elle aura en cons&#xe9;quence cent cinquante stewards et femmes de chambre &#xe0; sa disposition ; un orchestre jouera pour elle toute seule durant tout le voyage et elle pourra, dans ses promenades solitaires sur le pont, monopoliser la conversation du capitaine. C&apos;est pour elle qu&apos;a tribord ou &#xe0; b&#xe2;bord, on abaissera en cas de mauvais temps les toiles ; pour elle que l&apos;on fera marcher la sir&#xe8;ne qui annonce l&apos;heure du d&#xe9;jeuner ; pour elle que l&apos;on dressera la table dans la grande salle &#xe0; manger. Le &lt;em&gt;Vaterland&lt;/em&gt; deviendra son yacht de plaisance pour toute la travers&#xe9;e pour la somme que paie un voyageur de premi&#xe8;re classe.&lt;em&gt; Le Matin – 8 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 08 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 7 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/07/20314039.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/07/20314039.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20314039/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/07/20314039.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le secr&#xe9;taire d&apos;&#xc9;tat &#xe0; la Marine victime d&apos;un d&#xe9;raillement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/67/545230/61553812.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;156&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; title=&quot;Deraillement&quot; alt=&quot;Deraillement&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/47/93/545230/61553814.jpg&quot; style=&quot;border: 0px none; display: inline; margin: 5px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; Un d&#xe9;raillement s&apos;est produit sur la ligne de l&apos;Ouest-Etat, entre les stations du Perray et des Essarts-le-Roi, pr&#xe8;s de Rambouillet, hier matin, &#xe0; dix heures et demie. Le train express 1.505, de Paris &#xe0; Angers, dans lequel se trouvait M. Guist&apos;hau, sous-secr&#xe9;taire d&apos;Etat &#xe0; la Marine, passait au kilom&#xe8;tre 45-360 quand il a d&#xe9;raill&#xe9;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce train, apr&#xe8;s s&apos;&#xea;tre arr&#xea;t&#xe9; &#xe0; Versailles, comme l&apos;indique son horaire, avait repris sa marche sur Chartres, premi&#xe8;re station, et filait &#xe0; une vitesse de 80 kilom&#xe8;tres &#xe0; l&apos;heure, lorsque, arriv&#xe9; &#xe0; environ 2 kilom&#xe8;tres 400 de Rambouillet, une des bogies avant de la locomotive sortit des rails, cassant les coussinets, les coins et les &#xe9;misses. Par la vitesse acquise, la locomotive, et le tender sortirent des rails, s&apos;engageant sur la voie montante. Le m&#xe9;canicien bloqua ses freins, mais l&apos;attelage s&apos;&#xe9;tant rompu, la locomotive continua sa route, laissant derri&#xe8;re elle le reste du train.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Celui-ci, qui comprenait un wagon-restaurant, deux wagons de 1ere classe et un wagon de seconde classe, s&apos;arr&#xea;ta au bout de 200 m&#xe8;tres environ. Les wagons se t&#xe9;lescop&#xe8;rent et se renvers&#xe8;rent sur le cot&#xe9; gauche, apr&#xe8;s avoir arrach&#xe9; une centaine de m&#xe8;tres de rails et d&#xe9;t&#xe9;rior&#xe9; environ 350 m&#xe8;tres voies. Des morceaux de rail ont &#xe9;t&#xe9; projet&#xe9;s dans le foss&#xe9; et le ballast est fortement creus&#xe9;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le personnel du train, m&#xe9;canicien, chauffeur et conducteur, se porta aussit&#xf4;t au secours des voyageurs. Pendant ce temps, un train de secours partait de Rambouillet avec tout un mat&#xe9;riel de sauvetage. Par bonheur il n&apos;y avait pas d&apos;accidents graves de personnes. Trois voyageurs ont &#xe9;t&#xe9; l&#xe9;g&#xe8;rement contusionn&#xe9;s : MM. Richet, 8, rue du March&#xe9;-Popincourt, et Lebreton, 19, rue des Halles, &#xe0; Paris ; Veillantel, 29, avenue de la Gare &#xe0; Houilles. Le cuisinier du wagon-restaurant, M. Song, et M. Gordet, son aide, ont &#xe9;t&#xe9; &#xe9;galement l&#xe9;g&#xe8;rement bless&#xe9;s. Apr&#xe8;s visite du docteur Humbert, &#xe0; la gare de Rambouillet, ils ont pu continuer leur voyage par un train sp&#xe9;cial form&#xe9; aussit&#xf4;t apr&#xe8;s l&apos;accident, ou regagner Paris, &#xe0; leur gr&#xe9;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L&apos;interruption des voies a dur&#xe9; toute la journ&#xe9;e. Le pr&#xe9;fet de Seine-et-Oise, M. Autrand, s&apos;est rendu aussit&#xf4;t en automobile sur les lieux et a proc&#xe9;d&#xe9; &#xe0; une premi&#xe8;re enqu&#xea;te avec MM. Th&#xe9;aux, sous-pr&#xe9;fet de Rambouillet, et Prinet, juge d&apos;instruction.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Petit journal – 7 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le mauvais temps&lt;/strong&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;-&lt;/em&gt; De diverses r&#xe9;gions d&apos;abondantes chutes de neige sont signal&#xe9;es. A Carcassonne, les courriers sont arr&#xea;t&#xe9;s. A B&#xe9;ziers, une marchande de primeurs, Mme veuve Domergue, est morte subitement d&apos;une congestion caus&#xe9;e par le froid. De Clermont-Ferrand on mande que toute la r&#xe9;gion est ensevelie sous une &#xe9;paisse couche de neige; dans les rues de la ville, la circulation est difficile. En Alg&#xe9;rie, des indig&#xe8;nes ont d&#xe9;clare au commissaire de police de Blida qu&apos;ils avaient recueilli un jeune homme europ&#xe9;en qui s&apos;&#xe9;tait perdu dans la montagne et qui avait les pieds gel&#xe9;s. Le signalement du jeune homme a &#xe9;t&#xe9; lanc&#xe9; dans toute la r&#xe9;gion. En Italie, les journaux oublient de nombreux t&#xe9;l&#xe9;grammes signalant l&apos;arr&#xea;t des trains caus&#xe9; par la neige. L&apos;interruption a dur&#xe9; deux jours entre Plaisance, Parme et Milan; 150 voyageurs sont rest&#xe9;s en pleine campagne pendant vingt heures dans des wagons non chauff&#xe9;s. &lt;em&gt;Le Temps – 7 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Collision entre contrebandiers et douaniers&lt;/strong&gt; - On mande de B&#xe9;ziers qu&apos;&#xe0; la suite de la capture d&apos;un chargement d&apos;alcool pass&#xe9; en fraude, une collision a eu lieu entre contrebandiers et deux agents du fisc, Mercier et Boyer. Ces derniers furent assaillis par une force triple et l&apos;attelage leur fut enlev&#xe9;. Des coups de revolver furent tir&#xe9;s suivis de coups de pierre et de coups de matraque. M. Boyer fut gri&#xe8;vement bless&#xe9;; M. Mercier moins gri&#xe8;vement. La police a op&#xe9;r&#xe9; trois arrestations.&lt;em&gt; Le Temps – 7 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 07 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 6 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/06/20313864.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/06/20313864.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20313864/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/06/20313864.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/45/53/545230/61552833.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;246&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;177&quot; title=&quot;regnard_victor_auguste&quot; alt=&quot;regnard_victor_auguste&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/76/63/545230/61552838.jpg&quot; style=&quot;border: 0px none; display: inline; margin: 5px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Vie et la Mort de Victor Regnard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons dit hier que l&apos;&#xe9;tat de Regnard ne laissait plus gu&#xe8;re d&apos;espoir. A dix heures, le malheureux com&#xe9;dien rendait le dernier soupir apr&#xe8;s une agonie douloureuse et sereine. Sur le lit de mort, o&#xf9; il repose, des mains amies ont d&#xe9;j&#xe0; d&#xe9;pos&#xe9; des fleurs, et M. Fort, l&apos;aimable directeur de l&apos;h&#xf4;pital Lariboisi&#xe8;re, qui assista l&apos;artiste dans ses derniers moments, fut le premier a d&#xe9;poser une gerbe.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Regnard &#xe9;tait, pour employer l&apos;expression habituelle, une physionomie bien parisienne. N&#xe9; &#xe0; Paris le 5 mars 1854, il d&#xe9;buta au petit th&#xe9;&#xe2;tre de la Tour d&apos;Auvergne, o&#xf9; sa verve et son entrain le firent&amp;nbsp; vivement remarquer. Il fut engag&#xe9; au th&#xe9;&#xe2;tre de Cluny o&#xf9; il se fit applaudir longtemps dans &lt;em&gt;le Lyc&#xe9;e de jeunes filles&lt;/em&gt; de joyeuse m&#xe9;moire. Puis il cr&#xe9;a successivement: &lt;em&gt;Trois femmes pour un mari&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Une femme collante&lt;/em&gt;, &lt;em&gt;Coquard et Bicoquet&lt;/em&gt;. Dans &lt;em&gt;Les Petites Michu&lt;/em&gt; aux c&#xf4;t&#xe9;s de Mmes Alice Bonheur et Odette Dulac, il eut un succ&#xe8;s retentissant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Regnard, jovial, bon enfant, toujours souriant, ne comptait que des amis dans tous les milieux. Il s&apos;&#xe9;tait depuis longtemps consacr&#xe9; aux bonnes œuvres, entre autres, &#xe0; la mutualit&#xe9;, et il &#xe9;tait plus fier de la modeste m&#xe9;daille de la Mutualit&#xe9; dont il portait le ruban &#xe0; la boutonni&#xe8;re, que de la distinction acad&#xe9;mique dont il &#xe9;tait titulaire. On sait &#xe9;galement qu&apos;il &#xe9;tait secr&#xe9;taire de l&apos;Association des artistes dramatiques et organisateur des -matin&#xe9;es de Pont-aux-Dames&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les anecdotes sont nombreuses qui montrent l&apos;extr&#xea;me simplicit&#xe9; et la modestie de Regnard. Une d&apos;elles se rapporte au temps d&#xe9;j&#xe0; lointain o&#xf9; l&apos;artiste entrait &#xe0; Cluny pour cr&#xe9;er Trois femmes pour un mari. Il avait d&apos;abord refus&#xe9; le r&#xf4;le craignant de s&apos;en mal acquitter. Si j&apos;allais mettre la pi&#xe8;ce par terre. Un pareil r&#xf4;le ! J&apos;ai peur de n&apos;&#xea;tre pas de taille. disait-il &#xe0; l&apos;auteur, M. Grenet-Dancourt. Et il avait fallu que M. Grenet-Dancourt le rassur&#xe2;t et lui impos&#xe2;t cette cr&#xe9;ation qui devait le faire conna&#xee;tre dans Paris et qui fut, d&apos;ailleurs, la plus belle de sa carri&#xe8;re. Regnard joua Trois femmes pour un mari 525 fois de suite aux applaudissements de tout Paris. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des ce matin, le corps du malheureux artiste a &#xe9;t&#xe9; transport&#xe9; dans la salle d&apos;&#xe9;cole des infirmi&#xe8;res, transform&#xe9;e en chapelle ardente. Durant toute la journ&#xe9;e, les tr&#xe8;s nombreux amis de Regnard ont d&#xe9;fil&#xe9; devant le lit o&#xf9; il repose et sont venus rendre un dernier hommage &#xe0; leur vieux camarade. Le fils du d&#xe9;funt est venu ce matin &#xe0; L&apos;h&#xf4;pital. Le comit&#xe9; de l&apos;Association des Artistes a d&#xe9;cid&#xe9; de prendre &#xe0; sa charge les frais des obs&#xe8;ques dont la date n&apos;est pas encore d&#xe9;finitivement arr&#xea;t&#xe9;e.&amp;nbsp; Il est probable que l&apos;inhumation aura lieu &#xe0; Pont-aux-Dames le comit&#xe9; d&#xe9;sirerait, en effet, que Regnard repos&#xe2;t aupr&#xe8;s de Coquelin qu&apos;il aida avec tant de z&#xe8;le et de d&#xe9;vouement pour faire aboutir, la cr&#xe9;ation de la Maison des artistes. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;La Presse – 6 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une ville engloutie&lt;/strong&gt; - Saint-P&#xe9;tersbourg, 5 janvier - La secousse sismique de l&apos;avant-derni&#xe8;re nuit a &#xe9;t&#xe9; terrible dans l&apos;Asie centrale. Selon les derni&#xe8;res nouvelles qu&apos;il est impossible cependant de contr&#xf4;ler, vu la rupture des communications t&#xe9;l&#xe9;graphiques, la ville de Prejvalsk a &#xe9;t&#xe9; enti&#xe8;rement engloutie sous terre et un grand lac s&apos;est form&#xe9; &#xe0; sa place. On ignore ce que sont devenus les habitants. La ville de Pishpek, qui comptait 6,000 habitants, a &#xe9;t&#xe9; compl&#xe8;tement d&#xe9;truite. D&apos;apr&#xe8;s les journaux, le tremblement de terre du Turkestan d&#xe9;passe en violence ceux des si&#xe8;cles pass&#xe9;s et l&apos;on s&apos;explique, maintenant, l&apos;intensit&#xe9; des oscillations signal&#xe9;es hier par les observatoires du monde entier. A Taschkend m&#xea;me, qui est la capitale du Turkestan russe grande cit&#xe9; de 200,000 &#xe2;mes les d&#xe9;g&#xe2;ts sont consid&#xe9;rables. Le nombre des victimes, civiles ou militaires, est &#xe9;lev&#xe9;. Beaucoup de maisons se sont &#xe9;croul&#xe9;es et des milliers de gens sont sans abri. Tous les appareils sismographiques de l&apos;observatoire de Pouikof, pr&#xe8;s de Saint-P&#xe9;tersbourg, ont &#xe9;t&#xe9; fauss&#xe9;s par la violence du tremblement de terre. &lt;em&gt;Le Petit Parisien - 6 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les gr&#xe8;ves en Belgique: Sanglante collision entre mineurs et gendarmes &lt;/strong&gt;- Voici quelques d&#xe9;tails sur les incidents qui se sont produits, dans le bassin de Li&#xe8;ge, o&#xf9; la gr&#xe8;ve g&#xe9;n&#xe9;rale des mineurs a &#xe9;t&#xe9; proclam&#xe9;e hier. Quelques jours avant le nouvel an, des gr&#xe8;ves partielles se d&#xe9;claraient dans les charbonnages de la province de Li&#xe8;ge, motiv&#xe9;es, la plupart, par l&apos;application du nouveau r&#xe8;glement minier. Mardi soir, la gr&#xe8;ve g&#xe9;n&#xe9;rale &#xe9;tait vot&#xe9;e et on comptait environ 8 000 gr&#xe9;vistes. Dans tout le bassin l&apos;effervescence est grande et les incidents se multiplient. Hier encore, une collision s&apos;est produite, mais cette fois avec les gendarmes, et le sang a coul&#xe9;. Un cort&#xe8;ge de gr&#xe9;vistes venant de Flemalle, se rendait &#xe0; la Maison du Peuple de Seraing, o&#xf9; un referendum &#xe9;tait organis&#xe9; sur la question de la reprise du travail, lorsqu&apos;&#xe0; Seraing, il rencontra des gendarmes &#xe0; cheval. Accabl&#xe9;s d&apos;injures, ceux-ci voulurent arr&#xea;ter quelques manifestants, il furent accueillis par une gr&#xea;le de pierres et plusieurs coups de feu. Le commandant des gendarmes fit alors les sommations d&apos;usage mais comme les gr&#xe9;vistes refusaient de se disperser, et qu&apos;un gendarme venait d&apos;&#xea;tre atteint au bras, l&apos;ordre de tirer fut donn&#xe9;. Il se produisit &#xe0; ce moment une panique &#xe9;pouvantable. On releva cinq bless&#xe9;s. Parmi eux se trouvent un gendarme atteint au bras, deux gr&#xe9;vistes blesses aux jambes, un jeune homme au pied et une vieille femme qui passait au moment de la bagarre et qui, atteinte d&apos;une balle dans la t&#xea;te, est dans un &#xe9;tat d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;. Si une d&#xe9;tente ne survient pas &#xe0; bref d&#xe9;lai, de terribles &#xe9;ventualit&#xe9;s sont &#xe0; redouter. Des troupes de la garnison de Li&#xe8;ge sont pr&#xea;tes &#xe0; partir pour Seraing. &lt;em&gt;La Croix – 6 janvier 19100&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 06 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 5 janvier 1911</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/05/20074530.html</link><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/05/20074530.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/20074530/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2011/01/05/20074530.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La police londonienne donne l&apos;assaut &#xe0; un repaire d&apos;anarchistes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/40/545230/60666305.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;161&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/79/545230/60666318.jpg&quot; alt=&quot;London bobbies&quot; title=&quot;London bobbies&quot; style=&quot;border: 0px none; display: inline; margin: 5px 0px 5px 5px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un drame sanglant s&apos;est d&#xe9;roul&#xe9; hier sur les confins de la Cit&#xe9; de Londres, en pleine ville, &#xe0; peu de distance du Stock Exchange, de la Banque d&apos;Angleterre et du London Hospital, dans le voisinage des grandes art&#xe8;res de Mile End et de Commercial Road. La police, forte d&apos;un millier d&apos;hommes, &#xe0; cern&#xe9; un repaire d&apos;anarchistes recherch&#xe9;s pour l&apos;assassinat de policemen au cours d&apos;une affaire de cambriolage, et apr&#xe8;s avoir sollicit&#xe9; le concours de la troupe et de l&apos;artillerie pour fusiller les bandits, a laiss&#xe9; la maison br&#xfb;ler, engloutissant les hommes dans la fournaise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La trag&#xe9;die de Sidney street est l&apos;aboutissant de cette affaire d&apos;Houndsditch, qui fit tant de bruit dans la seconde moiti&#xe9; de d&#xe9;cembre. Dans la nuit du 16 d&#xe9;cembre, des policemen appel&#xe9;s pour arr&#xea;ter des cambrioleurs qui tentaient de percer le mur mitoyen d&apos;une bijouterie, furent assaillis par les bandits qui prirent la fuite. Trois policemen furent tu&#xe9;s et deux gri&#xe8;vement bless&#xe9;s. Le lendemain on retrouvait dans une maison du voisinage un homme mortellement bless&#xe9; d&apos;un coup de revolver dans le dos. L&apos;enqu&#xea;te d&#xe9;montra qu&apos;il appartenait &#xe0; la bande des cambrioleurs et qu&apos;il avait &#xe9;t&#xe9; bless&#xe9; accidentellement par ses complices, ou volontairement assassin&#xe9; par eux pour assurer son silence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La police arr&#xea;ta les personnes susceptibles de donner des renseignements sur le d&#xe9;funt. Elle interrogea notamment une Russe nomm&#xe9;e Rose Selinsky, rest&#xe9;e &#xe0; son chevet. Rose Selinsky d&#xe9;clara que passant la soir&#xe9;e chez une amie dans la maison, elle avait entendu des inconnus monter &#xe0; l&apos;&#xe9;tage sup&#xe9;rieur un fardeau pesant et s&apos;enfuir pr&#xe9;cipitamment. Elle monta avec son amie par curiosit&#xe9; apr&#xe8;s le d&#xe9;part des inconnus, trouva l&apos;homme ensanglant&#xe9; et courut chercher un m&#xe9;decin. La police ne fut pas dupe de cette fable et pensa que Rose Selinsky connaissait tr&#xe8;s bien le mourant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La perquisition faite dans la maison amena la d&#xe9;couverte d&apos;un grand nombre de papiers int&#xe9;ressants qui mirent les d&#xe9;tectives sur des traces nouvelles. L&apos;homme assassin&#xe9; &#xe9;tait en relations &#xe9;troites avec des anarchistes russes. C&apos;&#xe9;tait donc de ce c&#xf4;t&#xe9; qu&apos;il fallait chercher les complices. On se trouva ainsi amen&#xe9; &#xe0; lancer un mandat d&apos;amener contre trois suspects, les nomm&#xe9;s Fritz, &#xe2;g&#xe9; de vingt-cinq ans, forgeron, Russe, Pierre le Peintre, &#xe2;g&#xe9; d&apos;environ trente ans, probablement Russe, et Yourka, vingt et un ans, &#xe9;galement Russe. &lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des le 17 d&#xe9;cembre au matin, toutes les gares de Londres &#xe9;taient surveill&#xe9;es. Les coupables ne pouvaient demeurer cach&#xe9;s que dans l&apos;East End. La police fit un grand cercle autour du quartier suspect et commen&#xe7;a ses recherches. On avait mis pour cela sur pied tous les inspecteurs de Scotland Yard.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 28 d&#xe9;cembre, dans Gold street, on trouva un v&#xe9;ritable arsenal de bombes, de revolvers, et le propri&#xe9;taire de l&apos;immeuble reconnaissait dans la photographie de l&apos;ami de Rose Selinsky celle d&apos;un locataire de sa maison. Il r&#xe9;v&#xe9;lait par la m&#xea;me occasion son vrai nom Mouromstef. Ce dangereux anarchiste avait pris les dehors d&apos;un peintre amateur et on le voyait parfois &#xe0; sa fen&#xea;tre maniant ostensiblement ses pinceaux. Le propri&#xe9;taire n&apos;avait pas pr&#xea;t&#xe9; une attention particuli&#xe8;re &#xe0; son absence depuis le 16, car il partait assez souvent pour le continent o&#xf9; il faisait de petits s&#xe9;jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mouromtsef, qui avait ainsi deux domiciles en plus du logis qu&apos;il avait pris dans la maison mitoyenne du bijoutier d&apos;Houndsditch. &#xe9;tait l&apos;&#xe2;me de la bande. Les recherches faites sur ses visiteurs de Gold street confirm&#xe8;rent les premiers soup&#xe7;ons touchant les nomm&#xe9;es Fritz, Pierre le Peintre et Yourka. Une prime de 12,500 fr. fut offerte &#xe0; qui le livrerait. Cette promesse semble avoir permis &#xe0; la police de trouver leurs traces &#xe0; Sidney street.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La police fut mise sur la trace des coupables par une femme. Il y a quelque temps, une jeune Anglaise de l&apos;East End fut attir&#xe9;e dans une maison par deux &#xe9;trangers et maltrait&#xe9;e. La jeune fille savait bien qui &#xe9;taient les deux &#xe9;trangers, elle les connaissait depuis quelque temps, mais pour diff&#xe9;rentes raisons, encore inexpliqu&#xe9;es, elle ne pr&#xe9;vint pas la police. R&#xe9;cemment, cependant, la jeune fille ayant de nouveau rencontr&#xe9; ses pers&#xe9;cuteurs, alors qu&apos;elle se trouvait accompagn&#xe9;e d&apos;un de ses parents, celui-ci n&apos;h&#xe9;sita pas &#xe0; aller confier l&apos;histoire &#xe0; la police. Il r&#xe9;v&#xe9;la que les deux hommes en question n&apos;&#xe9;taient autres que Pierre le Peintre et Fritz, qu&apos;ils vivaient en compagnie d&apos;un autre anarchiste, nomm&#xe9; Rozes, dans une maison de Sidney street.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La police fit &#xe9;vacuer dans la nuit les habitants de la maison de Sidney street au troisi&#xe8;me &#xe9;tage de laquelle les assassins &#xe9;taient couch&#xe9;s, puis, &#xe0; quatre heures du matin, les agents conduits par l&apos;inspecteur Wensley se faufil&#xe8;rent dans l&apos;escalier, mont&#xe8;rent jusqu&apos;&#xe0; la chambre des bandits et se mirent en devoir de forcer la porte mais les forcen&#xe9;s &#xe9;taient pr&#xea;ts et, quand la porte c&#xe9;da, ils firent feu. Un agent s&apos;affaissa. Ob&#xe9;issant &#xe0; un plan concert&#xe9;, les agents se repli&#xe8;rent. Au m&#xea;me moment, la maison &#xe9;tait cern&#xe9;e, rendant la fuite impossible. Les forcen&#xe9;s, rest&#xe9;s seuls dans la maison, se barricad&#xe8;rent et organis&#xe8;rent la d&#xe9;fense, leur apparition successive &#xe0; toutes les fen&#xea;tres donnait l&apos;impression qu&apos;ils &#xe9;taient six.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jusqu&apos;ici d&apos;ailleurs on n&apos;est pas encore exactement fix&#xe9; sur le nombre des morts mais la fait qu&apos;on n&apos;avait dans le courant de l&apos;apr&#xe8;s-midi retrouv&#xe9; que deux cadavres confirmerait l&apos;hypoth&#xe8;se que les deux seuls bandits &#xe9;taient demeur&#xe9;s dans la maison. La police n&apos;a fait aucune communication &#xe0; la presse, mais les deux cadavres retrouv&#xe9;s sont carbonis&#xe9;s et si m&#xe9;connaissables qu&apos;il sera extr&#xea;mement difficile de prouver qu&apos;ils sont bien ceux de Fritz et de Pierre le Peintre, recherch&#xe9;s pour l&apos;affaire de Houndsditch: ils portent tous deux des blessures d&apos;armes &#xe0; feu, de telle sorte qu&apos;il sera impossible de savoir s&apos;ils se sont suicid&#xe9;s ou s&apos;ils ont &#xe9;t&#xe9; tu&#xe9;s par les assi&#xe9;geants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi les ruses de guerre employ&#xe9;es au cours de la bataille, figurait l&apos;apparition d&apos;un mannequin de policeman &#xe0; une crois&#xe9;e, afin d&apos;attirer le feu des forcen&#xe9;s pendant que les policiers, cach&#xe9;s dans quelque embrasure, ripostaient &#xe0; coups de carabine. Le cordon de troupes et de police encerclait Sidney street sur un rayon tr&#xe8;s &#xe9;tendu comprenant Russel street, Oxford street, Wolsey street, Hankins street et Lindley street. Les troupes de la garde &#xe9;cossaise et les 700 policiers qui entouraient le p&#xe2;t&#xe9; de maison furent n&#xe9;cessaires non seulement pour emp&#xea;cher la fuite des assassins, mais aussi pour maintenir la foule. Toute la population semi orientale qui remplit le quartier de Whitechapel s&apos;&#xe9;tait ru&#xe9;e dans la direction de ce nouveau fort Chabrol.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Devant le London Hospital, o&#xf9; avaient &#xe9;t&#xe9; transport&#xe9;s l&apos;agent bless&#xe9; Leeson et trois ou quatre pompiers ou soldats, la foule se cramponnait aux grilles et refoulait jusqu&apos;au c&#xf4;t&#xe9; oppos&#xe9; de la grande avenue de Mile End. M&#xea;me encombrement dans toutes celles des rues lat&#xe9;rales que la police n&apos;avait pas d&#xe9;blay&#xe9;es. La plus curieuse &#xe9;tait une sorte de ruelle, Hawkins street, entre deux rang&#xe9;es de ces maisons &#xe0; un &#xe9;tage o&#xf9; se tassent par milliers les juifs de Whitechapel. Le b&#xe2;timent o&#xf9; se trouvait le fort occupait l&apos;extr&#xe9;mit&#xe9; m&#xea;me de cette petite rue noire. Aussi les badauds &#xe9;taient-ils mass&#xe9;s depuis le matin &#xe0; deux cents m&#xe8;tres de l&apos;endroit o&#xf9; se tiraient les coups de fusil; c&apos;&#xe9;tait un m&#xe9;lange incroyable de tous les sp&#xe9;cimens humains, depuis les purs Orientaux, Arm&#xe9;niens, Syriens ou Turcs, jusqu&apos;&#xe0; l&apos;ouvrier anglais, mais physiquement d&#xe9;g&#xe9;n&#xe9;r&#xe9;, des docks, sans compter les ouvriers juifs qui travaillent dans ces taudis &#xe0; faire des boutonni&#xe8;res de pantalon. Tout cela loqueteux, mis&#xe9;rable, &#xe9;nerv&#xe9;, s&apos;amusant comme &#xe0; la foire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En contraste avec cette population peu anglaise et qui ne fait gu&#xe8;re honneur &#xe0; Londres, la tenue de la police et de la troupe &#xe9;tait comme toujours parfaite. Les scots guards, que l&apos;on avait embusqu&#xe9;s aux fen&#xea;tres de la brasserie situ&#xe9;e derri&#xe8;re le fort, tiraient comme au stand. Les bobbies s&apos;employaient avec leur calme ordinaire &#xe0; assurer, au milieu de cette effervescence, le service d&apos;ordre. On a beaucoup remarqu&#xe9; le courage personnel montr&#xe9; par M. Churchill qui s&apos;est expos&#xe9; plusieurs fois, notamment quand il s&apos;est joint aux soldats et aux policemen charg&#xe9;s de p&#xe9;n&#xe9;trer les premiers dans la maison incendi&#xe9;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Temps – 5 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gr&#xe8;ve des mineurs en Belgique&lt;/strong&gt; – Li&#xe8;ge, 4 janvier - La gr&#xe8;ve g&#xe9;n&#xe9;rale des mineurs a &#xe9;t&#xe9; proclam&#xe9;e ce matin. Il y a douze mille gr&#xe9;vistes dans le bassin. Cet apr&#xe8;s midi, &#xe0; trois heures, un important groupe de gr&#xe9;vistes parcourait les rues de Seraing, quand, rue Ferrer, ils se retourn&#xe8;rent vers les gendarmes qui les escortaient et tir&#xe8;rent dans leur direction des coups de feu. Les gendarmes ripost&#xe8;rent et plusieurs gr&#xe9;vistes furent atteints par les balles. On a relev&#xe9; cinq hommes et une femme bless&#xe9;s. La femme avait re&#xe7;u une balle de revolver dans la t&#xea;te. Le bourgmestre a pris un arr&#xea;t&#xe9; interdisant les rassemblements; il a mand&#xe9; cinquante gendarmes &#xe0; cheval. La garnison de Li&#xe8;ge est consign&#xe9;e. &lt;em&gt;Le Petit Parisien – 5 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Tremblement de terre en Asie mineure &lt;/strong&gt;- Hier, tous les sismographes du continent &#xe9;taient mis en mouvement entre onze heures et demie et minuit et demie, c&apos;est &#xe0; dire &#xe0; peu pr&#xe8;s &#xe0; la m&#xea;me heure si l&apos;on tient compte de la concordance des heures et enregistraient un tremblement de terre qui, &#xe9;tant donn&#xe9; l&apos;agitation excessive des appareils devait &#xea;tre excessivement violent. Des d&#xe9;p&#xea;ches parvenues de Saint-Petersbourg et de Tachkent dans la soir&#xe9;e sont venues confirmer la violence du tremblement de terre et aussi mettre d&apos;accord les diff&#xe9;rentes appr&#xe9;ciations donn&#xe9;es &#xe0; la localisation de son &#xe9;picentre. La secousse sismique, dont l&apos;intensit&#xe9; concorda avec celle des oscillations des sismographes s&apos;est produite dans le Turkestan russe et plus particuli&#xe8;rement semble-t-il dans la partie orientale de cette contr&#xe9;e, c&apos;est &#xe0; dire dans la r&#xe9;gion montagneuse. &#xc0; Tachkent, la capitale, le tremblement de terre a &#xe9;t&#xe9; fortement ressenti vers quatre heures du matin. A Vernyi, dans le district de Semiretchi, au pied des monts Thian-Chan, tous les b&#xe2;timents peu solides ont &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;truits; ainsi que les po&#xea;les ; et, comme le thermom&#xe8;tre marque dix degr&#xe9;s au-dessous de z&#xe9;ro, le population souffre terriblement. Les communications avec Djurkend sont interrompues. A Aouli&#xe9;-Ata et &#xe0; Kopal, de tr&#xe8;s fortes secousses se produisant dans la direction de l&apos;ouest &#xe0; l&apos;est ont &#xe9;t&#xe9; &#xe9;galement ressenties et des crevasses se sont produites dans le sol. Partout de nombreuses tribus, terrifi&#xe9;es par le tremblement de terre, se sont dispers&#xe9;es &#xe0; travers les steppes. II est probable que le ph&#xe9;nom&#xe8;ne s&apos;est &#xe9;tendu &#xe0; d&apos;autres centres ; mais cette r&#xe9;percussion, localis&#xe9;e dans de vastes zones quasi d&#xe9;sertiques, ne sera contr&#xf4;l&#xe9;e que d&apos;ici quelque temps. &lt;em&gt;Le Figaro – 5 janvier 1911&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 05 Jan 2011 14:30:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>