<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>CPA Scans</title><link>http://cpascans.canalblog.com/</link><description>Collection de cartes postales anciennes num&#xe9;ris&#xe9;es en haute d&#xe9;finition. Actualit&#xe9;s d&apos;&#xe9;poque. Histoires insolites.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Thu, 31 Dec 2009 14:18:04 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Les actualit&#xe9;s du 30 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/30/16319944.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/30/16319944.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16319944/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/30/16319944.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/64/09/545230/47987268.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;152&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/86/545230/47987270.jpg&quot; alt=&quot;greve graulhet&quot; title=&quot;greve graulhet&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Violents incidents de gr&#xe8;ve &#xe0; Graulhet&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Castres, 29 d&#xe9;cembre. La gr&#xe8;ve des m&#xe9;gissiers de Graulhet qui, depuis trois
semaines, s&apos;&#xe9;tait pass&#xe9;e sans incident grave, a pris, hier, un caract&#xe8;re de
violence spontan&#xe9;. Les gr&#xe9;vistes, apr&#xe8;s avoir parcouru les rues de ta ville hier
soir, se sont rendus en cort&#xe8;ge dans les environs. Ils ont bris&#xe9; les vitres des
usines Cathalo, puis se pr&#xe9;cipitant sur les balles de sumac, les gr&#xe9;vistes les
&#xe9;ventr&#xe8;rent et r&#xe9;pandirent leur contenu dans la boue. Une autre usine voisine
eut le m&#xea;me sort.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La nuit a &#xe9;t&#xe9; calme en ville o&#xf9; les patrouilles de cavaliers cavalcadaient &#xe0;
de courts intervalles. Par contre, dans la campagne, une vingtaine de poteaux
amenant l&apos;&#xe9;nergie &#xe9;lectrique aux usines, ont &#xe9;t&#xe9; sci&#xe9;s. Les gr&#xe9;vistes, de leur
c&#xf4;t&#xe9;, ont organis&#xe9; des patrouilles qui ont mission de surveiller les paysans qui
vont travailler aux usines.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La ville a perdu son aspect de calme. Des groupes stationnent au coin des
rues, des incidents nombreux se produisent. Ce matin, un repr&#xe9;sentant M. Breit,
de nationalit&#xe9; allemande, fut violemment pris a partie et injuri&#xe9; par les
gr&#xe9;vistes. Des menaces on allait passer au geste et d&#xe9;j&#xe0; des b&#xe2;tons &#xe9;taient
lev&#xe9;s, quand survint un membre du comit&#xe9; de gr&#xe8;ve qui calma les esprits, et M.
Breit a pu se retirer indemne. M. Wanner, un autre repr&#xe9;sentant allemand, avait
&#xe9;t&#xe9; pr&#xe9;c&#xe9;demment pris violemment &#xe0; partie.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le train de voyageurs venant de Lavaur a &#xe9;t&#xe9; arr&#xea;t&#xe9; par les manifestants qui
ont tent&#xe9; de traverser la voie devant, la machine. Le m&#xe9;canicien a d&#xfb; attendre
que tous les gr&#xe9;vistes aient d&#xe9;fil&#xe9; pour reprendre sa marche. Le parquet de
Lavaur est arriv&#xe9; ce matin et a commenc&#xe9; une enqu&#xea;te sur les incidents de la
nuit. Apr&#xe8;s une entrevue avec le sous-pr&#xe9;fet, cet apr&#xe8;s-midi, le comit&#xe9; de gr&#xe8;ve
a promis de ne plus manifester la nuit, et a ordonn&#xe9; aux ouvriers de ne plus
p&#xe9;n&#xe9;trer dans les usines au cours des manifestations.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le Petit Parisien – 30 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dramatique incendie – un malade est br&#xfb;l&#xe9; vif dans son lit&lt;/strong&gt; - Sans le
courage de deux gardiens de la paix du vingti&#xe8;me arrondissement, les agents
Caillibot et Nasureau, deux vieilles femmes et trois petits enfants eussent
p&#xe9;ri, hier, dans les flammes, 3, rue du Soleil. A cette adresse, un incendie se
d&#xe9;clarait, vers minuit, dans le logement de M. Pichon, tailleur. Ce dernier,
terrass&#xe9; par la maladie et couch&#xe9;, avait renvers&#xe9; une lampe &#xe0; p&#xe9;trole qui se
trouvait sur la table de nuit, et, avant qu&apos;il ait eu le temps d&apos;intervenir, le
feu s&apos;&#xe9;tait communiqu&#xe9; &#xe0; des coupons de drap et avait pris des proportions
consid&#xe9;rables. R&#xe9;veill&#xe9;s par les cris du malade, des voisins accoururent. M.
Pichon fut transport&#xe9; dans un autre logement. Mais l&apos;incendie faisait rage et
bient&#xf4;t le logis du tailleur &#xe9;tait devenu un v&#xe9;ritable brasier. Une fum&#xe9;e
&#xe9;paisse avait envahi les escaliers et plusieurs locataires, pris de panique,
s&apos;&#xe9;taient enfuis dans le plus simple appareil. Deux gardiens de la paix, les
agents Caillibot et Nasureau accoururent. Ils s&apos;inqui&#xe9;t&#xe8;rent des personnes qui
avaient pu rester aux &#xe9;tages sup&#xe9;rieurs. Un logement dans lequel habitaient deux
vieilles dames presque infirmes, Mmes Lemoine et Huchard et leurs trois
petits-enfants, &#xe2;g&#xe9;s de deux, quatre et six ans, leur fut signal&#xe9;. Ils se
pr&#xe9;cipit&#xe8;rent et, avec les pompiers qui arrivaient &#xe0; ce moment, ils purent
sauver les deux dames et les gamins sans que ceux-ci fussent seulement
incommod&#xe9;s. Charg&#xe9;s de leurs pr&#xe9;cieux fardeaux, les sauveteurs, s&apos;avan&#xe7;ant &#xe0;
travers la fum&#xe9;e asphyxiante, arriv&#xe8;rent dans la rue et confi&#xe8;rent ceux qu&apos;ils
venaient d&apos;arracher &#xe0; la mort &#xe0; des personnes obligeantes du voisinage.
L&apos;incendie put &#xea;tre &#xe9;teint apr&#xe8;s une heure de travail ; mais M. Pichon avait &#xe9;t&#xe9;
gri&#xe8;vement br&#xfb;l&#xe9;, et malgr&#xe9; les soins qui lui furent prodigu&#xe9;s, il expirait peu
de temps apr&#xe8;s.&lt;em&gt; Le Petit Parisien – 30 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/64/09/545230/47987268.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 30 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 29 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/29/16319818.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/29/16319818.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16319818/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/29/16319818.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/39/89/545230/47986901.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;157&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/77/38/545230/47986902.jpg&quot; alt=&quot;theatre&quot; title=&quot;theatre&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Th&#xe9;&#xe2;tre de l&apos;Oeuvre: Nonotte et Patouillot, fantaisie en trois actes en
vers de M. Albert du Bois&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&apos;auteur, tenez-en compte, ne nous a point promis une pi&#xe8;ce, mais une
fantaisie; son œuvre nouvelle n&apos;est point, en effet, du th&#xe9;&#xe2;tre, mais elle est
fort digne des pr&#xe9;c&#xe9;dents ouvrages dont il a enrichi le r&#xe9;pertoire. Ne vous en
rapportez pas trop non plus au titre ; nous n&apos;avons vu ni le fameux J&#xe9;suite
bisontin Nonnotte, pol&#xe9;miste ardent qui osa publier les erreurs de Voltaire, ni
son comp&#xe8;re dijonnais, l&apos;autre J&#xe9;suite Patouillet, &#xe9;reinteur encore plus aigu,
qui &#xe9;crivit beaucoup sous le nom des autres. Voltaire eut cette chance insigne
de rencontrer des adversaires dont le nom pr&#xea;tait si largement au ridicule et ne
se fit pas faute d&apos;en profiter.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Nonotte de M. du Bois — il a perdu un n en venant jusqu&apos;&#xe0; nous — est un
J&#xe9;suite quelconque ; Patouillet un butor affili&#xe9; seulement &#xe0; l&apos;ordre ; ils n&apos;ont
rien de commun avec les deux &#xe9;crivains immortalis&#xe9;s par le seigneur de Ferney.
Nonotte convoite pour les J&#xe9;suites la fortune de la mignonne Vivette ; il la
veut faire &#xe9;pouser par une mani&#xe8;re de goujat naus&#xe9;abond qui avoue n&apos;avoir point
chang&#xe9; de linge depuis deux ans, le sieur Patouillet.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On organise un concours de po&#xe9;sie dont Vivette est le prix ; tout est dispos&#xe9;
pour que la palme revienne &#xe0; Patouillet, mais quelqu&apos;un trouble la f&#xea;te, c&apos;est
le com&#xe9;dien Pr&#xe9;ville. A Vivette, ignorante de tout, il enseigne l&apos;amour et les
conditions du mariage ; aux pleutres charg&#xe9;s de juger le concours, il lit des
vers Je Voltaire ; &#xe0; Vivette, enfin, dans un couplet d&apos;une rare &#xe9;loquence, il
apprend combien haute et noble est la mission d&apos;interpr&#xe9;ter la pens&#xe9;e d&apos;autrui.
Et Vivette deviendra Mme Pr&#xe9;ville, avec l&apos;appui de sa tante Ursulande, aimable
toqu&#xe9;e qui esp&#xe8;re voir jouer par Pr&#xe9;ville &#xe0; la Com&#xe9;die-Fran&#xe7;aise une trag&#xe9;die
apr&#xe8;s laquelle elle s&apos;acharne depuis dix ans.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce sujet, non compliqu&#xe9;, M. Albert du Bois a &#xe9;crit des vers charmants,
tr&#xe8;s souvent d&apos;une belle envol&#xe9;e, &#xe0; commencer par l&apos;exquise strophe du jardinier
Pac&#xf4;me &#xe0; ses fleurs et en finissant par l&apos;apologie du com&#xe9;dien. M. Lugn&#xe9;-Po&#xe9;, le
d&#xe9;vou&#xe9; propagateur d&apos;art, a tr&#xe8;s bien mont&#xe9; cette fantaisie. Il est lui-m&#xea;me
&#xe9;tonnant de bouffonnerie dans le crasseux Patouillet. Mlle Ren&#xe9;e Ludger est une
Vivette na&#xef;ve, fra&#xee;che, v&#xe9;ritablement jeune ; M. G. Saillard, un Pr&#xe9;ville tr&#xe8;s
adroit, dit le vers avec une louable nettet&#xe9; et un sentiment pur de la v&#xe9;rit&#xe9;.
Il faut louer encore MM. Savoy, le j&#xe9;suite Nonotte, et Jacques Blanchard, le
jardinier Pac&#xf4;me, puis Mmes Favrel, Jeanne Gu&#xe9;ret ; MM. Tramont, Baissac, Louis
Martin, Finaly, etc...
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Petit Journal – 29 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une jeune berg&#xe8;re viol&#xe9;e et tu&#xe9;e &#xe0; coups de couteau&lt;/strong&gt; – Saint-Nazaire,
28 d&#xe9;cembre – Un crime odieux a &#xe9;t&#xe9; commis dans la commune du Pouliguen. Une
jeune berg&#xe8;re, &#xe2;g&#xe9;e d&apos;environ seize ans, Henriette Foucher, a &#xe9;t&#xe9; assassin&#xe9;e.
Son cadavre a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;couvert &#xe0; Ponch&#xe2;teau, dans une cabane servant a remiser les
outils agricoles. La malheureuse a &#xe9;t&#xe9; frapp&#xe9;e de sept coups de couteau : cinq a
la poitrine, deux a la t&#xea;te ; elle a &#xe9;t&#xe9;, en outre, violent&#xe9;e. Dans la journ&#xe9;e,
la police arr&#xea;tait &#xe0; Nantes, &#xe0; la gare d&apos;Orl&#xe9;ans, un individu dont le
signalement correspondait a celui de l&apos;assassin. C&apos;&#xe9;tait un nomm&#xe9;
Robert-Fran&#xe7;ois Marie, &#xe2;g&#xe9; de trente ans, demeurant &#xe0; la Baule, commune voisine
du Pouliguen. L&apos;homme nia le crime et a donn&#xe9; ainsi l&apos;emploi de sa journ&#xe9;e
d&apos;hier. Il s&apos;est lev&#xe9; &#xe0; sept heures, est all&#xe9; au village de Ravenais chercher
des outils, s&apos;est rendu &#xe0; Donges &#xe0; pied, a quitte cette localit&#xe9; pour
Saint-Nazaire o&#xf9; il est arrive &#xe0; une heure, a visit&#xe9; quatre ateliers de
charpente pour avoir du travail, s&apos;est rendu &#xe0; Pornichet o&#xf9; il est arriv&#xe9; a
quatre heures, a mang&#xe9; chez son cousin et s&apos;est rendu &#xe0; la Baule qu&apos;il n&apos;a
quitt&#xe9; que pour prendre le train sans billet, &#xe0; 5 heures 40 pour Nantes. Il est
descendu &#xe0; contre-voie a Chantenay puis, apr&#xe8;s avoir err&#xe9; sur les quais, il est
all&#xe9; &#xe9;chouer &#xe0; la gare d&apos;Orl&#xe9;ans o&#xf9; il fut arr&#xea;t&#xe9;. Robert a &#xe9;t&#xe9; transf&#xe9;r&#xe9; &#xe0;
Saint-Nazaire&lt;em&gt;. Le Petit Parisien – 29 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Broy&#xe9; sur la voie&lt;/strong&gt; - Dourdan, 28 d&#xe9;cembre - Le corps d&apos;un malheureux,
dont l&apos;identit&#xe9; n&apos;a pu &#xea;tre &#xe9;tablie, a &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;couvert ce matin sur la voie
ferr&#xe9;e, entre Dourdan et Roinville. Le d&#xe9;funt avait la t&#xea;te compl&#xe8;tement
d&#xe9;tach&#xe9;e du tronc. Il a d&#xfb; &#xea;tre tu&#xe9; par le train de deux heures du matin. Voici
son signalement : sourcils et cheveux ch&#xe2;tain clair, moustaches rousses ; v&#xea;tu
d&apos;une chemise de flanelle &#xe0; raies blanches, bleues et grises, d&apos;un tricot gris,
d&apos;un gilet &#xe0; raies noires et blanches, d&apos;un veston crois&#xe9; noir, d&apos;un pantalon
blanc en tr&#xe8;s mauvais &#xe9;tat, recouvert d&apos;un autre noir. Dans les v&#xea;tements on a
trouv&#xe9; un porte-monnaie renfermant 3 francs, des clefs de montre &#xe0; cinq
branches, deux couteaux et des ciseaux. L&apos;identit&#xe9; n&apos;a pu &#xea;tre &#xe9;tablie, pas plus
que les circonstances de la mort.&lt;em&gt; Le Petit Parisien – 29 d&#xe9;cembre
1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/39/89/545230/47986901.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 29 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 28 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/28/16309076.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/28/16309076.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16309076/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/28/16309076.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/74/545230/47954304.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;246&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;144&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/92/75/545230/47954305.jpg&quot; alt=&quot;Tenor&quot; title=&quot;Tenor&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La mort tragique du t&#xe9;nor Godard&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le t&#xe9;nor Godard mourut subitement. le 22 octobre dernier, nul ne
soup&#xe7;onna qu&apos;il avait &#xe9;t&#xe9; empoisonn&#xe9;. Sa mort fut attribu&#xe9;e &#xe0; une crise d&apos;ur&#xe9;mie
foudroyante, selon le diagnostic du m&#xe9;decin qui l&apos;avait soign&#xe9;. M. Godard avait
vingt-huit ans. MM. Messager et Broussan l&apos;ayant remarqu&#xe9; &#xe0; Marseille, l&apos;avaient engag&#xe9; pour trois ans. Et aussit&#xf4;t il avait remport&#xe9;,
dans le r&#xe9;pertoire wagn&#xe9;rien, de nombreux succ&#xe8;s. C&apos;&#xe9;tait un artiste laborieux,
et qui savait tirer un admirable parti de sa voix superbe et de ses qualit&#xe9;s
dramatiques.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort le frappa entre deux r&#xe9;p&#xe9;titions, et comme il se disposait &#xe0; chanter
le r&#xf4;le de Sigmund dans la &lt;em&gt;Walkyrie&lt;/em&gt;. S&#xfb;r de l&apos;avenir, il avait appel&#xe9; aupr&#xe8;s de
lui, bien qu&apos;il f&#xfb;t mari&#xe9; et p&#xe8;re d&apos;un gar&#xe7;onnet de deux ans, sa m&#xe8;re et ses
deux fr&#xe8;res. Son tr&#xe9;pas mit en deuil toute une maisonn&#xe9;e, qui ne vivait que par
lui. Or, hier, on a arr&#xea;t&#xe9; une jeune femme dont les manœuvres ont amen&#xe9; la mort
de M. Godard. Du moins on l&apos;en soup&#xe7;onne, et contre elle les charges sont
graves. Ce n&apos;est pas M. Godard qu&apos;elle voulait atteindre, mais un de ses amis
qui la d&#xe9;daignait. Nous allons exposer les faits qu&apos;&#xe0; r&#xe9;v&#xe9;l&#xe9;s l&apos;enqu&#xea;te
judiciaire.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Godard est mort chez un de ses amis, M. Doudieux, un fabricant de meubles
qui poss&#xe8;de une villa au V&#xe9;sinet. Or, depuis longtemps. M. Doudieux est l&apos;objet
de tentatives d&apos;empoisonnement. Il y a deux ans, il re&#xe7;ut une bo&#xee;te contenant
des bonbons de chocolat. Il n&apos;en fut pas surpris, car il se disposait justement
&#xe0; f&#xea;ter un bapt&#xea;me. Sans doute, il ignorait le nom de l&apos;exp&#xe9;diteur. Aucune carte
de visite ne le r&#xe9;v&#xe9;lait, et l&apos;adresse avait &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crite par une main inconnue,
mais il comptait que l&apos;envoyeur se ferait conna&#xee;tre prochainement. En attendant,
il examina les bonbons, et tout de suite leur trouva une mine suspecte. Ils
&#xe9;taient fort ternes. Il en ouvrit quelques-uns et constata que l&apos;int&#xe9;rieur &#xe9;tait
de couleur verd&#xe2;tre. Il porta le sac au laboratoire municipal, o&#xf9; l&apos;on reconnut
que les bonbons contenaient de l&apos;arsenic.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Doudieux ne se connaissait pas d&apos;ennemi. Il ne soup&#xe7;onna personne, et ne
sut contre qui porter plainte. Mais, huit jours apr&#xe8;s, il trouva dans son
courrier une lettre anonyme, ainsi con&#xe7;ue: Vous avez eu tort de vous marier. Une
jeune fille blonde qui fait l&apos;admiration des magasins du Louvre, o&#xf9; elle est
employ&#xe9;e,vous aime. II est temps encore, cependant: divorcez ! M. Doudieux
montra le billet &#xe0; sa femme, qui voulut le conserver. Des mois se pass&#xe8;rent;
L&apos;aventure &#xe9;tait oubli&#xe9;e, lorsque, en septembre dernier, M.Doudieux et sa femme
trouv&#xe8;rent, devant la porte de leur villa, un paquet.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils l&apos;ouvrirent. Il contenait de la camomille, des sels de Vichy et deux
cachets, enferm&#xe9;s dans une boite portant la suscription antipyrine, en lettres
capitales. Il y a eu des malades dans le voisinage dit M. Doudieux. Le
pharmacien se sera tromp&#xe9; de porte. Et il garda les m&#xe9;dicaments, attendant qu&apos;on
v&#xee;nt les lui r&#xe9;clamer. Mais nul ne se pr&#xe9;senta.&amp;nbsp; Or, le 21 octobre, M. et Mme Godard vinrent au V&#xe9;sinet voir leurs amis
Doudieux. On alla se promener. M. Godard se plaignit d&apos;avoir froid, et de
ressentir un violent mal de t&#xea;te. Ce malaise s&apos;aggrava assez pour que M. et Mme
Doudieux lui offrissent de ne pas rentrer &#xe0; Paris et de coucher au V&#xe9;sinet. M.
Godard accepta. Mme Doudieux lui conseilla de prendre un cachet d&apos;antipyrine. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Elle alla chercher la bo&#xee;te qu&apos;elle avait trouv&#xe9;e &#xe0; sa porte quelques jours
auparavant et la remit au t&#xe9;nor. Celui-ci allait les absorber, mais sa femme lui dit: Ne prends pas de
drogues. Lorsque tu seras rest&#xe9; quelques instants dans ton lit, tu iras mieux. Il suivit ce conseil, et se coucha, laissant les cachets sur la table de
nuit. Vers deux heures du matin, il fut r&#xe9;veill&#xe9; par le mal. Alors, il se d&#xe9;cida
&#xe0; prendre les cachets. Quatre heures apr&#xe8;s, il souffrait tellement qu&apos;il fallut mander un m&#xe9;decin. Celui-ci diagnostiqua
un empoisonnement. Mais on lui d&#xe9;clara que M. Godard n&apos;avait pris aucun aliment.
Alors, il conclut &#xe0; une attaque d&apos;ur&#xe9;mie foudroyante. Le t&#xe9;nor mourut quelques
heures plus tard.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, il y a un mois, M. Doudieux recevait un colis de moules, exp&#xe9;di&#xe9; de Caen,
disait l&apos;&#xe9;tiquette, par un certain M. Larue. M. Doudieux avait connu autrefois
un M. Larue, mais il &#xe9;tait brouill&#xe9; avec lui. Il fut donc fort &#xe9;tonn&#xe9; de cet
envoi. N&#xe9;anmoins, il d&#xe9;cida de manger les moules. D&#xe9;j&#xe0; Mme Doudieux les avait
fait pr&#xe9;parer, lorsque son mari fut saisi d&apos;une inqui&#xe9;tude opportune. Il les
porta au laboratoire municipal, qui reconnut quelles avaient &#xe9;t&#xe9; saupoudr&#xe9;es
d&apos;arsenic. Vainement M. Doudieux s&apos;effor&#xe7;a de conna&#xee;tre l&apos;exp&#xe9;diteur. Il dut
abandonner une enqu&#xea;te qui ne fournissait, aucun r&#xe9;sultat.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, voici trois jours, il se promenait en voiture au bois de Boulogne. Il
rencontra, par hasard, une ancienne vendeuse du Louvre, Mlle Marie Bourette,
qu&apos;il n&apos;avait pas vue depuis longtemps. Il la salua. Elle d&#xe9;tourna la t&#xea;te, par
un mouvement tr&#xe8;s marqu&#xe9;. Intrigu&#xe9;, il fit arr&#xea;ter sa voiture, descendit, et
s&apos;avan&#xe7;a vers Mlle Bourette pour lui demander des explications. Elle le
cong&#xe9;dia, d&#xe9;daigneusement. Il la quitta. Mais le lendemain,, il recevait d&apos;elle
une lettre o&#xf9; elle s&apos;excusait de l&apos;avoir mal re&#xe7;u et lui offrait un rendez-vous.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Doudieux montra cette lettre &#xe0; sa femme, qui dit aussit&#xf4;t L&apos;&#xe9;criture est
semblable &#xe0; celle de la lettre anonyme que tu as re&#xe7;ue il y a deux ans. Elle
rechercha cette premi&#xe8;re lettre, et compara les &#xe9;critures. Aucun doute ne lui
sembla possible. C&apos;&#xe9;tait Mlle Bourette qui avait &#xe9;crit la lettre anonyme.
C&apos;&#xe9;tait elle &#xe9;galement qui avait trace la suscription de la bo&#xee;te qui contenait
les cachets d&apos;antipyrine absorb&#xe9;s par M. Godard. M. et Mme Doudieux se rendirent
aussit&#xf4;t au Parquet. M. le juge Boudard fut charg&#xe9; d&apos;ouvrir une enqu&#xea;te. Il fit
d&apos;abord examiner la camomille et les sels de Vichy qui se trouvaient dans le
m&#xea;me paquet que les cachets. Il fut constat&#xe9; que ces deux m&#xe9;dicaments avaient
&#xe9;t&#xe9; m&#xea;l&#xe9;s d&apos;arsenic.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le juge d&#xe9;cida alors d&apos;op&#xe9;rer une perquisition au domicile de Mlle Bourette.
Hier matin, il s&apos;y pr&#xe9;sentait &#xe0; l&apos;improviste, et saisissait plusieurs lettres
non sign&#xe9;es portant l&apos;adresse de M. et Mme Doudieux, et pr&#xea;tes &#xe0; leur &#xea;tre exp&#xe9;di&#xe9;es. Il d&#xe9;couvrit aussi une certaine
quantit&#xe9; d&apos;arsenic, et plusieurs boites semblables &#xe0; celle qui avait contenu les
cachets d&apos;antipyrine. Une fiole contenant un liquide suspect a &#xe9;t&#xe9; envoy&#xe9;e au
Laboratoire municipal, &#xe0; fin d&apos;analyse.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mlle Marie Bourette fut arr&#xea;t&#xe9;e aussit&#xf4;t. Elle d&#xe9;clara que l&apos;arsenic trouv&#xe9;
chez elle avait &#xe9;t&#xe9; laiss&#xe9; par un pr&#xe9;c&#xe9;dent locataire, et qu&apos;elle n&apos;en
connaissait pas la nature. Pour le reste, elle affirma &#xea;tre innocente, et d&#xe9;clara ne vouloir fournir d&apos;autres explications qu&apos;en
pr&#xe9;sence de l&apos;avocat qu&apos;elle a choisi, et qui est Me Henri Robert. Le cadavre de
M. Godard, qui a &#xe9;t&#xe9; enterr&#xe9; en Belgique, sera exhum&#xe9;, et le docteur Socquet en
fera l&apos;autopsie.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Figaro – 28 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un suicide au m&#xe9;tropolitain&lt;/strong&gt; - Ce matin, &#xe0; neuf heures, &#xe0; la station de
Rome, une jeune femme, v&#xea;tue en ouvri&#xe8;re et paraissant &#xe2;g&#xe9;e de vingt-cinq ans
environ, s&apos;est pr&#xe9;cipit&#xe9;e sur la voie au moment o&#xf9; entrait en gare un train du
M&#xe9;tropolitain se dirigeant vers l&apos;Etoile. La malheureuse a &#xe9;t&#xe9; coup&#xe9;e en deux.
Le courant &#xe9;lectrique fut aussit&#xf4;t interrompu par les employ&#xe9;s qui t&#xe9;l&#xe9;phon&#xe8;rent
aux bureaux du secteur, et quelques instants plus tard arrivaient les pompiers
de la caserne de la rue do Rome. Apr&#xe8;s avoir d&#xe9;gag&#xe9; le corps de la d&#xe9;sesp&#xe9;r&#xe9;e,
ils le transport&#xe8;rent au poste de police de la rue des Batignolles, d&apos;o&#xf9; le
commissaire du quartier, M. Ducrocq, l&apos;envoya &#xe0; la Morgue. L&apos;identit&#xe9; de la
victime n&apos;a pu &#xea;tre &#xe9;tablie. On n&apos;a trouv&#xe9; sur elle qu&apos;une somme de 80 centimes.
La circulation du M&#xe9;tropolitain a d&#xfb; &#xea;tre interrompue pendant une demi-heure
environ. &lt;em&gt;Le Temps – 28 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quinze personnes intoxiqu&#xe9;es par de la viande de cheval avari&#xe9;e &lt;/strong&gt;-
Savigny-sur-Orge, 27 d&#xe9;cembre. De nombreux cas d&apos;empoisonnement viennent de se
produire &#xe0; Ris-Orangis et sont dus, parait-il, &#xe0; l&apos;ingestion, par un certain
nombre de personnes, de viande de cheval avari&#xe9;e. Cette viande, d&#xe9;bit&#xe9;e au
march&#xe9; par un commer&#xe7;ant &#xe9;tranger &#xe0; la localit&#xe9;, &#xe9;tait, dit-on noir&#xe2;tre et dure.
Son aspect seul e&#xfb;t d&#xfb; rendre circonspects acheteurs et consommateurs. Pourtant
plusieurs m&#xe9;nag&#xe8;res en firent l&apos;acquisition et le repas de quelques familles se
composa en grande. partie de cette viande accommod&#xe9;e de diff&#xe9;rentes fa&#xe7;ons. Le
r&#xe9;sultat fut le m&#xea;me ; la plupart de ceux qui en avait mang&#xe9; furent pris de
souffrances symptomatiques, naus&#xe9;es, coliques, crampes d&apos;estomac. On comptait
aujourd&apos;hui quinze personnes s&#xe9;rieusement intoxiqu&#xe9;es. La plupart re&#xe7;urent les
soins d&#xe9;vou&#xe9;s du docteur Jonas qui &#xe9;prouva au d&#xe9;but quelques inqui&#xe9;tudes pour
certaines d&apos;entre elles, mais qui les d&#xe9;clare d&apos;ores et d&#xe9;j&#xe0; hors de danger. Le
parquet de Corbeil a prescrit une enqu&#xea;te afin de rechercher le commer&#xe7;ant peu
scrupuleux qui a mis ainsi en vente de la viande impropre &#xe0; la consommation&lt;em&gt;.
Le Petit Parisien – 28 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/74/545230/47954304.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 28 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 27 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/27/16240109.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/27/16240109.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16240109/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/27/16240109.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/32/72/545230/47745662.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;166&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/12/56/545230/47745664.jpg&quot; alt=&quot;marchande de soupe&quot; title=&quot;marchande de soupe&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les noces d&apos;argent de la bouch&#xe9;e de pain&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les Parisiens ont vu sur divers points des boulevards ext&#xe9;rieurs, de la
rive droite ou de la rive gauche, ces longues files de mis&#xe9;reux, de loqueteux,
hommes, femmes et enfants, a qui l&apos;on servait, sous un abri provisoire, une
soupe bien chaude, et abondante &#xe0; souhait, qu&apos;ils doivent consommer sur place.
Ces gens de tous les &#xe2;ges sont des victimes de la mis&#xe8;re, r&#xe9;duits &#xe0; solliciter
une &amp;quot;bouch&#xe9;e de pain&amp;quot;, avant m&#xea;me de poursuivre la recherche d&apos;un travail
quelconque et parfois m&#xf4;me d&apos;un g&#xee;te. C&apos;est l&apos;œuvre de la &amp;quot;Bouch&#xe9;e de pain&amp;quot;, qui
offre &#xe0; ces malheureux le r&#xe9;confort passager le plus imm&#xe9;diat et aussi le plus
indispensable.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a vingt-cinq ans que l&apos;œuvre de la &amp;quot;Bouch&#xe9;e de pain&amp;quot; fut fond&#xe9;e &#xe0; Paris
— o&#xf9; elle poss&#xe8;de aujourd&apos;hui six r&#xe9;fectoires — par un simple et modeste
philanthrope, M. Dourrieff. Apr&#xe8;s lui, elle fut pr&#xe9;sid&#xe9;e par M. Ritt, directeur
de l&apos;Op&#xe9;ra, et c&apos;est &#xe0; pr&#xe9;sent M. Marguery qui l&apos;administre et la fait
prosp&#xe9;rer.&amp;nbsp; Comme on f&#xea;tait hier, dans la grande salle de la Sorbonne, les Noces d&apos;argent
de la &amp;quot;Bouch&#xe9;e de pain&amp;quot;, les adh&#xe9;rents de l&apos;œuvre et leurs invit&#xe9;s eurent la
bonne fortune d&apos;entendre une d&#xe9;licieuse plaidoirie de Ma&#xee;tre Henri Robert :
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;— Ma cliente, a d&#xe9;clar&#xe9; l&apos;&#xe9;minent avocat, est une grande dame ch&#xe8;re a tous
les Parisiens. Elle a nom : Charit&#xe9;. Commenc&#xe9;e ainsi, la conf&#xe9;rence de Ma&#xee;tre
Henri Robert fut des plus captivantes. En voici la conclusion : La &amp;quot;Bouch&#xe9;e de
pain&amp;quot; n&apos;est pas seulement une œuvre de bienfaisance, mais aussi de pr&#xe9;servation
sociale. La faim fait crier la b&#xea;te au cœur de l&apos;homme. Le malheureux qui
souffre de la faim peut devenir un criminel pour manger d&apos;abord, pour aller
ensuite dans les prisons, o&#xf9; du moins il sera nourri et chauff&#xe9;. Nous vivons &#xe0;.
une &#xe9;poque o&#xf9; les riches doivent se faire pardonner leur richesse. La fortune ne
doit pas &#xea;tre seulement mise a la disposition des heureux du monde pour
satisfaire leurs go&#xfb;ts, mais surtout pour soulager les d&#xe9;sh&#xe9;rit&#xe9;s de la vie.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Fallieres, qui pr&#xe9;sidait cette f&#xea;te, a prononc&#xe9; une allocution pour
c&#xe9;l&#xe9;brer &amp;quot;la sagesse et le d&#xe9;vouement inlassable&amp;quot; des administrateurs de la
&amp;quot;Bouch&#xe9;e de pain&amp;quot;. Un concert suivit ces deux discours, et la f&#xea;te prit fin a
cinq heures du soir. Le d&#xe9;part de M. Fallieres, que prot&#xe9;geaient des forces
consid&#xe9;rables de police, n&apos;a donn&#xe9; lieu &#xe0; aucun incident.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Gaulois – 27 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nuage Rouge, le fameux chef sioux, vient de mourir &#xe0; 86 ans&lt;/strong&gt; -
New-York, 26 D&#xe9;cembre - Red Cloud, autrement dit le Nuage-Rouge, chef des Sioux,
vient de mourir &#xe0; l&apos;&#xe2;ge de 86 ans, dans la r&#xe9;serve de Pine-Ridge. D&#xe8;s 1865,
Nuage-Rouge se signala en attaquant: les postes militaires, les trains des
immigrants et en tuant le b&#xe9;tail destin&#xe9; au ravitaillement des soldats. En 1866,
Grandes-Cotes ayant &#xe9;t&#xe9; consid&#xe9;r&#xe9; comme trop vieux pour continuer &#xe0; &#xea;tre le chef
Supr&#xea;me des Sioux, Nuage-Rouge se fit nommer &#xe0; sa place. A la m&#xea;me &#xe9;poque, il
s&apos;opposa par la force &#xe0; la construction de la ligne du chemin de fer du
Pacifique qui traverse maintenant les terrains de chasse occup&#xe9;s par les
Peaux-Rouges &#xe0; cette &#xe9;poque. A la t&#xea;te de 5.000 Sioux, il fit une guerre
acharn&#xe9;e aux soldats apr&#xe8;s avoir d&#xe9;clar&#xe9; : &amp;quot;Vous prendrez peut-&#xea;tre mon pays,
mais chaque mille de votre route depuis North-Platte jusqu&apos;au Yellowstone sera
marqu&#xe9; par le corps de vos soldats.&amp;quot; En 1867, Nuage-Rouge fut compl&#xe8;tement battu
dans un combat avec le 18e d&apos;infanterie. Il continua une guerre de gu&#xe9;rillas
encore pendant deux ans, mais ses compagnons n&apos;avaient plus confiance en lui et,
en 1869, il fut captur&#xe9; et conduit dans la r&#xe9;serve de Pine-Ridge o&#xf9; il vient de
mourir. Nuage-Rouge est le dernier des grands chefs indiens. Il cet mort comme
il a toujours v&#xe9;cu, sans pouvoir &#xea;tre civilis&#xe9;. &lt;em&gt;Le Petit Journal – 27
d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Pluies torrentielles en Espagne &lt;/strong&gt;- Madrid, 26 D&#xe9;cembre - Les d&#xe9;p&#xea;ches officielles du Nord-Ouest de l&apos;Espagne annoncent que les pluies torrentielles et
les inondations continuent, avec n&#xe9;anmoins une l&#xe9;g&#xe8;re tendance &#xe0; l&apos;am&#xe9;lioration.
Dans la province de L&#xe9;on, plusieurs ponts ont &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;truits, des maisons se sont
&#xe9;croul&#xe9;es, des villages sont isol&#xe9;s par les eaux. On signale un noy&#xe9; et
plusieurs bless&#xe9;s. A la liste des villes et villages inond&#xe9;s, il faut ajouter notamment Beravente, dans la province de Zamora, o&#xf9; les rivi&#xe8;res Esma et
Orbigo, ont d&#xe9;bord&#xe9; &#xe0; plus de cinq m&#xe8;tres de hauteur d&#xe9;truisant plusieurs
hameaux, dont, les habitants se trouvent sans abri et d&#xe9;nu&#xe9;s de tout. Dans un
champ, les eaux ont emport&#xe9; un grand nombre de bestiaux. De nombreux bergers
surpris par l&apos;inondation se sont r&#xe9;fugi&#xe9;s sur des arbres o&#xf9; ils sont rest&#xe9;s
trois jours sans manger, sous une pluie torrentielle. On craint pour la raison,
de beaucoup d&apos;entre eux. Quatre paysans ont p&#xe9;ri, entra&#xee;n&#xe9;s par le courant. On
signale aux environs de nombreux disparus. Les r&#xe9;gions de la Corogne et de
Santander sont &#xe9;galement tr&#xe8;s &#xe9;prouv&#xe9;es. La violente temp&#xea;te qui a s&#xe9;vi ces
jours derniers sur tout .le littoral semble se calmer. Depuis quatre jours, les
communications t&#xe9;l&#xe9;graphiques avec le Portugal sont interrompues. &lt;em&gt;Le Petit
Journal – 27 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/32/72/545230/47745662.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 27 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 26 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/26/16135623.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/26/16135623.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16135623/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/26/16135623.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/80/545230/47444536.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;157&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/98/71/545230/47444537.jpg&quot; alt=&quot;nageur&quot; title=&quot;nageur&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Coupe de No&#xeb;l: triomphe du Fran&#xe7;ais Meister&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudrait remonter loin clans notre histoire sportive pour retrouver urne
&#xe9;preuve qui ait obtenu un succ&#xe8;s aussi complet que cette inoubliable quatri&#xe8;me
Coupe de No&#xeb;l organis&#xe9;e par la Soci&#xe9;t&#xe9; Nationale d&apos;Encouragement &#xe0; la Natation
sous le patronage de notre confr&#xe8;re Les Sports. Les quais d&apos;Orsay et du
Cours-la-Reine, le pont Alexandre III et les bas-c&#xf4;t&#xe9;s environnants avaient, de
bonne heure &#xe9;t&#xe9; envahis par une foule consid&#xe9;rable, si bien qu&apos;&#xe0; 2 h. 40 il
&#xe9;tait presque impossible d&apos;approcher pour voir l&apos;immense bassin o&#xf9; allait se
d&#xe9;rouler la sensationnelle bataille, entre les grands champions de la natation.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#xe0;-bas, au vestiaire de d&#xe9;part, les nageurs &#xe9;taient tous pr&#xea;ts lorsque nous
arrivons. Il y a l&#xe0; le d&#xe9;vou&#xe9; Connord, d&#xe9;l&#xe9;gu&#xe9; de l&apos;U. S. .F.S .A. ; l&apos;aimable
M. Duprez, inspecteur de la navigation Georges Prade, directeur des Sports ;
Berg, secr&#xe9;taire g&#xe9;n&#xe9;ral ; Desmonceaux, du Petit Parisien ; Paul Gartoux, de l&apos;Auto.; Hubert, Henri Petit, Pommier, des Sports ; Philippot, etc...Mais l&apos;heure
s&apos;avance, M. Duprez fait les derni&#xe8;res recommandations pendant que l&apos;infatigable
organisateur, notre excellent confr&#xe8;re Georges Mo&#xeb;bs, veille aux derniers
pr&#xe9;paratifs.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coup de canon retentit, Connord proc&#xe8;de &#xe0; l&apos;appel des concurrents ; tous
sont pr&#xe9;sents et dans l&apos;ordre suivant ils: s&apos;alignent au bord du ponton. 1.
Fran&#xe7;ois Raynal (Paris), 2. Charles Roth (Paris), 3. Marcelle Garagnani
(Venise), 4. Fantoli Sylvestre (Milan), 5. Henri Rimbourg (Paris), 6. Lucien
Durand (Paris), 7. Fernand Bellanger (Paris), 8. Meister (Paris), 9. Henri
Picard (Paris), 10. E. C. Bignell (Londres), 11. Robineau (Paris), 12: Bachelard
(Paris). Il est 3 h.16 exactement lorsque retentit le second coup de canon,
signal du d&#xe9;part.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le spectacle de ce d&#xe9;part est impressionnant. Contre le courant violent les
nageurs luttent triomphalement. Bachelard a pris le commandement mais pour peu
de temps car Roth lui succ&#xe8;de. Meister revient superbement et passe en t&#xea;te &#xe0;
mi-course. La foule applaudit chaleureusement les vaillants. D&apos;ailleurs le
spectacle est r&#xe9;ellement beau. L&apos;anglais Bignell&apos;s a rejoint Meister mais ce
dernier repart de plus belle et touche facilement premier le fanion ronge qui
indique l&apos;arriv&#xe9;e. Quelques concurrents ont &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;port&#xe9;s en arri&#xe8;re du but par
la violence du courant.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le classement officiel: 1. MEISTER (Fran&#xe7;ais), en 1 m. 38. s. 4/5 (l&apos;an
dernier Meister avait accompli le parcours en 1 m. 51 s.), 2. Bignell&apos;s
(Anglais), en 1 3. 40 s. 2/5, 3 . Raynal Fran&#xe7;ois (Fran&#xe7;ais), en 1 m. 41 s. 1/5,
4. Roth Charles (Fran&#xe7;ais), en 1 m. 42 s. 2/5, 5. Durand Lucien (Fran&#xe7;ais), en 1
m. 43 s. 1/5, 6. Robineau (Fran&#xe7;ais), en 1 m. 45s. 2/5, 7. Garagnani Marcello
(Italien) ; 8. Sylvestre Fantoli (Italien) ; 9. Bellanger Fernand (Fran&#xe7;ais) ;
10. Rimbourg Henri (Fran&#xe7;ais) ; 11. Bachelard (Fran&#xe7;ais) ; 12. Picard Henri
(Fran&#xe7;ais).
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Presse – 26 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Rendus fous furieux par de l&apos;atropine - &lt;/strong&gt;Vienne (Autriche), 25 D&#xe9;cembre
- Un &#xe9;trange cas d&apos;empoisonnement collectif s&apos;est produit &#xe0; Wiener-Neustadt,
dans la maison de M. Louis Koppel, un gros marchand de c&#xe9;r&#xe9;ales. Plusieurs
notables commer&#xe7;ants &#xe9;taient en visite chez lui et l&apos;amphitryon leur faisait
servir de petits verres d&apos;un cognac dont lui-m&#xea;me, sa femme et la bonne, Marie
Pozeck, prirent quelques gouttes. A peine eut-on go&#xfb;t&#xe9; a la liqueur que tout le
monde se sentit mal. La bonne et quelques uns des visiteurs furent pris d&apos;un
acc&#xe8;s de folie furieuse et se mirent &#xe0; d&#xe9;molir tout dans l&apos;appartement. Un
m&#xe9;decin qui se trouvait heureusement &#xe0; proximit&#xe9;, r&#xe9;ussit &#xe0; apaiser par des
calmants les furieux et &#xe0; soulager les autres malades. On ne tarda pas &#xe0; &#xe9;tablir
que le fils de M. Koppel, souffrant des yeux, avait mis dans un verre de liqueur
l&apos;atropine que le m&#xe9;decin lui avait ordonn&#xe9;e. La drogue, par une erreur de la
bonne, avait &#xe9;t&#xe9; ensuite vers&#xe9;e dans la bouteille de cognac. &lt;em&gt;Le Petit Journal
– 26 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;A l&apos;hospice d&apos;Argentan, on se trompe de cadavre &lt;/strong&gt;- Alen&#xe7;on, 25 d&#xe9;cembre
- Un incident qui a douloureusement impressionn&#xe9; ceux qui en furent t&#xe9;moins,
vient de se produire &#xe0; l&apos;hospice d&apos;Argentan. Ces jours derniers avait lieu
l&apos;inhumation d&apos;une dame Lemercier, de Pont-Ecrepin, morte de li&#xe8;vre typho&#xef;de. A
l&apos;heure fix&#xe9;e, le convoi, suivi de la famille, entra dans la chapelle. Pendant
le service religieux, un employ&#xe9; des pompes fun&#xe8;bres se rendit a l&apos;amphith&#xe9;&#xe2;tre
pour adresser un dernier adieu &#xe0; une vieille femme, Mme Pr&#xe9;vost, &#xe2;g&#xe9;e de 80 ans,
qu&apos;il connaissait et qui &#xe9;tait morte le jour pr&#xe9;c&#xe9;dent. Quelle ne fut pas sa
stupeur quand, ayant soulev&#xe9; le drap qui recouvrait le corps, il se trouva en
pr&#xe9;sence du cadavre de Mme Lemercier, que la famille et les amis croyaient
conduire &#xe0; sa derni&#xe8;re demeure. Il avisa imm&#xe9;diatement les int&#xe9;ress&#xe9;s de
l&apos;erreur macabre qui s&apos;&#xe9;tait produite. La messe fut suspendue et le cercueil qui
contenait le corps de Mme Provost fut rentr&#xe9; &#xe0; l&apos;amphith&#xe9;&#xe2;tre. On alla aussit&#xf4;t
chercher un autre cercueil, on y d&#xe9;posa la d&#xe9;pouille de Mme Lemercier, puis on
retourna &#xe0; la chapelle, o&#xf9; l&apos;office fut termin&#xe9; sans autre incident. &lt;em&gt;Le Petit
Parisien – 26 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/92/80/545230/47444536.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 26 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 25 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/25/16135497.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/25/16135497.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16135497/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/25/16135497.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/03/545230/47444162.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;155&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/27/89/545230/47444163.jpg&quot; alt=&quot;Ivry peniches&quot; title=&quot;Ivry peniches&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un chaland-citerne charg&#xe9; d&apos;essence fait explosion &#xe0; Ivry&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quai du Port-&#xe0;-l&apos;Anglais, &#xe0; Ivry-sur-Seine, en face de la raffinerie de
p&#xe9;trole Desmarais, se trouvaient amarr&#xe9;s, &#xe0; l&apos;estacade de l&apos;&#xe9;tablissement, deux
p&#xe9;niches : le chaland-citerne &lt;em&gt;Petit-Roger&lt;/em&gt; et la &lt;em&gt;Ville-de-Melun&lt;/em&gt;, appartenant &#xe0; la
Soci&#xe9;t&#xe9; immobili&#xe8;re des Raffineries du Midi. Les deux bateaux qui &#xe9;taient
accoupl&#xe9;s, venaient d&apos;&#xea;tre charg&#xe9;s d&apos;essence; &#xe0; destination de Nevers. Hier
matin, vers onze heures, — &#xe0; onze heures cinq minutes exactement — une
formidable explosion, semblable &#xe0; un coup de canon, jetait l&apos;effroi dans la
r&#xe9;gion. La deuxi&#xe8;me citerne avant du &lt;em&gt;Petit-Roger&lt;/em&gt; venait de prendre feu.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De toutes les usines environnantes, le personnel accourut. M. Las&#xe8;gue,
inspecteur principal de la navigation, et M. Ren&#xe9; Scherb, directeur des usines
Desmarais, prirent imm&#xe9;diatement les mesures n&#xe9;cessaires pour &#xe9;viter que le
sinistre ne s&apos;&#xe9;tend&#xee;t aux autres r&#xe9;cipients d&apos;essence, ce qui aurait pu avoir de
terribles cons&#xe9;quences. On sauva tout de suite le marinier Jean-Baptiste
Mourette, &#xe2;g&#xe9; de trente-quatre ans, qui se trouvait &#xe0; bord du chaland incendi&#xe9;
avec sa femme et ses deux enfants en bas &#xe2;ge. Puis, on isola la &lt;em&gt;Ville-de-Melun&lt;/em&gt;
et toutes les p&#xe9;niches amarr&#xe9;es en amont du pont d&apos;Ivry.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, des ouvriers bouchaient herm&#xe9;tiquement, &#xe0; l&apos;aide de sable et de
b&#xe2;ches, les ouvertures des cinq citernes du chaland afin d&apos;&#xe9;touffer les flammes
&#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur. Il ne fallait pas, en effet, songer &#xe0; faire sombrer le bateau qui
&#xe9;tait charg&#xe9; de 220 tonnes d&apos;essence ; par cette op&#xe9;ration, le dangereux liquide
aurait surnag&#xe9; tout enflamm&#xe9; sur l&apos;eau et aurait pu provoquer des incendies &#xe0;
bord, des p&#xe9;niches amarr&#xe9;es ou naviguant sur le fleuve. Le feu a donc &#xe9;t&#xe9;
rapidement &#xe9;teint. Une &#xe9;quipe d&apos;ouvriers est n&#xe9;anmoins rest&#xe9;e en permanence sur
le quai, une partie de la journ&#xe9;e, car il &#xe9;tait &#xe0; craindre de nouvelles
explosions dans les citernes remplies d&apos;essence. Les pompiers de la localit&#xe9; et
ceux de Paris n&apos;ont pas eu &#xe0; intervenir.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un important service d&apos;ordre dirig&#xe9; par M. B&#xe9;n&#xe9;zech. commissaire de police,
aid&#xe9; de son secr&#xe9;taire, M. Trame&#xe7;on, maintenait difficilement la foule des
curieux. Le pr&#xe9;fet de police &#xe9;tait venu se rendre compte de l&apos;importance des
d&#xe9;g&#xe2;ts. L&apos;enqu&#xea;te ouverte n&apos;a pas encore d&#xe9;termin&#xe9; les causes de l&apos;explosion,
qui para&#xee;t &#xea;tre due &#xe0; l&apos;imprudence d&apos;un fumeur ou &#xe0; des flamm&#xe8;ches &#xe9;chapp&#xe9;es
d&apos;un remorqueur. Mme Mourette, la femme du marinier, a &#xe9;t&#xe9; l&#xe9;g&#xe8;rement br&#xfb;l&#xe9;e au
visage.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Petit Journal – 25 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mort du dompteur Bidel&lt;/strong&gt; – Bidel, le dompteur fameux est mort dans la
villa d&apos;Asni&#xe8;res ou il s&apos;&#xe9;tait retir&#xe9; depuis qu&apos;il avait renonc&#xe9; au dressage des
fauves. Il avait soixante-dix ans. C&apos;est en 1874 que Bidel vint &#xe9;tablir pour la
premi&#xe8;re fois sa m&#xe9;nagerie &#xe0; Paris. Il s&apos;installa avenue des Amandiers –
aujourd&apos;hui avenue de la R&#xe9;publique, et ce f&#xfb;t un succ&#xe8;s inou&#xef;, justifi&#xe9; autant
par la vari&#xe9;t&#xe9; des animaux que par l&apos;audace incroyable du belluaire. Bidel avait
alors sa lionne Aouda, une b&#xea;te splendide qui, d&apos;une f&#xe9;rocit&#xe9; extraordinaire,
devenait douce comme un mouton en pr&#xe9;sence de son ma&#xee;tre et le d&#xe9;fendait m&#xea;me
contre les agressions de ses autres farouches pensionnaires. Un mouton voisinait
d&apos;ailleurs dans la cage centrale avec les lions, les tigres, les ours et les
hy&#xe8;nes. Bidel faillit &#xea;tre d&#xe9;vor&#xe9; plusieurs fois par ses fauves et il devait &#xe0;
son courage Et &#xe0; sa force de n&apos;avoir pas succomb&#xe9;. Il &#xe9;tait d&apos;une force
musculaire que pouvait seule &#xe9;galer celle de son digne rival de gloire, le p&#xe8;re
Pezon. Leur r&#xe9;putation &#xe0; tous deux &#xe9;tait europ&#xe9;enne. La fille du c&#xe9;l&#xe8;bre
dompteur a &#xe9;pous&#xe9; M, Rancy, le propri&#xe9;taire du grand cirque bien connu. &lt;em&gt;Le
Petit Journal – 25 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fin tragique d&apos;une fianc&#xe9;e&lt;/strong&gt; – Saint-Flour, 24 d&#xe9;cembre - La fille d&apos;un
gros fermier des Choisinnets commune de Saint-Flour-de-Langogne, Mlle Marguerite
Rieutort, &#xe2;g&#xe9;e de dix-neuf ans, devait se marier. La veille, pendant qu&apos;on
faisait les pr&#xe9;paratifs pour le repas de noce, le feu prit &#xe0; la ferme et la
consuma enti&#xe8;rement avec toutes ses d&#xe9;pendances, l&apos;intensit&#xe9; du foyer &#xe9;tait si
grande que rien rue put &#xea;tre sauv&#xe9;. Malgr&#xe9; la promptitude des secours et le
d&#xe9;vouement de la population des communes voisines, les flammes activ&#xe9;es par un
vent violent, soufflant en temp&#xea;te, gagn&#xe8;rent la ferme attenante de M. C&#xe9;lestin
Baffle, qui fut &#xe9;galement compl&#xe8;tement d&#xe9;truite. Les pompiers durent faire la
part du feu pour &#xe9;viter la destruction compl&#xe8;te du village, et c&apos;est tout juste
si ses habitants purent se sauver. Pour &#xe9;chapper &#xe0; la mort, certains m&#xea;me,
durent faire des efforts prodigieux et sortir en traversant la fournaise. La
frayeur, caus&#xe9;e par ce sinistre &#xe0; Mlle Rieutort fut telle qu&apos;elle expira
quelques instants apr&#xe8;s dans les. bras de son fianc&#xe9; qui, au p&#xe9;ril de sa vie,
non sans avoir re&#xe7;u d&apos;assez graves br&#xfb;lures sur plusieurs parties du corps,
l&apos;avait arrach&#xe9;e des flammes. &lt;em&gt;Le Petit Journal – 25 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/03/545230/47444162.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 25 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 24 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/24/16240041.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><category>noel</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/24/16240041.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16240041/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/24/16240041.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/69/05/545230/47745374.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;164&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/56/90/545230/47745375.jpg&quot; alt=&quot;noel&quot; title=&quot;noel&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;No&#xeb;l&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La f&#xea;te traditionnelle de l&apos;Arbre de No&#xeb;l a &#xe9;t&#xe9; c&#xe9;l&#xe9;br&#xe9;e aujourd&apos;hui, au
cirque de Paris, par l&apos;Association g&#xe9;n&#xe9;rale d&apos;Alsace-Lorraine. Au milieu de la
piste s&apos;&#xe9;levait, charg&#xe9; de jouets, l&apos;arbre de No&#xeb;l, envoy&#xe9;, comme chaque ann&#xe9;e,
des Vosges. Au-dessus de l&apos;estrade &#xe9;tait d&#xe9;ploy&#xe9; un drapeau du 2e bataillon des
mobiles du Haut-Rhin. Ce drapeau, qui avait &#xe9;t&#xe9; cach&#xe9; pendant la guerre, a &#xe9;t&#xe9;
donn&#xe9; &#xe0; l&apos;Association g&#xe9;n&#xe9;rale d&apos;Alsace-Lorraine, &#xe0; l&apos;occasion de cette f&#xea;te
annuelle.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une large distribution de v&#xea;tements, de jouets et de g&#xe2;teaux a &#xe9;t&#xe9; faite &#xe0;
pr&#xe8;s de 4.000 enfants d&apos;Alsace et de Lorraine par les dames du comit&#xe9; pr&#xe9;sid&#xe9;
par Mmes Charras, Floquet, Koechlin, Thorens et Jules Ferry assist&#xe9;es des
membres du conseil d&apos;administration do l&apos;association. Un tr&#xe8;s beau concert a
termine la f&#xea;te.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une f&#xea;te de l&apos;Arbre de No&#xeb;l a &#xe9;t&#xe9; &#xe9;galement organis&#xe9;e hier &#xe0; la manufacture
de S&#xe8;vres par le nouvel administrateur, M. Emile Bourgeois. Cette f&#xea;te
r&#xe9;unissait pour la premi&#xe8;re fois autour de l&apos;arbre vert, dans le pavillon de
l&apos;administrateur, &#xe9;clair&#xe9; de feux &#xe9;lectriques, tout un petit monde de curieux :
projections d&apos;ombres chinoises, distribution de g&#xe2;teaux et de jouets, rondes et
chants d&apos;enfants, rien n&apos;a manqu&#xe9; &#xe0; cette joyeuse c&#xe9;r&#xe9;monie enfantine.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chaque ann&#xe9;e depuis quinze ans, une f&#xea;te de No&#xeb;l est offerte, cet
apr&#xe8;s-midi, aux malades du service du professeur Pozzi, &#xe0; l&apos;h&#xf4;pital Broca. Cette
f&#xea;te, a laquelle sont convi&#xe9;s &#xe9;galement les anciens malades et leurs familles, a
consist&#xe9; en une tr&#xe8;s int&#xe9;ressante partie artistique et th&#xe9;&#xe2;trale et en une
distribution de jouets aux enfants et de v&#xea;tements aux malades et anciens
malades. Mme R&#xe9;jane a jou&#xe9; &lt;em&gt;Lolotte&lt;/em&gt; ; puis on a entendu Mme Marguerite Carr&#xe9;, de
l&apos;Op&#xe9;ra-Comique, Mlle Le Senne, de l&apos;Op&#xe9;ra, etc.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La distribution des v&#xea;tements — l&apos;an dernier il en fut distribu&#xe9; pour 1,500
francs — termina cette f&#xea;te charitable, qui donna pendant quelques heures de la
joie &#xe0; des souffrants et &#xe0; des d&#xe9;sh&#xe9;rit&#xe9;s. Les frais de cette &amp;quot;No&#xeb;l&amp;quot; sont pay&#xe9;s
par une caisse de secours fond&#xe9;e il y a quinze ans par le professeur Pozzi, et
qui rend de grands services.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Temps – 25 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un train tombe dans un ravin &lt;/strong&gt;– Saint-Etienne, 23 d&#xe9;cembre - Un grave
accident s&apos;est produit ce matin sur la ligne de Saint-Etienne &#xe0; Pelussin, des
chemins de fer d&#xe9;partementaux. Le train 2, compos&#xe9; d&apos;une locomotive, d&apos;un wagon
de voyageurs et de deux wagons de marchandises, avait, en venant de P&#xe9;lussin,
d&#xe9;pass&#xe9; la gare de Terrasse-sur-Darlay, lorsque, vers l&apos;arr&#xea;t dit de
Moulin-Peyre, le wagon de queue d&#xe9;raillant, fut pr&#xe9;cipit&#xe9; du remblai dans un
ravin profond de cinq m&#xe8;tres. L&apos;autre wagon de marchandises suivit et aussi le
wagon de voyageurs. Seule, la machine resta sur la voie. Six voyageurs ont re&#xe7;u
des blessures plus ou moins graves. L&apos;aspect de convoi tomb&#xe9; du remblai dans le
ravin avait attir&#xe9; nombre d&apos;habitants d&apos;alentour. La circulation a &#xe9;t&#xe9;
interrompue pendant quelque temps puis assur&#xe9;e par transbordement. Elle
reprendra d&apos;ici peu normalemen&lt;em&gt;t. Le Petit Journal – 24 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;La temp&#xea;te cause de graves accidents en r&#xe9;gion lyonnaise&lt;/strong&gt; - Une
violente temp&#xea;te a s&#xe9;vi, hier, sur plusieurs r&#xe9;gions de la France, causant
plusieurs accidents mortels et de nombreux et tr&#xe8;s importants d&#xe9;g&#xe2;ts. A Lyon, &#xe0;
deux heures du matin, une chemin&#xe9;e s&apos;est abattue sur une maison, 29, rue des
Culattes, &#xe9;crasant le toit et per&#xe7;ant le plafond d&apos;un logement occup&#xe9; pur la
famille Barella. L&apos;appartement a &#xe9;t&#xe9; rempli par les d&#xe9;combres. Mme Barella et
son b&#xe9;b&#xe9;, &#xe2;g&#xe9; de vingt-cinq mois, couch&#xe9;s ensemble, ont &#xe9;t&#xe9; enfouis sous les
briques. La m&#xe8;re a &#xe9;t&#xe9; tu&#xe9;e sur le coup : l&apos;enfant a &#xe9;t&#xe9; profond&#xe9;ment bless&#xe9; &#xe0;
la t&#xea;te. A la m&#xea;me heure, un semblable accident s&apos;est produit chemin de Gerland,
81. Une chemin&#xe9;e a &#xe9;galement &#xe9;cras&#xe9; un toit et d&#xe9;fonc&#xe9; le plafond de
l&apos;appartement de Mme Merle, qui fut gri&#xe8;vement bless&#xe9;e. Rue d&apos;Inkermann, une
dame Baurianne a &#xe9;t&#xe9; ensevelie sous les d&#xe9;combres de la toiture de sa maison. On
l&apos;a retir&#xe9;e gravement contusionn&#xe9;e. Dans un cimeti&#xe8;re de Grenoble, un enfant de
quatorze ans, le jeune Jay, cueillait du lierre, hier apr&#xe8;s midi, grimp&#xe9; sur une
&#xe9;chelle. Une rafale de vent le pr&#xe9;cipita &#xe0; terre ; dans sa chute, le malheureux
se fracassa la t&#xea;te sur une tombe. La mort fut instantan&#xe9;e. &lt;em&gt;Le Petit Parisien
– 24 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/69/05/545230/47745374.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 23 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/23/16134255.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><category>Leopold II funerailles 1909</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/23/16134255.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16134255/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/23/16134255.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les fun&#xe9;railles du roi des belges se d&#xe9;roulent sous la pluie&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/32/23/545230/47439628.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;160&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/41/32/545230/47439630.jpg&quot; alt=&quot;funerailles leopold char funebre&quot; title=&quot;funerailles leopold char funebre&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bruxelles, 22 d&#xe9;cembre. — La journ&#xe9;e commence tristement, il a plu toute la
nuit rendant les rues boueuses, impraticables ; malgr&#xe9; le vent, la pluie ne
cesse de tomber. D&#xe8;s huit heures, une foule silencieuse se dirige vers la place
du Palais : tout le long de la rue Royale, les r&#xe9;verb&#xe8;res sont allum&#xe9;s et
entour&#xe9;s de cr&#xea;pes. Les camelots parcourent les rues adjacentes, malgr&#xe9;
l&apos;interdiction- du bourgmestre de Bruxelles ; la police a beau intervenir, les
camelots continuent &#xe0; vendre, leur marchandise qu&apos;on s&apos;arrache ; quant aux
gagne-petits on les voit passer se dirigeant vers les bons endroits, avec des
chaises, des tables, des tr&#xe9;teaux et des &#xe9;chelles. Les balcons sont tendus
d&apos;&#xe9;toffes noires...
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les troupes et les gardes civiques prennent leurs dispositions a neuf heures
quarante-cinq ; elles forment la haie du Palais du Roi &#xe0; la Coll&#xe9;giale de
Sainte-Gudule, le long de la rue Royale, de la rue des Colonies, de la rue de la
Chancellerie et de l&#xe0;, jusqu&apos;&#xe0; Laeken, par la rue Treunenberg, la rue des Palais
et l&apos;avenue de la Reine. Le service excessif qui leur est impos&#xe9; provoque parmi
les soldats et la garde civique des protestations. Tout le monde du reste trouve
regrettable qu&apos;on oblige ces malheureux &#xe0; s&apos;aligner immobiles malgr&#xe9; le froid et
la pluie, deux heures avant le passage du cort&#xe8;ge. Les curieux se bousculent et
s&apos;entassent, il y a foule aux fen&#xea;tres, dont beaucoup se paient de 25 &#xe0; 80
francs. De nombreux Bruxellois esp&#xe9;raient pouvoir assister &#xe0; l&apos;int&#xe9;rieur du parc
au d&#xe9;fil&#xe9; du cort&#xe8;ge fun&#xe8;bre, mais L&apos;administration communale l&apos;a ferm&#xe9;, une
partie du cort&#xe8;ge devant s&apos;y former. A mesure qu&apos;avance l&apos;heure, la foule
augmente.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fa&#xe7;ade du Palais, jusqu&apos;au premier &#xe9;tage, est enti&#xe8;rement tendue de noir.
Aux trois portes d&apos;entr&#xe9;e une chapelle ardente est form&#xe9;e sous un motif de lions
en or mat. Les soci&#xe9;t&#xe9;s qui doivent pendre place dans le cort&#xe8;ge se sont
group&#xe9;es &#xe0; neuf heures un quart entre la place du Tr&#xf4;ne, le terre-plein du
boulevard du R&#xe9;gent et la porte de Namur. Toutes ces d&#xe9;l&#xe9;gations sont
accompagn&#xe9;es de drapeaux cravat&#xe9;s de deuil. Un cordon de troupe d&#xe9;gage les
abords de la place.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A dix heures, le prince Albert vient d&apos;arriver en automobile au Palais, il
porte la grande, tenue de g&#xe9;n&#xe9;ral sur laquelle, se d&#xe9;tache le cordon de l&apos;ordre
de L&#xe9;opold voil&#xe9; de cr&#xea;pe. Il a re&#xe7;u dans le cabinet attenant &#xe0; la chambre
mortuaire les autorit&#xe9;s et les membres de la famille royale, le duc de
Schleswig-Holstein, petit-fils du roi des Belges ; le comte de Lonyay, gendre du
roi ; le duc de Vend&#xf4;me ; le prince Charles Hohenzollern, neveu du roi ; le
prince de Windisch-Graetz, gendre de la princesse Louise et les invit&#xe9;s. Le
prince Albert , s&apos;inclinant longuement devant la d&#xe9;pouille mortelle du roi, &#xe0;
bais&#xe9; le drapeau endeuill&#xe9; du r&#xe9;giment de grenadiers qui enveloppe le cercueil
aupr&#xe8;s duquel des couronnes immenses ont &#xe9;t&#xe9; plac&#xe9;es.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n&apos;est qu&apos;&#xe0; 10 h. 45 que l&apos;archev&#xea;que de Malines et les quatre &#xe9;v&#xea;ques de
Belgique, entour&#xe9;s d&apos;un grand nombre de pr&#xea;tres, viennent proc&#xe9;der &#xe0; la lev&#xe9;e du
corps, et r&#xe9;citer les pri&#xe8;res des morts. Ensuite, dix-huit sous-officiers de l&apos;arm&#xe9;e enl&#xe8;vent le cercueil et le
transportent, avec d&apos;infinies pr&#xe9;cautions, sur le char fun&#xe8;bre. Le cercueil est
recouvert d&apos;un grand drap mortuaire de velours noirs, galonn&#xe9; de franges d&apos;or.
Sur le drap, est plac&#xe9; le manteau royal, surmont&#xe9; de la couronne royale.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/66/47/545230/47439618.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;151&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/74/95/545230/47439621.jpg&quot; alt=&quot;funerailles leopold princes etrangers&quot; title=&quot;funerailles leopold princes etrangers&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 0px 5px 5px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment o&#xf9; le char quitte le Palais, les troupes pr&#xe9;sentent les armes. Les
clairons sonnent et les tambours battent aux champs en sourdine. Les artilleurs
tirent des salves et les cloches de Saint-Jacques-sur-Caudenberg sonnent le
glas. A 11 h. 5, le cort&#xe8;ge se met en marche dans l&apos;ordre suivant : Un
d&#xe9;tachement de gendarmerie &#xe0; cheval, un escadron de cavalerie avec musique,
l&apos;escadron de la garde civique avec musique, une batterie d&apos;artillerie, une
compagnie d&apos;infanterie de ligne, une batterie dargliene de la garde civique, une
compagnie d&apos;infanterie de la garde civique, des d&#xe9;putations des gardes civiques
du royaume et des r&#xe9;giments de l&apos;arm&#xe9;e avec le drapeau du corps.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient ensuite le char, attel&#xe9; de huit chevaux, entour&#xe9; des membres de la
maison du Roi. Ce corbillard a &#xe9;t&#xe9; construit sur les indications m&#xea;mes de
L&#xe9;opold II, pour les obs&#xe8;ques du comte de Flandre. Le char fun&#xe8;bre de L&#xe9;opold
Ier &#xe9;tait beaucoup plus &#xe9;lev&#xe9;. Le char fun&#xe8;bre est entour&#xe9; par le comte John
d&apos;Outremont, grand-mar&#xe9;chal de la. Cour ; le baron Auguste Goffinet, secr&#xe9;taire
des commandements du Roi ; le baron Constant Goffinet, intendant de la liste
civile ; le lieutenant-g&#xe9;n&#xe9;ral Wahis ; le lieutenant-g&#xe9;n&#xe9;ral Brunell ; le
lieutenant-g&#xe9;n&#xe9;ral Donny ; le g&#xe9;n&#xe9;ral Bricoux ; le g&#xe9;n&#xe9;ral major comte du
Chastel de la Howarderie ; le colonel baron Snoy; le major Cumont.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le prince Albert, en grand uniforme de lieutenant g&#xe9;n&#xe9;ral s&apos;avance
imm&#xe9;diatement derri&#xe8;re le corbillard suivi du Duc de Vend&#xf4;me et des membres de
la famille royale belge, le prince Othon de Windischgraetz, gendre de la
princesse St&#xe9;phanie, le duc de Slesvig-Hofstein, gendre de la princesse Louise,
le comte Lonyay, mari de la princesse St&#xe9;phanie; le prince Fran&#xe7;ois-Joseph,
fr&#xe8;re de la princesse Elisabeth. Viennent ensuite les princes &#xe9;trangers : Le
prince Ruprecht de Bavi&#xe8;re ; le prince Henri de Prusse ; l&apos;archiduc Salvator
d&apos;Autriche ; l&apos;Infant Don Carlos d&apos;Espagne ; le duc de Connaugh ; le prince
consort des Pays-Bas ; le prince h&#xe9;ritier de Roumanie ; le prince Georges de
Saxe et les missions &#xe9;trang&#xe8;res. Puis viennent les autorit&#xe9;s et les
fonctionnaires civils, les gouverneurs des provinces et les secr&#xe9;taires g&#xe9;n&#xe9;raux
des ministres, les fonctionnaires.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une foule &#xe9;norme se trouve sur le parcours. Le parc a &#xe9;t&#xe9; enfin ouvert au
public et est litt&#xe9;ralement encombr&#xe9; de curieux. Il est pr&#xe8;s de onze heures et
demie lorsque le cort&#xe8;ge fun&#xe8;bre arrive &#xe0; la coll&#xe9;giale de Sainte-Gudule, tout
autour de laquelle grouille, derri&#xe8;re les barri&#xe8;res, une foule immense. Aux
fen&#xea;tres, sur les toits des maisons, sont de v&#xe9;ritables grappes humaines. Les
barri&#xe8;res plac&#xe9;es autour de l&apos;&#xe9;glise sont renvers&#xe9;es par la foule, des
bousculades inou&#xef;es se produisent ; des gens passent entre les chevaux des
soldats faisant la haie. Des centaines d&apos;invit&#xe9;s de marque ne peuvent p&#xe9;n&#xe9;trer
dans l&apos;&#xe9;glise, celle-ci &#xe9;tant comble.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/18/50/545230/47439635.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;157&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/35/32/545230/47439637.jpg&quot; alt=&quot;funerailles leopold arrivee place sainte gudule&quot; title=&quot;funerailles leopold arrivee place sainte gudule&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#xe9;coration de l&apos;&#xe9;glise est impressionnante. Les parois lat&#xe9;rales sont
tendues de noir. Dans le chœur, des d&#xf4;mes ont &#xe9;t&#xe9; plac&#xe9;s, au-dessus des si&#xe8;ges
r&#xe9;serv&#xe9;s a la famille royale. Le corps, enlev&#xe9; par dix-huit sous-officiers, est
port&#xe9; &#xe0; bras dans la coll&#xe9;giale. Il est re&#xe7;u par le cardinal, archev&#xea;que de
Malines, Mgr Mercier, entour&#xe9; des &#xe9;v&#xea;ques de Belgique et d&apos;un nombreux clerg&#xe9; ;
aux sonneries des cloches se m&#xe8;le une marche fun&#xe8;bre. La d&#xe9;pouille mortelle,
pr&#xe9;c&#xe9;d&#xe9;e par les officiers de la maison royale, est plac&#xe9;e sur un catafalque. Le
prince Albert, les membres de la famille royale, les princes &#xe9;trangers se
dirigent vers le choeur. Les &#xe9;l&#xe8;ves de l&apos;&#xe9;cole militaire rendent les honneurs &#xe0;
la d&#xe9;pouille mortelle.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La c&#xe9;r&#xe9;monie se d&#xe9;roule selon les rites habituels. Au jub&#xe9;, la messe en
plain-chant est ex&#xe9;cut&#xe9;e par. soixante-dix choristes, sous la direction de M.
Maurivoet. Le &lt;em&gt;Dies irae&lt;/em&gt; est chant&#xe9; en faux bourdon ainsi que le &lt;em&gt;De Profundis&lt;/em&gt;,
apr&#xe8;s l&apos;&#xe9;l&#xe9;vation. Il est midi 40 lorsque la c&#xe9;r&#xe9;monie prend fin a la
Coll&#xe9;giale. Les cloches sonnent &#xe0; toute vol&#xe9;e tandis que les canons tonnent, le
clerg&#xe9; reconduit la d&#xe9;pouille mortelle, le prince Albert, les princes &#xe9;trangers
jusqu&apos;au porche de l&apos;&#xe9;glise. Le d&#xe9;fil&#xe9; des uniformes recommence alors. Le prince
Albert de Belgique, les membres de la famille royale, les dignitaires de la
maison du roi, les. membres des missions sp&#xe9;ciales &#xe9;trang&#xe8;res, le pr&#xe9;sident de
la Chambre, le pr&#xe9;sident du S&#xe9;nat, les ministres d&apos;&#xc9;tat et &#xe0; portefeuille
montent en voiture. Le cort&#xe8;ge se reforme pour se diriger vers Laeken.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La comtesse de Flandre, la princesse Elisabeth, la princesse St&#xe9;phanie et la
princesse Cl&#xe9;mentine sont mont&#xe9;es en voiture pour se rendre &#xe0; Laeken o&#xf9; elles
devaient pr&#xe9;c&#xe9;der le cort&#xe8;ge fun&#xe8;bre. On a remarqu&#xe9; l&apos;absence de La princesse
Louise, retenue par une indisposition. Apr&#xe8;s la c&#xe9;r&#xe9;monie religieuse le cort&#xe8;ge
se reforme dans le m&#xea;me ordre pour se diriger &#xe0; laeken, o&#xf9; il arrive &#xe0; deux
heures. Le temps demeure ex&#xe9;crable; La foule est immense. Des spectateurs se
trouvent mal. Le corbillard s&apos;arr&#xea;te devant la porte de l&apos;aile droite de
l&apos;&#xe9;glise de Laeken. Le baldaquin est tellement &#xe9;lev&#xe9; qu&apos;il a fallu, pour d&#xe9;gager
les abords du parvis, abattre quelques arbres. L&apos;archev&#xea;que de Malines pr&#xe9;side &#xe0;
la derni&#xe8;re c&#xe9;r&#xe9;monie fun&#xe8;bre. Apr&#xe8;s les absoutes, dix-huit sous-officiers de
grenadiers prennent le cercueil et le descendent dans la crypte. Pendant la
descente du corps, le canon recommence &#xe0; tonner ; une derni&#xe8;re salve de
vingt-et-un coups est tir&#xe9;e. L&apos;inhumation d&#xe9;finitive aura lieu demain.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Presse – 23 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une explosion myst&#xe9;rieuse &#xe0; Saint-Petersbourg &lt;/strong&gt;- Saint-Petersbourg, 22
d&#xe9;cembre. Un &#xe9;v&#xe9;nement tragique, dont le myst&#xe8;re s&apos;accro&#xee;t des &#xe9;tranges
circonstances qui l&apos;entourent, cause en ce moment un vif &#xe9;moi &#xe0;
Saint-P&#xe9;tersbourg. Voici les faits : La nuit derni&#xe8;re, les habitants du quartier
Viborg, quartier excentrique situ&#xe9; &#xe0; l&apos;ouest de P&#xe9;tersbourg, &#xe9;taient r&#xe9;veill&#xe9;s
par une formidable d&#xe9;tonation... Elle venait d&apos;un immeuble de la rue Mesquine,
o&#xf9; une terrible explosion venait de se produire dans un appartement du troisi&#xe8;me
&#xe9;tage. On se pr&#xe9;cipita aussit&#xf4;t et parmi les d&#xe9;combres fumants, on trouva deux
hommes couverts de sang : l&apos;un avait la t&#xea;te arrach&#xe9;e, l&apos;autre &#xe9;tait
dangereusement bless&#xe9;. Le cadavre fut reconnu pour celui du colonel Karpoff,
chef de la police secr&#xe8;te, le m&#xea;me qui faillit &#xea;tre victime d&apos;un guet-apens, il
y a dix ans, &#xe0; Paris, rue de Bolivie : le bless&#xe9; &#xe9;tait un domestique du colonel.
Au moment o&#xf9; l&#xe0; police p&#xe9;n&#xe9;trait dans l&apos;appartement, un jeune homme en bras de
chemise et t&#xea;te nue cherchait &#xe0; fuir : trouvant le chemin barr&#xe9; par un policier,
il tira un revolver de sa poche et fit le geste de tirer, mais l&apos;agent eut le
temps de le d&#xe9;sarmer et de l&apos;arr&#xea;ter. Une enqu&#xea;te fut aussit&#xf4;t ouverte et l&apos;on
apprit qu&apos;un jeune homme — celui qu&apos;on avait arr&#xea;t&#xe9; — &#xe9;tait venu louer
l&apos;appartement, il y a quelques jours, au nom de Michel Voskressensky : hier,
deux hommes se pr&#xe9;sentaient rue Mesquine et montaient chez lui : l&apos;un &#xe9;tait le
colonel Karpoff, l&apos;autre un agent secret. Peu de temps avant leur arriv&#xe9;e,
Voskressensky avait fait appeler un &#xe9;lectricien pour soi-disant une sonnerie ;
puis, il avait renvoy&#xe9; l&apos;ouvrier en lui disant qu&apos;il se chargeait de finir le
travail lui-m&#xea;me. Les premi&#xe8;res indications qui ont permis de recueillir
l&apos;identit&#xe9; de M. Karpoff sont les marques de son linge et les initiales marqu&#xe9;es
sur son &#xe9;tui &#xe0; cigarettes. Sa pr&#xe9;sence chez Voskressensky s&apos;explique, parce
qu&apos;il arrive souvent aux chefs de la police secr&#xe8;te d&apos;avoir des rendez-vous
secrets avec leurs agents. On pr&#xe9;sume que Voskressensky, employ&#xe9; par le colonel
Karpoff, complotait en m&#xea;me temps avec les r&#xe9;volutionnaires. Il para&#xee;trait enfin
que Voskressensky &#xe9;tait le propre neveu du colonel.Tout ceci, comme on le voit,
est fort confus. Il semble que l&apos;on soit en pr&#xe9;sence d&apos;un complot ; mais, contre
qui ? &lt;em&gt;- Le Gaulois – 23 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt; &lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/32/23/545230/47439628.jpg&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 23 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 22 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/22/16239186.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/22/16239186.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16239186/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/22/16239186.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/35/97/545230/47742406.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;246&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;left&quot; width=&quot;111&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/91/53/545230/47742408.jpg&quot; alt=&quot;Frederick_Cook_1917&quot; title=&quot;Frederick_Cook_1917&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 5px 5px 0px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une commission d&#xe9;clare que le Docteur Cook n&apos;est pas all&#xe9; au P&#xf4;le Nord&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Copenhague, 21 D&#xe9;cembre. La commission charg&#xe9;e d&apos;examiner les documents de
l&apos;explorateur Cook a fait la d&#xe9;claration suivante : &amp;quot;Les pi&#xe8;ces soumises &#xe0; notre
examen ne contiennent aucune preuve &#xe9;tablissant que le docteur Cook ait atteint
le p&#xf4;le Nord.&amp;quot; Cette d&#xe9;claration — qui, dans sa forme polie, semble vouloir dire
que l&apos;explorateur n&apos;a jamais atteint le P&#xf4;le, comme il l&apos;a pr&#xe9;tendu - n&apos;a &#xe9;t&#xe9;
rendue publique qu&apos;apr&#xe8;s un examen tr&#xe8;s attentif et tr&#xe8;s impartial de tous les
&amp;quot;documents&amp;quot; soumis par Cook &#xe0; l&apos;appr&#xe9;ciation de la commission. Voici,
d&apos;ailleurs, les diff&#xe9;rentes phases de ce travail d&apos;examen, telles qu&apos;elles ont
&#xe9;t&#xe9; consign&#xe9;es.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Le Rapport de la commission de l&apos;Universit&#xe9; charg&#xe9;e d&apos;examiner les documents
produits par l&apos;explorateur dit d&apos;abord que la commission s&apos;est compl&#xe9;t&#xe9;e par
l&apos;adjonction &#xe0; ses membres de l&apos;explorateur gro&#xeb;nlandais, Knud-Rassmussen. Les
papiers suivants ont &#xe9;t&#xe9; soumis &#xe0; l&apos;enqu&#xea;te de la commission ; 1&#xb0; un rapport de
M. Lonsdale, secr&#xe9;taire de M. Cook, &#xe9;crit &#xe0; la machine, et comportant 61
feuilles, grand format ; ce rapport traite du voyage au P&#xf4;le Nord ; 2&#xb0; 16
feuilles d&apos;&#xe9;criture &#xe0; la machine, copie par M. Lonsdale du carnet de notes de M.
Cook, ces notes &#xe9;taient suppos&#xe9;es &#xe9;crites du 18 mars au 13 juin 1908 pendant le
voyage entrepris de Svartevaag au P&#xf4;le et pendant le retour jusqu&apos;&#xe0; un endroit
de la mer de glace situ&#xe9; &#xe0; l&apos;ouest de Heibergsland. Ces papiers n&apos;&#xe9;taient
accompagn&#xe9;s d&apos;aucune lettre d&apos;envoi de Cook.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;M. Lonsdale a fait part &#xe0; la commission que les carnets de notes originaux
avaient &#xe9;t&#xe9; envoy&#xe9;s par pr&#xe9;caution en Europe, par une autre voie, et qu&apos;ils
parviendraient &#xe0; l&apos;Universit&#xe9; dans quelques jours ; cependant que la copie en
question repr&#xe9;sentait le contenu des carnets de notes exactement et compl&#xe8;tement
; le rapport ajoute qu&apos;il a &#xe9;t&#xe9; aussi impossible d&apos;entrer en rapport avec Cook
dont l&apos;adresse doit &#xea;tre inconnue &#xe0; M. Lonsdale m&#xea;me.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Les membres de la commission ont examin&#xe9; isol&#xe9;ment les papiers qui lui sont
parvenus ; ils se sont convaincus qu&apos;ils &#xe9;taient compl&#xe8;tement sans valeur pour
trancher la question de savoir si Cook a atteint le p&#xf4;le. La commission a fait
ensuite citer devant elle M. Lonsdale, lui a adress&#xe9; plusieurs questions ; M.
Lonsdale a apport&#xe9; une lettre de Cook, qui ne portait ni la date, ni le lieu de
l&apos;envoi, et dont l&apos;enveloppe portait le timbre de Marseille du 14 d&#xe9;cembre 1909.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;L&apos;enveloppe contenait de plus une lettre dat&#xe9;e de New-York, du 27 septembre
1909, adress&#xe9;e &#xe0; M. Torp, ancien recteur de l&apos;Universit&#xe9; ; dans cette lettre,
Cook fait part que non seulement ses instruments, mais aussi que la plupart de
ses observations astronomiques sont rest&#xe9;s &#xe0; Itan, si bien que sans ces
derni&#xe8;res il semble insens&#xe9; et impossible de prononcer un jugement d&#xe9;finitif;
contrairement &#xe0; son intention premi&#xe8;re, il publie d&#xe8;s aujourd&apos;hui le r&#xe9;sultat de
ses recherches. La commission fait remarquer que le rapport du voyage en
question concorde essentiellement avec le rapport publi&#xe9; dans le New-York
Herald, que la copie des carnets de notes ne contient nullement des documents
d&apos;observations astronomiques, mais seulement des r&#xe9;sultats d&apos;observations.
&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;En g&#xe9;n&#xe9;ral, il manque tout ce qui pourrait servir &#xe0; &#xe9;claircir la chose et &#xe0;
rendre vraisemblable ce fait que des observations astronomiques ont r&#xe9;ellement
&#xe9;t&#xe9; faites ; de m&#xea;me le c&#xf4;t&#xe9; pratique de l&apos;entreprise,, notamment le voyage en
tra&#xee;neau, est expliqu&#xe9; par des d&#xe9;tails si insuffisants qu&apos;il ne peut &#xea;tre
contr&#xf4;l&#xe9;. Aussi la commission pense-t-elle que des documents qui lui sont
parvenus on ne saurait tirer la preuve que Cook a atteint le P&#xf4;le Nord.
L&#xe0;-dessus, le conseil de l&apos;Universit&#xe9; a d&#xe9;cid&#xe9; que les documents parvenus &#xe0;
l&apos;Universit&#xe9; ne contenaient ni observations ni explications capables de prouver
que Cook a atteint le P&#xf4;le Nord dans son dernier voyage polaire: d&apos;o&#xf9; la
d&#xe9;cision qu&apos;elle a rendu publique.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Petit Journal – 22 d&#xe9;cembre 1922&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Victime de son devoir -&lt;/strong&gt; Une infirmi&#xe8;re de l&apos;h&#xf4;pital Saint-Louis vient
de succomber, victime de son devoir professionnel. Mme Barre appartenait depuis
dix-sept ans &#xe0; l&apos;administration de l&apos;Assistance publique. Apr&#xe8;s avoir &#xe9;t&#xe9;
employ&#xe9;e dans diff&#xe9;rents hospices, elle &#xe9;tait, depuis cinq ans, affect&#xe9;e au
service du docteur Appert, dans le pavillon des enfants. Dimanche matin, elle
donnait ses soins &#xe0; une fillette de quatorze ans, atteinte de troubles nerveux.
La jeune malade, qui &#xe9;tait dans un &#xe9;tat d&apos;agitation particuli&#xe8;re, se d&#xe9;battit
entre ses mains. Tout &#xe0; coup, l&apos;infirmi&#xe8;re poussa un cri de douleur ; la
fillette venait de lui porter au bas-ventre un coup de pied violent. Elle tomba
sans connaissance sur le parquet. Mme Barre fut transport&#xe9;e &#xe0; l&apos;infirmerie, o&#xf9;
le m&#xe9;decin-chef reconnut que le coup avait d&#xe9;termin&#xe9; une perforation de la
vessie. Malgr&#xe9; les soins les plus empress&#xe9;s et les plus savants, Mme Barre est
morte hier matin, apr&#xe8;s une longue et terrible agonie.&lt;em&gt; Le Petit Parisien – 22
d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un canot coule au large de Nice – 2 morts -&lt;/strong&gt; Nice, 21 d&#xe9;cembre - Le
baron Didier Pernety-Haussmann, qui &#xe9;tait &#xe0; Nice depuis quelque temps, vient de
trouver la mort dans des circonstances tragiques. Il avait fait construire &#xe0;
Antibes un canot automobile. Ce matin, il &#xe9;tait parti avec un m&#xe9;canicien pour
ramener le canot au port de Nice. Pendant le retour, un accident, dont on ne
conna&#xee;t pas encore les causes, s&apos;est produit non loin de la Californie. On
suppose que le moteur a fait explosion et que le canot a coul&#xe9; &#xe0; pic. Le baron
Haussmann et son m&#xe9;canicien, projet&#xe9;s &#xe0; la mer, bless&#xe9;s peut-&#xea;tre par
l&apos;explosion, n&apos;ont pu rejoindre la c&#xf4;te. Ils se sont noy&#xe9;s. Leurs cadavres ont
&#xe9;t&#xe9; d&#xe9;couverts, cet apr&#xe8;s-midi, en mer.&lt;em&gt; Le Petit Parisien – 22 d&#xe9;cembre&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/35/97/545230/47742406.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 22 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item><item><title>Les actualit&#xe9;s du 21 d&#xe9;cembre 1909</title><dc:creator>Ichtos</dc:creator><link>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/21/16227983.html</link><category>A la une de la presse il y a 1 si&#xe8;cle</category><comments>http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/21/16227983.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://cpascans.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/16227983/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://cpascans.canalblog.com/archives/2009/12/21/16227983.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/42/545230/47703351.jpg&quot;&gt;&lt;img height=&quot;156&quot; border=&quot;0&quot; align=&quot;right&quot; width=&quot;246&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/68/14/545230/47703353.jpg&quot; alt=&quot;London firemen&quot; title=&quot;London firemen&quot; style=&quot;border: 0px none ; margin: 5px 0px 5px 5px; display: inline;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Terrible incendie &#xe0; Londres&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Londres, 20 d&#xe9;cembre— Dans le quartier populaire de Clapham, d&#xe9;j&#xe0; tout
enguirland&#xe9; et d&#xe9;cor&#xe9; dans l&apos;attente des f&#xea;tes de No&#xeb;l, un terrible incendie
vient de jeter la consternation et le deuil. A la fin de cet apr&#xe8;s-midi, dans
les grands magasins de MM. Arding and Hobbs, un court-circuit a communiqu&#xe9; le
feu &#xe0; l&apos;un des &#xe9;tages sup&#xe9;rieurs de l&apos;&#xe9;tablissement.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n&apos;y eut que peu de panique au d&#xe9;but, gr&#xe2;ce au sang-froid des diff&#xe9;rents
chefs de rayon. La plupart des clients, dont le nombre &#xe9;tait de pr&#xe8;s d&apos;un
millier &#xe0; ce moment le plus affair&#xe9; de la journ&#xe9;e, purent s&apos;&#xe9;chapper sans trop
de bousculade par les nombreuses entr&#xe9;es. Malheureusement l&apos;immense &#xe9;difice, qui
occupe une superficie de pr&#xe8;s de deux hectares, flambait comme une botte de
paille, et l&apos;on concevait soudain les plus grandes appr&#xe9;hensions, pour le sort
des employ&#xe9;s de l&apos;&#xe9;tablissement qui, occup&#xe9;s dans une coupole surmontant
l&apos;&#xe9;difice, avaient leur retraite coup&#xe9;e par une nappe de flammes.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Totalement encercl&#xe9;s par le feu, les malheureux couraient, affol&#xe9;s, d&apos;une
fen&#xea;tre &#xe0; l&apos;autre, d&#xe9;j&#xe0; presque asphyxi&#xe9;s. La foule impuissante consid&#xe9;rait,
angoiss&#xe9;e, ce spectacle poignant. Allaient-ils &#xea;tre br&#xfb;l&#xe9;s vifs sous les yeux de
tant de spectateurs, avant que les secours pussent &#xea;tre organis&#xe9;s ? L&apos;incendie
accomplissait son œuvre si rapidement que bient&#xf4;t il ne resta aucun doute sur le
sort qui leur &#xe9;tait r&#xe9;serv&#xe9;, sort d&apos;autant, plus teerrible que les victimes
ainsi jet&#xe9;es en proie &#xe0; l&apos;incendie &#xe9;taient pour la plupart de jeunes femmes.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soudain, poussant des cris d&apos;effroi, elles se jet&#xe8;rent les unes apr&#xe8;s les
autres de la hauteur du quatri&#xe8;me &#xe9;tage sur le pav&#xe9; de la rue. Quatre se tu&#xe8;rent
sur le coup. Trois autres eurent la colonne vert&#xe9;brale, cass&#xe9;e, et furent
transport&#xe9;es imm&#xe9;diatement &#xe0; l&apos;h&#xf4;pital. La foule n&apos;avait pas eu le temps de se
remettre de l&apos;impression &#xe9;pouvantable qu&apos;elle avait ressentie en voyant ces
corps se briser sur le sol que d&#xe9;j&#xe0; l&apos;&#xe9;norme construction s&apos;&#xe9;croulait avec un
bruit &#xe9;pouvantable. A ce moment, M. John Burns, le pr&#xe9;sident du Local Government
Board, qui habite pr&#xe8;s du lieu du d&#xe9;sastre, faillit lui-m&#xea;me p&#xe9;rir victime de
son d&#xe9;vouement. Avant l&apos;arriv&#xe9;e des pompiers il avait en effet, organis&#xe9; des
secours provisoires et n&apos;&#xe9;coutant que; son courage, ayant jet&#xe9; sur sa t&#xea;te et
ses &#xe9;paules un sac de postier, il se pr&#xe9;cipitait a travers les flammes pour
porter secours aux victimes, lorsqu&apos;un pan de mur s&apos;&#xe9;croula devant lui.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une anxi&#xe9;t&#xe9;, &#xe9;norme continuait &#xe0; r&#xe9;gner tandis que des monceaux de d&#xe9;bris les
flammes s&apos;&#xe9;levaient &#xe0; une hauteur fantastique. Le bruit s&apos;&#xe9;tait en effet r&#xe9;pandu
que dans l&apos;incandescence de ce brasier de nombreux clients &#xe9;taient malgr&#xe9; tout
demeur&#xe9;s. Des parents, des amis couraient de tous cot&#xe9;s s&apos;informant des &#xea;tres
chers qu&apos;ils croyaient disparus &#xe0; jamais. En r&#xe9;alit&#xe9; il est impossible jusqu&apos;&#xe0;
pr&#xe9;sent de conna&#xee;tre toute l&apos;&#xe9;tendue du d&#xe9;sastre. Il est &#xe0; souhaiter qu&apos;elle ait
&#xe9;t&#xe9; exag&#xe9;r&#xe9;e par quelques journaux du soir, qui pr&#xe9;tendent que soixante &#xe0;
quatre-vingts victimes gisent carbonis&#xe9;es sous les poutres fumantes. On dit,
mais ce n&apos;est point confirm&#xe9;, que parmi les clients qui ont d&#xfb; se trouver &#xe0;
cette heure fatale dans les magasins de MM. Arding and Hobs beaucoup n&apos;ont pas
encore r&#xe9;pondu aux recherches.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l&apos;heure o&#xf9; je vous &#xe9;cris ces lignes, je reviens, spectateur &#xe9;mu, du lieu du
sinistre. Au bruit claquant des flammes, a succ&#xe9;d&#xe9; l&apos;&#xe9;paisse et acre odeur de la
fum&#xe9;e qui s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve en &#xe9;pais tourbillons, bris&#xe9;s ici et l&#xe0; par la derni&#xe8;re &#xe9;nergie
du feu. Un silence de mort r&#xe8;gne, mais des craquements sinistres se font encore
entendre parfois. Un amas de d&#xe9;bris qui s&apos;&#xe9;l&#xe8;ve &#xe0; quelques m&#xe8;tres de hauteur est
tout ce qui reste des quatre &#xe9;tages et de la coupole de l&apos;&#xe9;difice. Parmi les
quatre cents employ&#xe9;s il n&apos;y a probablement &#xe0; d&#xe9;plorer que la perte de sept
d&apos;entre eux, mais l&apos;inconnu plane encore sur le sort de beaucoup. On ne sera
gu&#xe8;re fix&#xe9; que demain. Les travaux des pompiers sont d&apos;ailleurs rendus des plus
difficiles parle fait que les conduites de gaz ont fondu sous l&apos;action de la
chaleur et proj&#xe8;tent dans certaines directions des flammes sans cesses
aliment&#xe9;es.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Matin - 21 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;EN BREF&lt;/strong&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un tigre s&#xe8;me la panique dans la r&#xe9;gion de Gien&lt;/strong&gt; – Gein, 20 D&#xe9;cembre -
Une nouvelle extraordinaire a circul&#xe9; dans notre r&#xe9;gion : un tigre avait &#xe9;t&#xe9; vu
entre Dampierre et Nevoy. Un habitant de cette derni&#xe8;re commune, en effet, M.
Th&#xe9;ophile Beaulandre, se rendant au bois de Fontenelle pour faucher la bruy&#xe8;re,
se trouva soudain en face du fauve, qui fit entendre de terribles rugissements ;
&#xe9;pouvant&#xe9;, il avertit un ch&#xe2;telain voisin qui pr&#xe9;vint aussit&#xf4;t la gendarmerie de
Gien et de Dampierre. Plus de 50 personnes se trouv&#xe8;rent bient&#xf4;t r&#xe9;unies, arm&#xe9;es
de fusils et de fourches et se rendirent &#xe0; l&apos;endroit indiqu&#xe9;, mais l&apos;animal
avait disparu. On &#xe9;tait d&#xe9;j&#xe0; tent&#xe9; de croire &#xe0; une hallucination ou &#xe0; une farce,
quand la nouvelle parvint que le fauve avait &#xe9;t&#xe9; aper&#xe7;u de nouveau hier, dans la
for&#xea;t. La terreur r&#xe8;gne sur la contr&#xe9;e, les habitants n&apos;osent plus aller au bois
ni envoyer leurs enfants &#xe0; l&apos;&#xe9;cole. L&apos;administration va faire ex&#xe9;cuter une
grande battue en foret pour tacher de d&#xe9;barrasser le pays de ce dangereux h&#xf4;te.
On croit que ce tigre se serait &#xe9;chapp&#xe9; d&apos;une m&#xe9;nagerie, dont les propri&#xe9;taires,
pour ne pas encourir- les responsabilit&#xe9;s de ses m&#xe9;faits, auraient cach&#xe9; sa
fuite.&lt;em&gt; Le Petit Journal -21 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;font size=&quot;1&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un chien et deux chats d&#xe9;vorent la t&#xea;te de leur ma&#xee;tre - &lt;/strong&gt;Un briquetier
de cinquante-sept ans, M. Daniel Gransart, habitant une cabane sur la zone
militaire, 6, sentier des Poiriers, souffrait d&apos;un asthme. Il y a trois jours,
plus malade que de coutume, il demeura couch&#xe9;. Hier matin, son gendre,
industriel forain, vint le visiter. Il frappa &#xe0; la porte, personne ne r&#xe9;pondit.
P&#xe9;n&#xe9;trant alors, il trouva son beau-p&#xe8;re gisant au milieu d&apos;une mare de sang, la
t&#xea;te absolument rong&#xe9;e jusqu&apos;aux os. Un chien et deux chats dormaient
tranquillement dans un coin. M. Niclausse, commissaire de police, arriva,
accompagn&#xe9; de M. Barnab&#xe9;, son secr&#xe9;taire. Rien n&apos;avait &#xe9;t&#xe9; d&#xe9;rob&#xe9; dans la
modeste demeure o&#xf9; tout &#xe9;tait en ordre. Le magistrat se rendit bien vite compte
de ce qui s&apos;&#xe9;tait pass&#xe9;. Pris d&apos;un violent acc&#xe8;s d&apos;asthme, M Gransart, en
toussant, s&apos;&#xe9;tait rompu un vaisseau, et bient&#xf4;t, &#xe9;tait mort, s&apos;affaissant devant
son lit. Son chien et ses chats affam&#xe9;s avaient d&#xe9;vor&#xe9; la t&#xea;te de leur ma&#xee;tre !
- &lt;em&gt;Le Petit Parisien -21 d&#xe9;cembre 1909&lt;/em&gt;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/51/42/545230/47703351.jpg&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Mon, 21 Dec 2009 14:30:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>