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04 août 09

Les actualités du 4 août 1909

Espagne Retour au calme en Espagne

guardia civile

Grâce aux mesures énergiques prises par le gouvernement, la grève générale annoncée dans les principaux centres industriels d'Espagne et à Madrid a échoué piteusement. Tout s'est réduit à Madrid à quelques maçons en grève. Toutes les fabriques et les mines travaillent à Bilbao et à La Corogne, où on craignait des troubles.

Les journaux de Madrid annoncent que la capitaine général de la Catalogne a communiqué aux journalistes de Barcelone une note officieuse disant notamment que l'ordre est rétabli à Barcelone, Martorell et Horta. La nuit dernière a été calme à Barcelone. Les services des tramways, de ravitaillement et de nettoyage sont rétablis. La tranquillité règne à Manresa et à Igualada.

Les directeurs des banque se sont réunis et ont décidé d'ouvrir leurs établissements, mais seulement pour recevoir des dépôts et non pour y faire des payements. On ne croit pas que les révolutionnaires, qui sont sans ressources dans les montagnes, puissent faire quelque chose. Le général a télégraphié à Madrid qu'il n'avait pas besoin de renforts à Barcelone.

Sur les hauteurs qui entourent la ville, il y a un grand nombre de Castillans, d'Andalous, d'Italiens, de Portugais, de Français, de Russes, d'Américains du Sud, de Grecs et de Suisses. Tous ces gens sont recherchés par la justice de leurs pays respectifs. Des socialistes et des révolutionnaires catalans leur viennent en aide. Ce sont les membres de cette bande internationale renforcés par des brigands et des voleurs sortis de prison et par des sans-travail qui se sont livrés au pillage et à l'incendie.

Des informations de source militaire démentent catégoriquement les exécutions sommaires, dont a parlé la presse étrangère. Les sentences du Conseil de guerre a tendent encore l'approbation du ministre. Les journaux La Publicidad et Las Noticias, de Barcelone, arrivés cette nuit à Cerbère, publient la liste des couvents et des églises brûlés du 26 au 30, à Barcelone : ils sont au nombre de 35.

Après la proclamation de la grève générale et les premiers désordres, il y aurait eu, du côté de l'armée, 3 morts et 27 blessés ; du côté civil, furent inhumés au cimetière du Sud-Ouest 75 cadavres ; dans les hôpitaux il y eut 127 blessés et, pour les maisons particulières le chiffre des blessés est inconnu.

Les brigades municipales remettent les pavés arrachés pour construire les barricades. 7000 becs de gaz des rues ont été cassés et arrachés. Plusieurs voitures des tramways ont été détruites; 2 wattmen ont été tués, 11 blessés par les grévistes. A Horta, il y eut un officier et un soldat blessés, et parmi les civils, un mort. Divers blessés prisonniers ont été incarcérés à Montjuich ; le 29 juillet, il y en eut 204 et le 30 juillet 182.

La Croix-Rouge, qui a fait preuve d'un grand dévouement, a eu 4 morts et 17 blessés. La Maison du Peuple et les Cercles républicains et ouvriers ont été fermés. L'évêque a abandonné le palais épiscopal et s'est réfugié à Sarria. Le calme est maintenant rétabli. Les communications sont toujours interceptées à San-Foliu, Palamos et Cassa-de-la-Selva ; les révolutionnaires sont toujours maîtres de la région. La canonnière Temerario est partie pour San-Feliu, afin de rétablir l'ordre. Des gardes civils montés sont partis hier de Gérone pour le même endroit.

La Croix – 4 août 1909

Barcelona

EN BREF

Dépendu à temps - Après plusieurs années de vie commune, Jean Faraud, âgé de trente et un ans, tourneur sur cuivre, demeurant rue Broca, était, il y a trois jours, abandonné par sa compagne, Mme Henriette Dubois, âgée de quarante ans, qui tient un débit de vins rue de la Collégiale. Dans la matinée d'hier, Faraud se présentait au débit et suppliait une fois de plus son ancienne amie de renouer des relations avec lui Mme Henriette Dubois s'y refusa catégoriquement et fit pousser le tourneur dehors par son garçon. Désespéré, l'abandonné déroula une corde dont il s'était muni et ayant fait un nœud coulant la fixa, aux barreaux en fer de la devanture de la boutique et se pendit. Des passants n'attendirent pas cette fois l'arrivée du commissaire pour couper la corde. Après avoir reçu quelques soins dans une pharmacie, Faraud regagna son domicile non sans avoir promis à M. Defert, commissaire de. police, de ne plus recommencer. Le Petit Journal – 3 août 1909

allemagne Un ballon en flammes dans la nuit - Berlin, 5 Août - L'avant-dernière nuit, on vit un ballon qui brûlait au-dessus de la mer du Nord, aux environs de Hambourg. Au bout de quelques minutes, le ballon éclata et se divisa en deux moitiés enflammées : l'une s'éteignit rapidement, l'autre brilla quelques instants encore. Le Petit Journal – 6 août 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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