CPA Scans

Collection de cartes postales anciennes numérisées en haute définition. Actualités d'époque. Histoires insolites.

05 juillet 2009

Les actualités du 5 juillet 1909

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Un savant va tenter de communiquer avec Mars

Ce n'est point sans quelque émotion que le directeur bien connu de l'observatoire du Harward Collège, aux Etats-Unis, M. Pickering, va tenter de communiquer avec notre voisine la planète Mars vers la fin de ce mois. En septembre prochain, Mars se trouvera en opposition avec la terre Cette planète se trouvera directement opposée au soleil par rapport à la terre, et cette coïncidence, qui ne se produit que tous les deux ans, fait que les deux planètes sont à ce moment le plus près l'une de l'autre.

Pour attirer l'attention des Martiens, M.Pickering veut se servir de la lumière réfléchie du soleil sur d'immenses miroirs paraboliques disposés spécialement à cet effet. C'est dans le courant de ce mois que les positions relatives des trois astres se prêteraient le mieux à l'envoi des signaux optiques.

Mais au mois de septembre un hardi astronome américain veut aller recueillir... la réponse des Martiens en s'élevant aussi haut que possible dans un ballon muni des appareils les plus sensibles, capables de déceler les vibrations qui seraient émises par les habitants de Mars. On peut cependant émettre la timide hypothèse que des ondes ayant parcouru plus de cinquante-six millions de lieues pourraient fort bien être perçues à la surface du sol aussi bien qu'à cinq, six ou dix kilomètres d'altitude.

Ce n'est point la première fois que l'idée de communiquer avec un autre monde a été proposée. Il y a soixante ans, Arago racontait qu'un géomètre avait imaginé de disposer sur un vaste terrain des miroirs métalliques réfléchissant la lumière du soleil et arrangés suivant, des figures géométriques, en de lumineux triangles qui auraient sans doute frappé les habitants de la lune ou de Mars.

Charles Cros, qui, on le sait, fut l'inventeur de la photographie en couleurs, proposait de créer sur la terre une étoile artificielle qui vue de Vénus ou de Mars, aurait eu l'éclat d'une étoile de huitième grandeur. Une série de jets lumineux fournis par un foyer électrique très intense et dirigés par des miroirs paraboliques au raient formé cette étoile. Les Martiens, voyant ainsi des éclairs s'allumant et s'é-teignant périodiquement, n'auraient pu prendre cette étoile artificielle pour un phénomène naturel et auraient pu a leur tour chercher à entrer en communication avec la terre.

Des essais sérieux et réels de converser avec Mars n'ont point encore faits. La tentative de M. Pickering sera la première de ce genre. Ce ne sera point certes la dernière.

Le Matin – 5 juillet 1909


EN BREF

L'Exposition préhistorique de Beauvais - Aujourd'hui a eu lieu à Beauvais l'inauguration de l'exposition préhistorique de France à qui est adjointe celle de l'art céramique ancien et moderne de Beauvais. Cette inauguration a eu lieu sons la présidence de M. Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'Etat aux Beaux-Arts. Après une visite à l'exposition, le cortège s'est rendu à l'hôtel de ville, où a eu lieu la réception officielle et la distribution des distinctions honorifiques. Des discours y ont été prononcée, et M. Dujardin-Beaumetz a décerné des distinctions honorifiques. A midi, un banquet de 90 couverts a eu lieu à l'hôtel d'Angleterre. On s'est rendu enfin à la Manufacture nationale de tapisserie ; malheureusement les fêtes ont été contrariées par une pluie battante. Le Petit Parisien – 5 juillet 1909

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17 avril 1912 - Le naufrage du Titanic

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La catastrophe du Titanic

On eût voulu douter. Même après la dépêche si alarmante que nous avons publiée hier matin, on espérait encore, car l'ambiguïté, l'imprécision des dépêches parvenues d'heure en heure au cours de la nuit de lundi autorisait presque jusqu'à la dernière minute ces vaines espérances, aujourd'hui, l'illusion n'est plus possible. La catastrophe du Titanic a surpassé, en horreur les plus épouvantables sinistres que compte l'histoire maritime. En quelques heures, ce magnifique paquebot, orgueilleux triomphe del'art de l'ingénieur moderne, s'est abimé dans les flots. Et dans les ténèbres de la nuit, tandis que se hâtaient — inutilement, hélas — les steamers qui avaient enregistré l'appel de la télégraphie sans fil, l'énorme navire coulait. A peine, dans ces trop courts instants de mortelles angoisses, une faible partie des innombrables passagers avait pu trouver place dans les canots de sauvetage.

Douze cents, quinze cents hommes, plus encore peut-être étaient demeurés à bord. Par nécessité sans doute, mais aussi par devoir. N'avait-il pas fallu assurer d'abord le salut des femmes et des enfants embarqués à bord? L'équipage pouvait-il abandonner le navire dont la perte n'apparaissait pas tout d'abord inévitable? C'est le périlleux dévoue-ment de ces hommes qui a donné au sinistre sa tragique ampleur. Il convient de s'incliner devant tant de deuils et de saluer, en même temps que les victimes de cet effroyable malheur, tant de familles en larmes sur les deux continents. C'est une catastrophe sans précédent dans l'histoire des marines. Il faut, hélas ! compter que près de 1,500 personnes (1492, dit une dépêche de la soirée) ont trouvé la mort dans ce sinistre affreux!

C'est dimanche à dix heures du soir — heure de New-York — par conséquent vers deux heures du matin — heure de Paris — que la rencontre du paquebot géant et de la banquise s'est produite. On le sait par les radiogrammes envoyés du Titanic et reçus aux stations de la côte des Etats-Unis, en particulier à celle de Cap-Race, dont le carnet de service relate, instant par instant, les phases du drame qui se déroulait en mer. En voici le libellé, que sa sécheresse rend plus poignant encore :

Cap-Race, dimanche, 10 h. 25 du soir, — On entend le Titanic faire des signaux de détresse, auxquels répondent un certain nombre de navires, dont le Carpathia, le Baltict le Caronia et l'Olympic.

10 h. 55 du soir : Le Titanic a signalé : "Nous sombrons par avant".

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11 h. 25 du soir : Notre poste établit une communication avec le Virginia, l'informe du besoin urgent de secours, du Titanic, lui indique sa position. Le Virginia nous annonce qu'il se porte immédiatement sur le lieu du désastre.

11 h. 36 du soir : Le Titanic informe l'Olympic qu'il fait monter les femmes dans les embarcation.

Minuit 27 : Le Titanic continue à faire des signaux de détresse et à indiquer sa position. Le Virginian annonce qu'il a reçu quel ques signaux confus qui ont cessé brusquement.

Ce fut le dernier radiogramme envoyé par le Titanic. Il est probable qu'à partir de ce moment, l'eau avait envahi les machines et empéché ainsi les appareils électriques de T. S. F. de fonctionner. Ces radiogrammes avaient touché divers paquebots naviguant dans les mêmes parages : le Parisian, le Carpathia, le Virginian, le Baltic et l'Olympic. Malheureusement aucun n'était dans le voisinage immédiat du paquebot en détresse et quand le plus proche d'entre eux, le Carpathia arriva sur le lieu du sinistre, vers cinq heures du matin, il ne trouva que des flottilles de canots de sauvetage remplis de naufragés : il apprit d'eux que vers deux heures du matin le Titanic avait définitivement sombré engloutissant tous ceux qui n'avaient pas trouvé place dans les canots de sauvetage. Les autres navires énumérés ci-dessus arrivèrent un peu plus tard. Aucun d'eux ne recueillit de naufragés, et hier dans l'après-midi le télégramme suivant était envoyé de New-York :

New-York, 16 avril - L'administration de la White Star Line ne garde plus aucun espoir d'apprendre qu'on a pu sauver d'autres passagers que ceux, qui se trouvent actuellement à bord du Carpathia.

Les passagers sauvés

survivants titanic

Combien sont-ils, ces réchappés ? D'après les dernières informations reçues, on évalue leur nombre à 868 (dont 675 passagers et 193 hommes d'équipage). Et comme il y avait en tout à bord du Titanic, passagers et équipage compris,2,360 personnes, c'est donc le chiffre énorme de 1,492 morts qu'il faut avoir la douleur d'enregistrer. Les dernières recherches n'ont, d'après les dépêches de la soirée, amené la découverte d'aucun naufragé. Voici la dépêche que nous avons reçue de New-York.

New-York, 16 avril - Suivant les dernières nouvelles officielles, sur 325 passagers de première classe, 202 sont sauvés, et sur 285 passagers de seconde classe, 114 sont sauvés.

Ce sont surtout des femmes et des enfants qui forment le total des 868 sau-vés. La règle est, en effet et on le comprend de reste, que l'on doive faire embarquer d'abord les femmes et les enfants dans les canots de sauvetage. Or, il y avait 140 passagères en première, 109 en seconde et environ 500 en troisième, soit 749 femmes et enfants. Si l'on songe que les canots avaient leur équipage de marins, il en résulte que les canots ne devaient contenir que bien peu de passagers hommes, et, en effet, un télégramme que nous publions ci-des sous et qui donne une première liste de sauvés, ne contient presque que des noms de femmes et d'enfants. Voici cette liste partielle, telle qu'elle a été télégraphiée à Cap-Race :

Mme Edward W. Appleton, Rose Abbott, Mlle C. M. Burns, G. M. Burns, D. D. Cas-selbere, Mmes William Clarke, B.Chibinaco, Mlles E. G. Crossbie, H. E. Crossbie, Jean Hippact, Mmes H.B. Harris, Alex, Halver son, Mlle Margaret Hayes, M. Bruce Ismay, M. et Mme Ed. Kimberley, M. F. A. Kenyman (ou Kenyon), M. Emile Kenchen, Mlle G.R. Longley, Mme A. F. Leader, Mlle Bertha Lavory, Mmes Ernest Linnes, Susan P. Ryerson, Mlle Emily B. Ryerson, Mmes Arthur Ryerson, John Jacob Astor, le jeune Allison et sa nourrice, Mlle Andrews, Mlle Manette Panhart, Mlle E. W. Allen, Mme F. M. Warner. Mlle Helen Wilson, Mlle Villard, Mlle Mary Wicks, Mme George D. Widener et sa femme de chambre, Mme J. Stewart, Mlle Mary C. Lines, Mme Sigfrid Lindstroem, Mlle Gustave J. Lesneur, Mlle Georgietta Ama-dill, Mme Melicard, Mme Tucker et sa femme de chambre, M. et Mme Thayer junior, M. H.Woolner, Mlle Annie Ward, Mme J.Stuart White, Mme Marie Young, Mme Thomas Potter, Mme Edna S.Roberts, la comtcese de Rothes, M. C. Rolmane, M. et Mme D. H. Bailey, M. H. Blank, Mlle A. Barsina, Mme James Baxter, Mme George A. Bayton, Mlle C.Connell, M. et Mme J. M. Brown, Mlle G.C; Bowen, M. et Mme R. L. Beckwith, M. et Mme L. Henry, Mme W. A. Hooper, M. Mile, M. J. Flynn, Milo Alice Fortune, Mme Robert Douglas, Milo Hilda Slayter, M. H. Smith, Mme Brahan, Mlle Lucile Carter, M. William Carter, Mlle Roberts, Mlle Cummings, Mlle Minahan, Mme N. Rothschild, Mrs George Rheims.

Parmi les passagers hommes sauvés, on cite : M. Bruce Ismay un dos propriétaires de la White Star Line, ainsi que M. Simonius président de la Swiss Bankverein, M. J.B. Hayes, président du Pensylvania Railroad. On cite encore sir Cosma E. Duff Gordon et lady Duff Gordon et M. K. H. Behr, le fameux joueur de tennis.

Les victimes

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Parmi les victimes, on craint de compter M. W. T. Stead et le major Butt, aide de camp de M. Taft. M. William Thomas Stead est l'un des publicistes les plus connus de l'Angleterre et des Etats-Unis. Il dirige la célèbre revue Review of Reviews, qu'il avait fondée en 1890, de même qu'il fonda en 1892 l'American Review of Rcviews. C'est un esprit audacieux et avancé. Il publia en 1885 un pamphlet violent intitulé : Maiden tribute of modern Babylon, qui lui valut trois mois de prison. Après sa visite au Tsar, en 1898, il prêcha la croisade pour la paix et publia, en 1899, un ouvrage sur les Etats-Unis d'Europe. On lui doit également des études sur le mouvement ouvrier, telles que: la Guerre du travail aux Etats-Unis (1894). M. Stead avait fréquemment collaboré, ces dernières années, à quelques journaux radicaux de Londres, notamment au Daily Chronicle. Il s'était lancé dans de curieuses expériences de spiritisme: ce fut à lui que l'on dut, il y a un an et demi, une interview de l'esprit de Gladstone qui fit en Angleterre un certain bruit. M. Stead est agé de soixante-trois ans.

Le colonel Astor a péri, mais Mme Astor est sauvée. Le colonel John Jacob Astor était né le 13 juillet 1864. Il était le petit-fils du célèbre fondateur de la dynastie des Astor, dont il portait les prénoms. Après avoir fait ses études à l'école de Saint-Paul et à l'Université Harvard, John Jacob Astor s'était spécialisé dans la construction de palaces-hôtels : le Waldorff Astoria, le Saint-Regis, le Knickerbocker. ll fût nommé inspecteur général des volontaires après avoir offert au gouvernement des Etats-Unis une batterie Complète d'artillerie au moment de la guerre avec l'Espagne. Il prit part à là guerre dé Cuba, se trouva au siège de Santiago-de-Cuba et fut délégué par le major général Shafter pour communiquer au ministère de la guerre les termes officiels de la capitulation de cette place.

Le colonel Astor avait épousé, en 1891, miss William Willing, dont il divorça en I910. Il se remaria l'an dernier avec une jeune fille de vingt ans, à laquelle il reçonnut 50 millions de dot. Ce mariage d'un quinquagénaire avec une jeune fille de vingt ans fit beaucoup de bruit dans la société américaine, et l'on se rappelle qu'une campagne fut menée pour empêcher la bénédiction religieuse qu'un clergymant donna pourtant, moyennant 5,000 francs "pour ses pauvres". Le colonel Astor quitta immédiatement l'Amérique avec sa jeune épousée, et il revenait, comme nous l'avons dit, de son voyage de noces en Egypte et dans le Levant.

Quelques notabilités américaines avaient été indiquées comme ayant pris place â bord du Titanic notamment M. Bacon, ambassadeur des Etats-Unis à Paris, et M. Alfred Vanderbilt. On apprend que M. Bacon a changé d'avis au dernier moment et qu'il s'embarquera sur la France, qui doit quitter le Havre le 20 avril. Quant à M. Alfred Vanderbilt, il a télégraphié à sa mère qu'il était sain et sauf en Angleterre.

Le capitaine du "Titanic"

Le capitaine E.-G. Smith, qui commandait le Titanic et qui serait mort, resté le dernier à son bord, sans doute avec tous ses officiers, commandait l'Olympic lorsque ce paquebot entra en collision, au mois de septembre dernier avec le croiseur Hawke, dans les eaux de l'île de Wight. ll était âgé de soixante ans et il y avait trente-huit ans qu'il était au service de la White Star Line.

Né dans le Staffordshire, le capitaine Smith avait fait l'apprentissage de son périlleux métier de marin dans la maison d'armement Gibson et Cie de Liverpool.

Depuis 1887, il était au service de la White Star Line, qui lui avait successivement confié le commandement de ses plus belles unités, le Republic, le Britannia, le Majestic, qu'il commanda pendant neuf ans, le Baltic, l'Adriatic. Sa grande expérience des choses de la navigation l'avait fait d'ailleurs nommer membre du Conseil de la marine marchande.

Les dernières recherches

Dans la nuit, notre correspondant de New-York nous télégraphie :

New-York, 16 avril - Malgré les instructions données par la Compagnie Leyland, par télégraphie sans fil au capitaine du Califomian de rester sûr les lieux du désastre et de donner toute l'assistance possible jus-qu'à ce qu'on vienne le relever où jusqu'à ce que le charbon lui manque.

tout espoir a été abandonné de retrouver d'autres passagers vivants ou marins du Titanic que ceux que transporte le Carpathia.

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Cet après-midi, tous les vapeurs qui croisaient dans le voisinage du lieu de la catastrophe ont repris leur route. Et on télégraphie d'Halifax, que le Parisian n'a aperçu ni radeau, ni cadavre au mi lieu des épaves qui flottaient sur une vaste étendue. D'après un radiogramme de ce steamer, il faisait un froid très vif et, même si des personnes s'étaient réfugiées sur des épaves, elles seraient mortes de froid avant qu'on ait pu les secourir.

Le Parisian est attendu incessamment à Halifax. Quant au Carpathia, d'après les dépêches de son capitaine, il s'avance lentement avec les survivants à travers une mer semée d'icebergs et de glaces flottantes de trente Kilomètres d'étendue. Il arrivera à New-York jeudi, dans l'après-midi. Les autorités douanières ont ordonné de déroger au règlement pour le débarquement.

Enfin le vaisseau porteur de câbles Minia annonce à Halifax, par un radio-télégramme recueilli à Sable-Island cet après-midi, qu il a aperçu une grande masse d'épaves, mais aucune chaloupe ni radeau du Titanic. Ainsi disparaît le dernier espoir que l'on conservait d'apprendre que le Minia, ancré en vue de Cape-Race au moment où le Titanic envoya son premier S.O.S., aurait pu recueillir là quelques-uns dès naufragés.

L'impression à Londres

L'épouvantable catastrophe du Titanic cause, à Londres, une profonde consternation. Les nouvelles étaient si rassurantes hier soir, que les dépêches publiées ce matin par les journaux ont produit comme un coup de foudre. Il n'est presque personne dans la société anglaise qui n'ait eu, soit un parent, soit un ami a bord du Titanic. Ce désastre, qui dépasse tout ce que l'on peut imaginer, va certainement porter un nouveau coup à la "season" de Londres, déjà si compromise par la grève des mineurs. La haute finance américaine est dans le deuil, et bon nombre de salons londoniens resteront fermés cet été.

Depuis ce matin, de bonne heure, les bureaux de la White Star, dans Cockspur street ont été assiégés par une foule d'amis et de parents affolés venus en hâte aux nouvelles. La plupart des grandes maisons d'armements et de transports maritimes, qui sont dans Cockspur et dans Pall Mall, ont mis leurs drapeaux en berne.

C'est la ville de Southampton qui est, au fond, la plus éprouvée pur la catastrophe. Presque tous les membres de l'équipage, environ neuf cents hommes, habitent dans ce port, et il y aura peu de familles, aussi bien dans les classes de la bourgeoisie que dans le peuple, qui n'auront pas a pleurer la mort d'un parent ou d un ami. M. Asquith, parlant cet après-midi à la Chambre des communes, a exprimé, au nom du Parlement, sa grande admiration pour la façon dont tout s'était passé à bord du Titanic suivant les plus hautes traditions de la marine auglaise. Et il a ajouté quelques paroles émues, disant la sympathie profonde du Parle ment et de la nation pour les victimes de la catastrophe.

Les témoignages de sympathie arrivent du monde entier. Le roi Georges, la reine Marie, la reine Alexandra, l'empereur d'Allemagne, le prince Henri de Prusse ont envoyé des messages de condoléances. Quoique l'on dise que les seuls survivants du désastre sont à bord du Carpathia, on s'efforce d'espérer qu'il y en a d'autres à bord de quelque autres bateaux. Les circonstances exactes de la catastrophe sont encore inconnues.

Le Figaro - 17 avril 1912 


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04 juillet 2009

Les actualités du 4 juillet 1909

Incendie

Grand incendie à Amiens

Une foule nombreuse s'était rendue sur l'hippodrome d'Amiens, pour assister aux courses qui furent magnifiques, chacun des prix étant couru par un grand nombre de chevaux. Vers 5 heures, quelques instants avant que le départ de la sixième course fût donné l'on vit s'élever, au Sud de la tribune, une immense colonne de fumée. Le bruit se répandit dans les tribunes et sur la pelouse que l'usine à gaz, à Stroch, était en feu.

La dernière course eut lieu en pleine effervescence. Le public traversa le champ de courses pour se rendre compte du sinistre. Le feu s'était déclaré dans l'usine de teinturerie de M. Descat, au Petit-Saint-Jean, qui occupe 300 ouvriers. Il avait pris naissance dans le séchoir, puis s'était communiqué à l'atelier de coupe et à la maison du directeur.

Plus de 200 mètres de façade des ateliers sont en flammes. Le maire, le procureur général, une partie des autorités sont sur les lieux, ainsi que les pompiers et une grande partie de la garnison. Les ateliers étaient évacués lors de la naissance de l'incendie, le samedi, les ouvriers quittant le travail vers 3 heures.

Le Petit Journal – 4 juillet 1909

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EN BREF

Le jockey Hutchinson s'est tué hier à l'entraînement -Chantilly, 3 Juillet - Le jockey Edouard Hutchinson, 26 ans, beau-frère du jockey Charles Cunmington, montait, hier, à l'entraînement, sur la piste qui se trouve dans la forêt du Lys, lorsque son cheval lancé en vitesse s'est dérobé et est rentré sous bois. Le cavalier a été projeté violemment contre un arbre. Des camarades qui le suivaient sont venus à son secours et, avec d'infinies précautions, l'ont transporté à son domicile, à La Morlaye, où, malgré les soins prodigués, le malheureux a expiré quelques heures après, sans avoir repris connaissance, succombant à une hémorragie interne. La victime, née à Windsor (Angleterre), laisse une veuve et un enfant. Le Petit Journal – 4 juillet 1909

Drame à Saint-Denis – Un assassin lynché - La place de l'Etoile, à Saint-Denis, a été le théâtre, hier soir, d'une scène des plus dramatiques. À la sortie des usines, vers six heures, un jeune homme, Louis Morel, ouvrier fondeur s'élança sur un de ses anciens camarades d'atelier, M. Leblanc, 27 boulevard Ornano, qui se trouvait dans un groupe de travailleurs, et lui porta un coup de couteau en pleine poitrine.Quoique blessé, l'ouvrier voulut s'enfuir. Mais Moret, sortant un revolver de sa poche, le déchargea sur le malheureux qui, atteint au coeur, s'affaissa ; la mort avait été instantanée. Exaspères, les témoins de ce drame se ruèrent sur le meurtrier. Ce fut un véritable lynchage. Sans l'intervention des gardiens de la paix, le criminel aurait été tué sur place. Heureusement pour lui, les agents arrivèrent à le dégager, et le transportèrent à l'hôpital de Saint-Denis dans un état désespéré. Il a pu répondre aux questions du commissaire de police, qui l'a consigné à la disposition de lu justice.On ignore encore les causes qui poussèrent Moret à commettre son meurtre. Leblanc qui est un excellent sujet devait se marier d'ici peu. Le Petit Parisien - 4 juillet 1909

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03 juillet 2009

Les actualités du 3 juillet 1909

Chauffeurs Petit Parisien

Ouverture du procès des chauffeurs de la Drôme

Valence, 2 juillet. — Aujourd'hui comparaissent, devant la cour d'assises de la Drôme, présidée par M. Berjot, les quatre bandits Louis David, Urbain Liottard, Pierre Berruyer et Lucien Brunier, surnommés les "Chauffeurs de la Drôme" et qui sont accusés de douze assassinats, de trois tentatives d'assassinats et de vols qualifiés.

Les accusés sont au nombre de cinq. Leur chef David est âgé de 30 ans ; il est né à Boulogne (Seine) et fut, tour à tour, ouvrier cordonnier et marchand forain ; il habite Tournon et Bourg-de-Péage. Urbain-Célestin Liottard, est âgé de 46 ans, et est originaire de Peegros-la-Clastre (Drôme). Pierre-Auguste Berruyer, est âgé de 35 ans, né à Margès (Drôme), ouvrier cordonnier à Romans. Jean Lamarque, 26 ans, né à Bordeaux, cordonnier : il est en fuite et la police le recherche toujours, Louis-Lucien Brunier, âgé de 32 ans, né à Alixan (Drôme), ouvrier boulanger, habitait en dernier lieu à Levallois-Perret : il est marié et a des enfants : c'est le moins compromis de tous ; Il n'a joué en quelque sorte que le rôle de comparse.

Liottard et Berruyer, ayant été arrêtés pour vols par le parquet de Tournon, rejetèrent la responsabilité de leurs méfaits sur leur complice David. Ce dernier, arrêté à son tour, résolut de se venger. Peu a peu, il révéla an juge d'instruction de Tournon. non seulement les crimes auxquels il avait participé avec Liottard, Berruyer et Lamarque, mais encore les forfaits auxquels il avait été étranger et dont il avait reçu la confidence.

Les bandits furent alors conduits devant le parquet de Valence, qui arracha des aveux a Liottard et à Berruyer. On tenait enfin les mystérieux chauffeurs de la Drôme. Au cours des confrontations qui eurent lieu sur les divers théâtres des crimes, des incidents violents se produisirent, les accusés se menacèrent, s'invectivèrent et David s'écria un jour : Comme chef de notre bande, je sais que j'irai le dernier au supplice, mais j'aurai au moins auparavant le plaisir de voir vos hideuses têtes grimacer dans le panier.

En raison des nombreux témoins a entendre, ces débats dureront certainement une huitaine de jours. David, Liottard et Berruyer seront respectivement défendus par Maîtres Joulie, Ferlin et Pey, du barreau de Valence. L'acte d'accusation rappelle que, faisant revivre les mœurs de certains criminels célèbres du Nord, les accusés faisaient griller la plante des pieds de leurs victimes pour les contraindre à dévoiler la cachette de leur trésor, d'où la dénomination, de "chauffeurs", appliquée aux sinistres bandits. Le bilan des exploits des accusés se chiffre par dix cadavres, cinq tentatives d'assassinat et huit vols qualifiés, non compris les vols simples que l'accusation n' a pas crû utile de relever. (...)

La Presse – 3 juillet 1909

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EN BREF

230 heures sans manger - Saint-Gall, 2 juillet — Giovanni Pedrosoli, Agé de vingt-et-un ans, italien, l'une des victimes de l'éboulement du tunnel de Bruggwald a pu être retiré des décombres cet après-midi, après avoir passé 10 jours, exactement 230 heures, enseveli dans, les ténèbres. Depuis plusieurs jours les sauveteurs communiquaient avec lui mais sans pouvoir, lui faire parvenir de nourriture. Les travaux de sauvetage avaient été rendus extrêmement difficiles par les éboulements continuels et les obstacles formés dans la galerie par des poutres et des wagonnets. L’état de Pedrosoli est encore incertain. Le Matin – 3 juillet 1909

Un barrage s'effondre à Newport – 40 ouvriers tués - Un effroyable accident qui rappelle celui qui se produisit il y a quelques mois dans les docks Alexandra, a Birkenhead, et au cours duquel vingt terrassiers trouvèrent la mort, a eu lieu cet après-midi à Newport dans le pays de Galles. Une centaine d'ouvriers travaillaient dans le nouveau dock quand un barrage s'effondra soudain, les ensevelissant tous sous un amas de pierres et de matériaux. La mer, que ce barrage retenait, trouvant une issue se précipita alors avec une force terrible dans le dock, entraînant tout sur son passage. Une quarantaine d'ouvriers ont péri. Le Petit Parisien – 3 juillet 1909

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02 juillet 2009

Les actualités du 2 juillet 1909

Latham

L'exploit prochain de Latham: de Calais à Douvres en Aéroplane !

Le mois de juillet, qui s'ouvre, pourrait, bien s'inscrire en grandes lettres dans les annales du progrès humain. Trois jeunes aviateurs, trois audacieux, se préparent, en effet, à accomplir un exploit que jamais aucun homme n'aurait osé rêver voici seulement quelques années : la traversée de la Manche en aéroplane. Leurs noms : Hubert Latham, Henri Farman et le comte de Lambert.

Ce détroit du pas de Calais, qui sépare la France de l'Angleterre, a toujours tenté les sportsmen. En ballon, il fut maintes fois franchi depuis la malheureuse tentative de Pilâtre de Rozier, car ce n'est plus, à l'heure actuelle, qu'un jeu pour un aéronaute, — lorsque le vent est favorable. Les nageurs, eux aussi, s'attaquent souvent à cette traversée, mais toujours sans succès. Un seul homme a réussi ce tour de force : le capitaine Webb, voici une trentaine d'années. C'est maintenant au tour des hommes-volants.

Hubert Latham, le premier... inscrit, compte se servir pour cela d'un appareil monoplan, le même qui lui permit d'accomplir récemment de remarquables exploits au camp de Châlons.Le comte de Lambert emploiera, lui, un aéroplane biplan du type Wright. Peut-être un peu moins rapide que le monoplan, ce système a, néanmoins, de grandes chances de réussite. Enfin, Henri Farman se présentera avec un appareil biplan de son invention, mu par un moteur rotatif. Ce planeur n'a pas encore de grandes performances à son actif, mais son propriétaire est plein de confiance dans ses qualités. Le comte de Lambert et Henri Farman, sont attendus ces jours-ci à Calais. Quant au jeune Latham, il y est arrivé hier et il va procéder à ses derniers préparatifs.

Maintenant, cette traversée du "Channel" est-elle possible, en l'état actuel de la science de l'aéronautique? Oui si l'on s'en réfère aux meilleures performances accomplies jusqu'ici. Latham notamment, a, ces temps derniers, volé pendant soixante-dix minutes à une vitesse de près de 70 kilomètres à l'heure. Or le détroit, de Sangatte à Douvres, est large de 33 kilomètres seulement. Latham n'aurait donc besoin, que de vingt-huit à trente minutes pour le franchir.

Par ailleurs, Wilbur Wright, avec son appareil, a tenu l'atmosphère pendant plus de deux heures au-dessus du camp d'Auvours à une vitesse d'environ 60 kilomètres à l'heure. Ce dernier pourrait donc, lui, aller facilement de Dieppe à Newhaven...Mais il faut tenir compte des accidents ou incidents possibles, et notamment d'une panne de moteur. C'est même la la plus grave des mésaventures qui pourraient arriver à nos hardis conquérants de l'espace ! Il y a aussi la question du vent — peu importante. En effet, Latham ne compte s'aventurer au-dessus des flots que par temps à peu près calme.

D'après toutes ces données la traversée du détroit dans un appareil planeur parait donc très possible. Pourtant il en est qui doutent, qui restent, sceptiques... Un jeune aviateur qui, à l'heure actuelle, procède a de quotidiens essais, lui laissant grand espoir pour l'avenir, me disait hier : ... On m'offrirait des millions pour accompagner Latham que je refuserais... Attendons les événements !

Le Petit Parisien – 2 juillet 1909

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EN BREF

L'escargot électrocuteur — Après être resté si longtemps à tous — et plus spécialement aux gourmets — "sympathique", l'escargot est en passe de devenir, rue Montorgueil, antipathique. Là, un commerçant qui débite journellement quantité de ces mollusques vivants, s'avisa, pour arrêter l'évasion de ses pensionnaires et aussi pour empêcher les attouchements suspects de toutous irrespectueux, de relier avec une pile électrique les grillages métalliques cloturant les cages. Tant que seuls les escargots et les chiens s'électrisèrent qui les cornes, qui les pattes, tout alla bien. Mais il advint hier que des écoliers en rupture de classe voulurent, ainsi qu'ils en avaient coutume, caresser en passant les gastéropodes. Au contact de la grille, les bambins reçurent une commotion qui, bien que faible, les terrorisa. Sans l'intervention des agents, la boutique du marchand d'escargots était mise au pillage. L'ingénieux commerçant a coupé ses fils électriques et en reste quitte pour quelques horions reçus, un beau procès-verbal et quelques douzaines d'escargots écrabouillées. Le Matin – 2 juillet 1909

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01 juillet 2009

Les actualités du 1er juillet 1909

Artillerie lourde

Erreur aux exercices de tir: un navire est pris pour cible

Il vient de se produire, à Toulon un incident grave et qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. La batterie Sainte-Marguerite, servie par des artilleurs coloniaux, exécutait des tirs de nuit sur un but flottant traîné par le remorqueur Jean-d'Agrève. Par suite d'une erreur que l'enquête ouverte éclaircira sans doute, trois obus, au lieu d'atteindre le but, frappèrent le remorqueur qui marchait à une distance de 800 mètres.

Les tirs avaient commencé la veille au soir vers neuf heures et se poursuivaient depuis près de deux heures sans incident. Tout a coup, le capitaine du remorqueur qui se trouvait à l'arrière avec un matelot nommé Massabo entendit un sifflement au-dessus de sa tête. C'était un premier obus qui venait de passer à un mètre au-dessus de lui.

Au même instant, un deuxième projectile atteignait là cheminée par tribord, la démolissait entièrement et allait réduire en miettes une embarcation située sur la passerelle. D'habitude des hommes vont se coucher dans cette embarcation. Or, par hasard, il n'y avait personne.

Enfin, un troisième projectile traversait la cabine de la barre et passait devant le visage de l'homme de barre, le matelot Richard, qui tomba sans connaissance. Un surveillant de l'arsenal de terre, M. de Mostuejouls, chargé par la direction d'artilerie de la surveillance des tirs, était assis sur un banc près de la cheminée, et le deuxième projectile passa à quinze centimètres derrière son dos.

Le commandant du remorqueur, le capitaine Sacoman, fit immédiatement des signaux et le feu cessa aussitôt. Le navire avait reçu quelques avaries assez sérieuses mais put rejoindre le port par ses propres moyens. Le colonel directeur de l'artillerie a adressé hier soir un rapport confidentiel au préfet maritime sur ces incidents.

Le Figaro – 1er juillet 1909

Toulon_

EN BREF

Suicide sur une tombe – Richaud Abel, soixante deux ans, ancien cafetier d'Avignon, venant de Nice où il était en séjour, s'est tiré trois coups de revolver à la temps au cimetière, sur la tome de sa femme décédée récemment. Son état est désespéré. La Presse – 1er juillet 1909

sanglant

Épouvantable forfait - Saint-Servan, 30 juin. — Une patrouille du 47e d'infanterie de service en campa gne a découvert dans un champ au village de la Hulotais-en-Saint-Servan, la cadavre d'un homme complètement nu, la gorge tranchée. Du cou au bas-ventre, le corps était ouvert. Tous les intestins étaient sortis, les parties sexuelles avaient été enlevées et la jambe droite sectionnée. Il n'y avait pas de traces de sang autour du cadavre, qui a dû être apporté après l'assassinat, dans le champ. Le Parquet est sur les lieux. La Presse – 1er juillet 1909

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30 juin 2009

Les actualités du 30 juin 1909

tran Belgique

belgique Pilleurs de trains sur les lignes de Belgique

Bruxelles – 29 juin – D'habiles voleurs opèrent depuis quelques semaines sur les trains et en particulier sur les convois internationaux qui sillonent la Belgique. Sur un rapide circulant entre la Hollande et Paris via Anvers – Bruxelles, il a été constaté qu'une malle avait été ouverte en cours de route et que des bijoux qu'elle renfermait avaient disparu. Le montant du vol s'élève à plusieurs milliers de francs.

Un paquet de dentelles, d'une valeur de 2,350 francs, expédié de Londres à destination de Cologne a été volé durant le parcours. Dans un wagon de messageries circulant entre Mons et Anvers (Bassins) on a constaté la disparition d'une pièce d'étoffe de 675 francs.

Hier à Anvers (Bassins), plusieurs colis de marchandises de grande valeur ont été signalés manquants dans les wagons de messageries venant de différentes directions. En trois jours, la valeur des colis disparus à Anvers s'est élevé à 3,275 Francs. D'une malle expédiée vendredi de Hambourg à Ostende, on a constaté hier matin à l'arrivée, la disparition de plusieurs articles de toilette et autres objets d'une valeur de 650 francs.

L'administration des chemins de fer fait d'actives recherches pour découvrir les auteurs de ces nombreux vols et l'on vient d'instituer une commission ayant pour but de rechercher les moyens de rendre la fermeture des wagons plus efficace.

La Presse – 30 juin 1909

Belgium

EN BREF

sanglant

Un jeune homme décapité - Pau, 29 juin - On a découvert, ce matin un horrible assassinat à Saint-Faust, sur les coteaux voisins de Jurançon. Un jeune propriétaire de cette commune, M. Lacave, a été tué dans des conditions particulièrement tragiques. Les meurtriers ont presque complètement détaché la tête du tronc, soit avec un rasoir soit avec une scie. Le parquet, immédiatement, averti, s'est transporté sur les lieux, et, dès la première enquête, il semble résulter que le vol a été le mobile de ce crime odieux. Une somme de 4,000 francs a, en effet disparu de la maison de la victime. Le Petit Parisien – 30 juin 1909

La femme aux pinces de homard devant le tribunal de simple police - Mlle Brisou, Agée de vingt-cinq ans, est, parait-il, venue au monde avec des pieds et des mains affectant la forme de pinces de homard. Ses parents furent désespérés de cette difformité, mais elle en prit son parti et fit mieux, elle en tira ses revenus en se montrant dans les foires. On la vit à la place de la Nation, à Neuilly, sur le boulevards extérieurs, etc., etc. Ses affaires prospéraint quand le parquet vint lui chercher noise. Estimant que son exhibition en public ; tombait sous l'application de l'ordonnance de police de février 1906, aux termes de laquelle les exhibitions non autoriséee de phénomènes vivants sont interdites, il la déféra au tribunal de simple police. Son avocat, Maître Bigeard, a plaidé l'illégalité et l'inapplicabitité de. l'ordonnance, disant que sa cliente qui, devant le public, se livre à des travaux de couture, de broderie, etc., doit être considérée non comme un phénomène, mais comme une artiste. Nous saurons le 27 juillet prochain quelle solution interviendra. Le Petit Parisien – 30 juin 1909

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29 juin 2009

Les actualités du 29 juin 1909

execution algerie

Le bourreau d'Alger a tranché trois têtes

L'œuvre de Justice est faite : les trois assassins de l'inspecteur des forêts Dubois et du brigadier Barbier ont expié leur forfait. Voici le compte rendu détaillé de cette triple exécution qui, hâtons-nous de le dire, a produit une impression profonde sur les nombreuses personnes venues des villages environnants pour assister au châtiment des coupables. Ainsi que je vous l'ai dit hier, la guillotine a été dressée, dans la nuit, au centre d'un vaste quadrilatère borné au nord par l'immense plaine de Taouilila, au sud par le Djebel Naima au dessus duquel se profile, sur l'azur bleu du ciel, le poste de télégraphie optique, à l'est par le Djebel Bouhalf et à l'ouest par une rangée de maisons parmi lesquelles se trouve la mairie.

Les deux bras de la sinistre machine se profilent sur la montagne verdoyante qui lui fait un magnifique écran. II est minuit Avant d'aller prendre quelques instants de repos, je me rends sur les lieux de l'exécution ou le spectacle est vraiment curieux. Autour de l'échafaud sont, édifiées les tentes des légionnaires chargés d'en assurer la garde. Les paroles de quelques rares curieux et les pas des sentinelles troublent seuls le silence de la nuit. Un magnifique clair de lune projette sur ce décor une douce clarté.

À trois heures et demie du matin, je sors pour me rendre sur le lieu de l'exécution. Le temps est magnifique : de nombreux colons des environs, les habitants de Bossuet et plusieurs Bel-Abbésiens, venus en automobile, sont déjà groupés autour de l'échafaud. Mais voici que les soldats refoulent tout le monde et, un instant après, les deux, cents légionnaire venus de Bel-Abbès forment un carré d'environ 100 mètres de côté destiné à maintenir les curieux qui, maintenant, sont très nombreux. Beaucoup d'entre eux, parmi lesquels des femmes, ont envahi les toitures des maisons environnantes ou sont groupés sur les arbres des alentours.

Je remarque avec une vive surprise l'abstention, pour ainsi dire complète, de la population musulmane. Seuls, quelques rares indigènes se trouvent parmi les curieux. Et comme je demande des explications sur ce fait, on me répond que leur absence avait été décidée depuis longtemps déjà pour manifester contre le mode d'exécution imposé aux condamnés, qu'ils auraient préféré voir fusiller.

Mais voici M. Lapeyre et ses aides, qui arrivent pour s'assurer du bon fonctionnement de la sinistre machine. L'exécuteur fait jouer plusieurs fois le déclic, puis, satisfait, attends que les coupables lui soient livrés, Afin d'éviter aux condamnés un long trajet de six cents mètres, qu'ils auraient eu à accomplir pour se rendre du pénitencier militaire où ils ont passé la nuit sur le lieu de l'exécution, il avait été décidé hier qu'ils seraient transférés à la mairie du village située à environ 30 mètres de l'échafaud, et que là seulement leur serait révélé officiellement ; l'horrible sort qui les attend et qu'ils connaissent d'ailleurs depuis la veille.

A quatre heures et demie les condamnés sont extraits de leur cellule et conduits dans une voiture fermée, escortée d'un peloton de gendarmes à la mairie où ils sont introduits par une porte opposée à celle qui fait face à la guillotine. Il est exactement cinq heures moins un quart quand M. Leclerc, procureur de la République, qui a dirigé avec le plus grand sang-froid et un tact parfait ces lugubres préliminaires, pénètre dans la cour où se trouvent les condamnés. Il s'adresse à eux en ces termes qui sont immédiatement traduits en langue arabe par un interprète.

Cheilk ould Cheik, Mohamed ben Slimane, Nour Bouchta, je vous ai menti hier, quand je vous ai déclaré qu'on vous amenait a Daya pour un supplément d'information. Le Président de la République a rejeté votre pourvoi en grâce et vous êtes condamnés à la peine de mort pour expier le crime que vous avez commis sur Dubois et Barbier. Les deux premiers condamnés écoutent impassibles la terrible sentence. Seul Nour Bouchta proteste encore de son innocence.

Le muphti s'avance alors et d'une voix que l'émotion rend tremblante il leur adresse de suprêmes exhortations qui sont écoutées religieusement par les trois condamnés, qui, après avoir refusé les petits verres et les ci carettes qu'on leur offre, sont remis entre les mains du bourreau. Les condamnés sont conduits dans une salle ou M. d'Alger et ses aides procèdent rapidement à la dernière toilette. Pendant cette opération qui dure à peine trois minutes pour chacun des condamnés, ces derniers murmurent des prières : seul Mohamed ben Slimane prend la parole pour recommander aux aides de "faire doucement parce qu'il est malade."

A 5 h. 7, la porte de la mairie s'ouvre et Cheilk ould Cheik s'avance, pâle et défait, soutenu par les aides. Il tient les yeux baissés. Sans aucune résistance il est couché sur la planche qui bascule. M Lapeyre fait jouer le déclic, le sinistre couperet tombe avec un bruit sourd et une première tête roule dans le panier. Très rapidement l'exécuteur et ses aides essuient avec une éponge le couperet et les montants sur lesquels le sang ruisselle, puis la porta s'ouvre à nouveau et Mohamed ben Slimane apparaît.

Le malheureux, qui n'est plus qu'une loque humaine, franchit les trente mètres qui le séparent de la sinistre machine, littéralement porté par les aides. Cependant au moment où il bascule sur la planche fatale, le malheureux se débat énergiquement et les aides sont obligés de le pousser et de le tirer par les oreilles pour fixer sa tête dans la lunette. Cette lutte dure l'espace d'une seconde : le couperet s'abat une seconde lois et la deuxième tête tombe pendant que deux femmes, sur le toit d'une maison voisine, poussent un terrible cri de frayeur et s'évanouissent.

Enfin, Nour Bouchta, le troisième condamné, parait. Le bandit, dont l'energie est toujours aussi grande, s'avance droit, d'un pas ferme, en regardant fixement la guillotine. Au moment où il va l'atteindre, il s'écrie d'une voix forte : O vous caïds, ô vous chaouchs, soyez témoins que je récite ma profession de foi. A peine a-t-il proféré ces paroles, que les aides le saisissent et veulent le placer sur la bascule. Mais le condamné vient d'apercevoir dans le panier les corps des deux autres condamnés et, avec une vigueur surprenante, il se jette en travers de la planche fatale. Un court instant de lutte ; sa tête est engagée dans la lunette, nouveau geste de Lapeyre vers le déclic et le bruit du couteau s'entend pour la troisième fois. Justice est faite.

Il est maintenant exactement 5 h 11. Lapeyre a donc mis quatre minutes seulement pour mener à bonne fin la triple exécution, dont il était chargé et qui a eu lieu, jour pour jour, trois ans après la dernière qu'il ait eu à opérer. Immédiatement après l'exécution, le panier funèbre est chargé sur une charrette et les corps des trois suppliciés sont conduits au marabout de Sidi Bakaredj, situé à environ un kilomètre du village, ou trois minuscules fosses ont été creusées poux les recevoir.

La j'assiste à une très émouvante cérémonie. Le panier est ouvert et le mokhaden, gardien du marabout, aidé par quelques Arabes qui accomplissent cette besogne avec une visible répugnance, retire les corps des trois condamnés puis les dépouille entièrement de leurs anciens vêtements pour les glisser avec leur tête dans une gandoura en étoffe neuve. Les lugubres dépouilles sont ensuite placées dans les fosses qui, peut-être, deviendront un lieu de pèlerinage pour les musulmans.

Quoi qu'il en soit, c'est avec une profonde et vive satisfaction que tous les colons habitant la région de Daya ont vu s'accomplir cette exécution, attendue depuis si longtemps. Tous les fonctionnaires, les journalistes et les personnages officiels qui ont assisté à cet acte de justice ont pu éprouver un frisson d'horreur, mais ils n'en conserveront pas moins un souvenir réconfortant, en songeant que ce terrible châtiment, grandement mérité, portera sûrement ses fruits et sera un gage de sécurité pour l'avenir.

Le Petit Parisien – 29 juin 1909

cent_ans

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28 juin 2009

Les actualités du 28 juin 1909

joinville championnat natation

La traversée de Paris à la nage

Le temps épouvantable n'a pas nui au succès de la classique et grandiose épreuve que notre confrère l'Auto a fait disputer ce matin sur les 11 kil 600 qui séparent le pont National du viaduc d'Auteuil. C'est en effet plus de 500,000 spectateurs qui sont venus applaudir ces nageurs extraordinaires qui se sont livrés une lutte splendide qui nous a permis de juger de leur réelle valeur.

Depuis cette gracieuse jeune fille Mlle Marthe Robert jusqu'à ce diable de Billington, en passant par Estrade, Chrétien, Paulus, Burgess, Chasseriaux, etc..., tous ces athlètes nous ont une fois de plus étonné par leur énergique volonté, par leur souplesse et leur endurance. Une fois de plus la traversée de Paris à la nage a été pour la grosse foule la meilleure leçon de saine éducation qu'il soit possible de donner. Il faut en savoir gré à l'Auto qui a su l'organiser et qui en a été légitimement récompensé par le plus colossal des triomphes.

David Billington a réussi le triple event, dans un style impressionnant il a rejoint un à un tous ses concurrents et sous les clameurs d'admiration de la foule qui se pressait à l'arrivée il est parvenu après avoir produit un effort fantastique a battre de justesse sur le but ce merveilleux Estrade, notre digne représentant, au moment même où nous nous préparions à le porter en triomphe. Jamais dans l'histoire du sport nautique une fin de bataille fut aussi émotionnante et tous ceux qui ont assisté à ce spectacle dont la plume est impuissante à décrire la beauté, se rappelleront toujours l'arrivée de la traversée de Paris à la nage 1909. Billington est bien le roi de la natation et si aujourd'hui il nous a procuré l'occasion de l'applaudir il nous donnera la prochaine fois le sujet de l'admirer de nouveau car ce phénoménal athlète a laissé l'impression qu'il pouvait mieux taire.

La course du petit Estrade fut splendide; parti rapidement et soutenant une allure régulière, il nous paru longtemps le vainqueur probable. D'ailleurs sans vouloir pour cela diminuer la performance de Billington, nous devons reconnaitre que le champion français a été quelque peu gêné dans les vingt derniers mètres par les herbes qui se trouvaient le long de la barge. Estrade est de taille à prendre une revanche, il a fait depuis deux ans d'énormes progrès, et comme nous le disait Billington : C'est le seul de vos hommes qui m'a obligé de me dépenser à fond. Cette appréciation émanant du champion du monde se passe de commentaire.

Que penser de cette admirable et courageuse jeune fille qui se classe troisième dans la grande épreuve, Mlle Marthe Robert est certainement celle qui a été aujourd'hui la plus applaudie. Nageant gracieusement, toujours avec le même style, elle a réussi à terminer dans un temps de record cette dure course donnant ainsi à tous un bel exemple de volonté.

Comme nous le disions plus haut l'épreuve a malgré le mauvais temps, remporte un succès triomphal. (...) Constatons que malgré la température de l'eau plutôt fraîche treize concurrents ont terminé le parcours dans des temps excellents et félicitons les organisateurs, en particulier notre confrère et camarade Manaud, qui selon son habitude a su tout prévoir et veiller à ce que rien ne laisse a. désirer. En un mot c'est à l'apothéose de la Traversée de Paris à la nage que nous avons assisté aujourd'hui.

La Presse – 28 juin 1909


EN BREF

Le ballon Ville-de-Versailles atterrit rue de la glacière - Un ballon sphérique, le Ville-de-Versailles, de 450 mètres cubes, s'élevait, hier à quatre heures vingt, de Versailles. Emporté par une véritable rafale, il essuyait, quelques instants après son départ, un violent orage et, poussé par le vent d'ouest, arrivait sur Paris à moitié dégonflé. Malgré qu'il eût jeté tout son lest, l'aéronaute n'arrivait pas à enrayer sa descente et, rue de la Glacière, à quelques mètres de l'asile Sainte-Anne, la nacelle était accrochée dans les branches d'un arbre. Les pompiers, prévenus, vinrent bientôt dégager l'aéronaute de sa périlleuse position, et le ballon fut dégonflé et transporté à l'asile voisin. Le Petit Parisien – 28 juin 1909

Jeanne Hachette fêtée à Beauvais - Les fêtes de Jeanne Hachette ont commencé hier soir à Beauvais par une grande retraite aux flambeaux. Elles se sont continuées aujourd'hui. A 2 h. 1/2 de l'après-midi, tandis que dans les salons de l'hôtel de ville, le maire remettait le prix de mérite fondé par M. Delacourt a Mlle Jeanne Forestier, l'élue du conseil municipal, une ouvrière brossière de 19 ans, le cortège historique se formait au Jeu de Paume et défilait sous la pôrte de l'Assaut, très fidèlement reconstituée avec ses tourelles, mâchicoulis et logettes, telle qu'elle était en 1472, sur l'emplacement même où Jeanne Hachette s'empara de l'étendard des Bourguignons. Le cortège se rendit ainsi place de l'Hôtel de Ville où étaient réunies les autorités civiles et militaires, les élèves des écoles communales, du lycée, du collège de jeunes filles, les délégations des diverses corporations, les pompiers, la musique militaire, la fanfare et les sociétés locales. Suivant l'antique usage, des salves d'artillerie furent tirées par des jeunes filles que conduisaient le maire, le préfet, le général et les membres du conseil municipal. C'est alors que fut célébrée, à la cathédrale, la fête de l'Assaut. Le cardinal Luron, archevêque de Reims, les évêques de Langres et de Beauvais assistaient a la cérémonie. Le panégyrique de Jeanne Hachette a été prononcé par l'évéque de Langres. Le Petit Parisien – 28 juin 1909

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27 juin 2009

Les actualités du 27 juin 1909

Saint Brieuc

La typhoïde ravage Saint Brieuc

Le nombre des personnes atteintes par l'épidémie de fièvre typhoïde est considérable ; les salles de l'hôpital sont pleines ; le nombre des militaires en traitement est aujourd'hui de 71, celui des civils dépasse 90. Il y a des malades dans la plupart des maisons de la ville, plusieurs centaines, dit-on.

L'épidémie doit être attribuée à une contamination, accidentelle de l'eau. La ville a pourtant un système d'adduction d'eau à l'aide de galeries filtrantes, mais il est probable que les pluies considérables tombées il y a trois semaines auront entraîné des produits d'épandage dans les eaux d'alimentation. Les militaires ne consomment à la caserne que de l'eau filtrée, mais fatalement ils en boivent d'autre en ville, où il y a d'ailleurs plus de 600 puits, la plupart suspects.

M. Henry Chéron a fait venir de Paris du personnel et du matériel ; il a décidé que des salles supplémentaires d'hôpital seraient installées dans l'ancien grand séminaire. Enfin le sous-secrétaire d'Etat a consigné à la troupe tous les débits de boissons jusqu'à ce que les débitants aient comblé tous leurs puits. Il a en outre déposé une plainte au parquet contre les médecins civils qui n'ont pas fait les déclarations de maladies contagieuses.

Le Petit Parisien – 27 juin 1909

Bretagne_

EN BREF

L'aviateur Blériot vole 45 minutes - Le champ de manœuvres d'Issy-les-Moulineaux est redevenu, depuis quelques jours, le théâtre des exploits des aviateurs parisiens. Chaque soir, en effet, de nombreuses expériences y ont lieu. Blériot a été particulièrement heureux hier. A bord de son petit monoplan n°11, il a, en effet, vers sept heures et demie, réussi une envolée superbe qui a duré 45 minutes et pendant laquelle l'aviateur s'est maintenu a une altitude moyenne de 15 à 20 mètres. Après atterrissage, M. Blériot, ayant fait le plein d'essence, voulut partir de nouveau, mais il s'arrêtait au bout de quelques Instants, ayant couvert seulement un tour du champ de manœuvres. Le Petit Parisien – 27 juin 1909

Les élections municipales de La Garenne-Colombes - Pour la cinquième fois les électeurs de la Garenne-Colombes sont appelés à voter, aujourd'hui dimanche, pour l'élection de dix conseillers en remplacement des élus démissionnaires. Les mêmes conseillers, déjà élus quatre fois, se représentent aux suffrages de leurs concitoyens. Leur programme est très simple : démissionner sitôt la proclamation de leur élection, tant que la séparation de la Garenne-Colombes ne sera pas un fait accompli. Pour la cinquième fois les mêmes candidats seront réélus, et pour la cinquième fois les mêmes conseillers démissionneront. Le conseil d'arrondissement de la Seine vient de leur donner raison en formulant un vœu en faveur de la séparation. Le conseil général doit, parait-il, prendre une décision analogue dans une de ses plus prochaines séances. Le Petit Parisien – 27 juin 1909

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