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16 août 09

Les actualités du 16 août 1909

inauguration besançon jeanningros

Le ministre de la guerre inaugure à Besançon le monument du général Jeanningros

Besançon, 15 août. — C'est aujourd'hui que la Société des Vétérans des armées de terre et de mer glorifie son premier président d'honneur et que la ville de Besançon rend honneur à l'un de ses illustres enfants. On a procédé, en effet, ce matin, à l'inauguration du monument du général Jeanningros, œuvre du sculpteur Lafauche. La statue en bronze a été dressée sur le glacis de la gare Viotte ; elle est d'une superbe exécution. Le général est représenté debout, le sabre à la main, les regards tournés vers la frontière. Toute la ville est pavoisée et l'animation est très grande.

Ce matin, à neuf heures, du rond-point de la Mouillère à la gare, a eu lieu la concentration des sections de vétérans qui portent toutes un numéro d'ordre et sont précédées de leurs drapeaux claquant fiè rement au vent. M. Sansbœuf, président de la Société, prend la tete du cortège qui, aux sons de la musique, se dirige vers le monument

Pendant ce temps, le général Brun, ministre de la guerre, reçoit quelques fonctionnaires à la préfecture. Puis, à neuf heures et demie, ii monte en voiture, accompagné de M. Gresjean, sénateur, maire de Besançon, du préfet et des autorités civiles et militaires. Le cortège officiel, passant par la rue de la préfecture, la place Bacchus et l'avenue de la Gare, arrive à dix heures sur les glacis, où se trouvent rassemblés les troupes de la garnison et les Vétérans des armées le terre et de mer. Le ministre de la guerre les passe en revue.

Cette cérémonie terminée, l'inauguration a lieu. Plusieurs discours sont prononcés. M. Grosjean, au nom de la ville de Besançon, M. Sansboeuf, au nom des Vétérans des armées de teree et de mer, et le ministre de la guerre prennent la parole et sont très applaudis. Le général Brun rappelle la brillante carrière du "Bavard des zouaves".

Fils d'un officier subalterne, Jeanningros débuta dans la vie comme enfant de troupe. En 1834, âgé de dix-huit ans, il s'engagea dans la ligne, mais presque aussitôt après il partit aux zouaves, et c'est en Afrique qu'il conquit tous ses grades, jusqu'à celui de chef de bataillon, auquel il parvint dès l'age de 35 ans. Il fit toute la campagne d'Algérie, puis partit en Crimée, prit part à l'assaut de Sebastopol et de là, s'en fut guerroyer en Italie d'où il rentra colonel. En 1862, il partit au Mexique et lorsqu'il revint il était général de brigade.

Le ministre rappelle alors ses brillants états de services pendant la campagne de 1870 et termine en rendant un suprême hommage à la vaillance de Jeanningros. Les discours prononcés, les troupes de la garnison et les vétérans défilent au son de la musique militaire devant le monument. A midi a eu lieu au Kursaal un grand banquet sous la présidence du ministre de la guerre. M. Sansbœuf a lu une éloquente poésie de M. Grandmougin.

La Presse – 16 août 1909

Koringa

EN BREF

Incendie d'un transatlantique. Le feu sur le Lucania. Le navire est noyé - Liverpool, 15 août - Hier soir, on a découvert, à bord du transatlantique Lucania l'un des plus grands du monde, que le feu s'était déclaré dans un salon. L'alarme fut aussitôt donnée et les pompiers accoururent ; mais le feu prit une telle extension qu'on décida de noyer le navire. Au cours de cette opération, les cheminées s'abattirent contre les grues du quai ; une douzaine de pompiers, qui se trouvaient sur la passerelle à la coupée, furent projetés dans le bassin, mais tous furent sauvés. Le navire est presque complètement détruit. Le Gaulois – 16 août 1909

Au Havre Grand incendie aux docks - Pertes considérables - Le Havre, 15 août. Un incendie a éclaté ce soir, a neuf heures et demie, à l'intérieur des docks libres, sur le quai Fressard. Le feu a pris naissance dans des bateaux qui étaient en stationnement le long des hangars. Immédiatement l'incendie a pris de grandes proportions. Les dégâts sont évalués à 100,000 francs au minimum. Tout un hangar où étaient entassés de nombreux sacs de café et de cacao est détruit sur une longueur de 75 mètres sur 12 mètres de largeur. Le Gaulois – 16 août 1909

Un ballon prend feu - Le ballon Le Taquin, parti de la fête de Bagnolet, à quatre heures de l'après-midi, atterrissait peu après à la Garenne-Colombes, mais au moment où l'aérostat touchait le sol, il s'accrocha aux fils de l'Ouest-Lumière et un court-circuit s'étant produit, le gaz du ballon s'enflamma. Les voyageurs de la nacelle, le capitaine et trois passagers purent se sauver indemnes, mais le ballon a été complètement détruit par les flammes. Le Gaulois – 16 août 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Permalien [#]