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27 août 09

Les actualités du 27 août 1909

La grève des maçons

Maçons

Sans que l'ordre ait été un instant troublé, sans qu'aucun incident grave se soit produit, les trois quarts des ouvriers occupés sur les chantiers de Paris par les entrepreneurs de maçonnerie ont abandonné le travail hier matin et d'une enquête faite par la chambre syndicale des entrepreneurs, il résulte que sur les vingt mille maçons actuellement embauchés, quinze à seize mille sont en grève.

Le débauchage a été pratiqué dès la première heure hier matin avec la plus grande activité par les syndicalistes. Dans les endroits où les travailleurs manifestaient l'intention de rester au chantier, un rapide coup de force les expulsait, mais presque partout la résistance ne fut vraiment qu'un court simulacre, et les maçons abandonnaient le travail après avoir protesté pour la forme. On sait que l'unique revendication des grévistes porte sur la suppression des tâcherons.

C'est en vain que M. Villemin, président de la Chambre syndicale des entrepreneurs de maçonnerie, écrivit aux ouvriers une lettre confirmant l'offre de l'essai loyal d'un contrat collectif dans lequel il serait convenu que le travail à la journée serait seul employé. En résumé, M. Villemin disait aux ouvriers :

Je puis vous répéter que nous sommes partisans d'un essai loyal du contrat de travail prévoyant le travail à la journée pour les travaux de plâtre, sous la condition, toutefois, que les ouvriers consentent à accepter l'équivalence du travail au salaire, c'est-à-dire qu'à un salaire donné corresponde un travail déterminé.

Nous estimons, en effet, que les ouvriers n'obtiendront la suppression du tâcheronnat sous sa forme actuelle que s'ils respectent ces principes qui, du reste, sont communément admis par les syndicats ouvriers de tous les pays où ces sortes de, contrats sont en vigueur.

Si vous croyez, conformément au deuxième paragraphe de votre lettre, que des pourparlers puissent s'ouvrir à ce sujet, nous sommes toujours à votre disposition. A titre de document, je vous adresse, avec la présente, un projet de contrat de travail dont les grandes lignes ont été adoptées par la Chambre syndicale et qui pourrait servir de bases à la discussion.

A ces propositions les ouvriers répondirent par la déclaration de grève que nous avons enregistrée hier en dernière heure. Une réunion générale des grévistes avait lieu dans l'après-midi à la Bourse du Travail. Les chiffres du débauchage y furent acclamés ; ils dépassent les prévisions et les ouvriers estiment que les patrons ne pourront résister longtemps à l'arrêt des travaux. Ils demandent la suppression pure et simple du tâcheronnat.

Le Gaulois – 27 août 1909

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EN BREF

EmpaléEmpalé - Hyères.— M. Vincent Flayose, riche commerçant à Hyères, était monté sur un pin, lorsqu'il tomba sur une grille garnie de piques. Le malheureux fut empalé. Quoique horriblement blessé, il eut le courage de s'arracher des piques et de rentrer ses intestins qui s'échappaient de la plaie béante. Mais, presque immédiatement après, il expirait. Le Figaro – 27 août 1909

Tremblement de terre - Alger. — Hier soir vers quatre heures, le centre d'Aboukir, situé à 4 kilomètres de Mostaganem, a été fortement ébranlé par une secousse sismique qui a duré trois secondes environ et a été accompagnée d'un fort grondement souterrain qui jeta la panique parmi la population. La secousse eut lieu à 4 h. 25 ; elle fut suivie immédiatement après d'une vague de chaleur insupportable. A Mostaganem, à peu près à la même heure, on signale également une secousse assez violente ressentie, troublant la population. On ne signale aucun accident de personne, ni dégâts matériels. Le Figaro – 28 août 1909


Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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