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07 déc. 09

Les actualités du 7 décembre 1909

prototype fernandez

L'aviateur Fernandez se tue en plein vol

Nice, 6 décembre. — L'aviateur Femandez avait loué dans la plaine de la Brague, entre Cannes et Antibes, un terrain d'une certaine étendue, où avec l'aide de son mécanicien Louis Lefebvre, il avait élevé un hangar. Il se livrait, sur cet emplacement, à des expériences d'aviation à l'aide d'un appareil construit par lui. Cet appareil, présentait une certaine analogie avec celui de Curtiss mais quoique ayant fort belle apparence, il n'était pas sans défauts ; sa stabilité, notamment, n'était pas parfaite. C'était un biplan à queue, muni d'un moteur de huit cylindres et d'une hélice en bois collé.

Fernandez l'avait exposé au récent Salon de l'aéronautique, au Grand Palais. Il avait aussi essayé avec cet appareil de participer aux épreuves de Betheny et de Blackpool, mais sans succès. Fernandez avait réussi son premier vol la semaine dernière. Ayant sorti son appareil du hangar, il avait mis le moteur en marche, allant jusqu'au fond du terrain où un départ malheureux le projeta contre une barrière. Le biplan avait été légèrement détérioré, mais on l'avait réparé rapidement.

Une deuxième tentative avait réussi : Fernandez, après avoir roulé sur 200 mètres, s'était élevé jusqu'à une hauteur de 20 mètres et avait volé près de 200 mètres avant de revenir à terre. Il avait repris, ses essais aujourd'hui dans la matinée. Un peu après sept heures, Fernandez profitant de l'absence de vent, vérifia l'appareil, mit le moteur en marche et s'éleva. Après avoir, fait 100 mètres sur le terrain, il atteignit, la hauteur de 20 mètres environ et fit un parcours en ligne courbe.

Tout à coup, comme il allait exécuter un virage un peu avant d'arriver à la route qui traverse la plaine, le fil faisant manœuvrer la commande générale cassa. L'appareil capota et retomba sur le sol. L'aviateur reçut le moteur sur la poitrine et eut la cage thoracique défoncée. Un coude et la tête laissèrent sur le sol. détrempé de profondes empreintes. Le mécanicien se précipita aussitôt vers Fernandez, mais ce dernier était pris sous les débris de l'appareil. Lefebvre ne pouvant le retirer dut appeler des voisins pour pouvoir le dégager.

Un docteur qui passait a ce moment en automobile sur la route vint examiner le cadavre. Il déclara que la mort avait été instantanée. Peu d'instants après, le commissaire de police d'Antibes venait procéder aux constatations d'usage. Fernandez était marié et père de deux enfants, l'un de huit ans et 1'autre né il y a quelques jours à peine. Il avait à Nice, place Magenta, un atelier de coulure. La victime ne doit pas être confondue avec M. Juste Fernandez, président de l'Automobile Club et de l'Aéro Club de Nice.

Le Matin – 7 décembre 1909


EN BREF

Un étrange accident de chemin de fer - Un accident de chemin de fer qui a en des conséquences tragiques s'est produit dans la soirée entre Vernon et Mantes. A vingt kilomètres environ de Mantes, un train se dirigeant sur Paris croisa un train de marchandises qui marchait en sens contraire. Soudain un poutrelle en fer mal placée sur un wagon du train de marchandise atteignit le wagon de tête du convoi de voyageurs et en défonça la paroi. Les personnes qui occupaient le compartiment atteint firent jouer la sonnette d'alarme et le train stoppa. Un voyageur, M. E. Gaudry, commerçant, demeurant, 6, rue de Belfort à Paris, qui revenait de la chasse, avait été tué sur le coup ; une autre personne, M. Webb. entraîneur à Maisons-Laffitte, était blessé. Le convoi continua sa route et à l'arrivée à Paris M. Webb a été conduit à Lariboisière, où il a été admis d'urgence. Le Matin – 7 décembre 1909

Coups de revolver dans un cirque — Deux personnes mortellement blessées - Toulon, 6 décembre — Au cours d'une représentation dans un cirque, à La Seyne, deux jeunes gens s'étant pris de querelle, ont échangé plusieurs coups de revolver et l'un d'eux, nommé Montnelli Imberto, maçon, à peine libéré du service militaire, à été tué. Son adversaire ayant pris la fuite et se voyant poursuivi a tiré plusieurs coups de revolver sur le public et a atteint l'agent David qui a été très grièvement blessé. La Presse – 7 décembre 1909

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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