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25 févr. 10

Les actualités du 25 février 1910

grevistes pointe à pitre 1910

Bagarre sanglante à la Guadeloupe

De graves, incidents viennent de se produire à la Guadeloupe. Une collision a eu lieu entre la gendarmerie et une bande d'émeutiers. II y a parmi ceux-ci trois morts et des blessés. Comment et pourquoi, cette collision s'est-elle produite ? On ne le sait pas encore.

La nouvelle a produit hier une vive émotion à la Chambre; l'Agence Havas, de son côté, nous communique le récit suivant de l'évènement. Ou remarquera que la collision du du 23 février semble considérée, dans ce récit, comme la suite d'une grève survenue lés jours précédents. Or, d'après les renseignements qui nous ont ;été fournis hier, il semble bien que cette grève et cette collision furent deux événements distincts l'un de l'autre, et nés de causes différentes. Voici ce que dit l'agence :

Une grève d'ouvriers, agricoles sévissait depuis quelques jours à la Guadeloupe. Dès le début de la grève, le gouverneur avait pris toutes les mesures en son pouvoir pour assurer le maintien du bon ordre et la liberté du travail. Le 23 février, une bande d'un millier de grévistes après avoir menacé divers établissements, voulut envahir une usine installée dans la commune de Saint-François.

Le maire, le commissaire de police, et la gendarmerie se multiplièrent pour éviter une collision entre les ouvriers employés à l'usine et les grévistes. Ceux-ci pénétrèrent de vive force dans l'établissement, blessant un maréchal des logis, un gendarme et plusieurs ouvriers. Au cours de la collision, trois grévistes étrangers à l'usine furent tués, et un blessé. Le procureur général a ouvert une information. La gendarmerie a jusqu'à présent, malgré la surexcitation des grévistes, fait preuve d'un grand sang-froid, et les autorités s'emploient de toute leur force à rétablir le calme.

Dès que le ministre des colonies a été avisé des événements, il s'est entendu avec son collègue de la marine pour assurer l'envoi à la Guadeloupe du croiseur Victor-Hugo, qui va partir de France avec une compagnie de débarquement et des gendarmes a destination de la Pointe-à-Pitre.

Un dépêche de Pointe-à-Pitre datée d'hier ajout: la bagarre au cours de laquelle trois grévistes ont été tués et plusieurs autres blessés s'est produite à l'usine Sainte-Marthe qui avait été envahie par un millier de grévistes. Deux gendarmes ont été également blessés. Les incendies de champs de cannes-à-sucre continuent.

Le Figaro – 25 février 1910


EN BREF

Ours

Une chasse à l'Ours - Une ménagerie venant de Villeneuve-Saint-Georges et se rendant à Lieusaint sortait de Tigery, petite localité près Corbeil, lorsqu'un ours de forte taille, rompant sa chaîne, s'enfuit à toute allure dans la direction de Ville-Louvet, par la forêt de Sénart. Aussitôt répandue, la nouvelle effraya fort légitimement les habitants qui s'armèrent de fourches, de bâtons ou de fusils et commencèrent une battue. Un garde du château de Tigery tira deux coups de fusil sur l'animal, mais sans résultat. Et l'ours court encore. La Presse – 25 février 1910

50 personnes brûlées dans un théâtre - Callao, 24 Février - Pendant une représentation au théâtre municipal de Truxillo, au Pérou, un incendie a éclaté, qui a bientôt gagné tout le bâtiment. Une panique terrible s'est produite dans la salle. Tout le monde s'est précipité vers les sorties. Dans cette bousculade, 50 personnes, dont plusieurs notables de la ville ont été tuées. Leurs cadavres sont restés sur place en proie aux flammes. Le Petit Journal - 25 février 1910

Posté par Ichtos à 15:30 - A la une de la presse il y a 1 siècle - Commentaires [0] - Permalien [#]


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